En marge de la visite présidentielle :

Les jeunes de l'AJFER empêchés de manifester


Publié / Actualisé
Une quinzaine de membres de l'Alliance des Jeunes pour la Formation et l'Emploi à La Réunion (AJFER) affirment avoir été retenus plus d'une heure par une vingtaine de gendarmes ce lundi 18 janvier 2010 alors qu'ils avaient prévu d'accueillir le Président de la République à l'aéroport de Pierrefonds (Saint-Pierre) avec des banderoles défendant l'emploi local. Réunis sur le Parking de l'hyper U de Saint-Louis, les jeunes n'ont pas pu aller bien loin.
Une quinzaine de membres de l'Alliance des Jeunes pour la Formation et l'Emploi à La Réunion (AJFER) affirment avoir été retenus plus d'une heure par une vingtaine de gendarmes ce lundi 18 janvier 2010 alors qu'ils avaient prévu d'accueillir le Président de la République à l'aéroport de Pierrefonds (Saint-Pierre) avec des banderoles défendant l'emploi local. Réunis sur le Parking de l'hyper U de Saint-Louis, les jeunes n'ont pas pu aller bien loin.
"Lorsque nous avons quitté le parking en direction de l'aéroport, nous avons été interceptés au premier rond-point par une vingtaine de gendarmes qui nous ont accusés d'emblée de vouloir entreprendre une action radicale en vue de l'arrivée du Président", témoigne Gilles Leperlier, porte-parole du collectif de jeunes.

S'en suit une immobilisation d'une demi-heure en vertu d'un arrêté préfectoral, avec inspection des papiers, fouille des quatre véhicules et finalement découverte des banderoles : "priorité à l'embauche des Réunionnais". Une découverte qui aurait surpris les gendarmes convaincus d'avoir affaire à des jeunes plus virulents. "Elles sont softs vos banderoles, nous nous attendions à des insultes ou à des propos racistes" rapporte Gilles Leperlier.

Les jeunes sont néanmoins demeurés immobilisés pendant plus d'une heure, le temps que le président de la République quitte l'aéroport pour rejoindre son hôtel à Petite-île.

"Nous qui n'ambitionnions que des actions symboliques et pacifiques comme la distribution de tracts, avons été bien surpris de la tournure des événements. Mais de qui Sarkozy a-t-il peur ? Est-ce que l'arrivée d'un Président de la République doit justifier l'entrave de libertés fondamentales aussi importantes que celles de la liberté d'expression et d'aller et de venir ?" s'interroge aujourd'hui Gille Leperlier.

   

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