Mobilisation de l'Arast :

Le conseil général toujours occupé


Publié / Actualisé
"Ils nous donnent des grains, nous on veut le sachet entier. Ca fait trois semaines que nous avons engagé le combat, il ne faut pas s'arrêter là" Par ces mots quelques ex-salariés de l'Arast ont convaincu leurs camarades de continuer l'occupation, ce lundi 25 janvier 2010, du siège du conseil général. Ils ont ensuite décidé de fermer les grilles du Palais de la Source. Vers 14h50, une bousculade s'est engagée entre les vigiles et un groupe de travailleurs sociaux pour fermer les dernières grilles. Le blocage a duré une heure. Les ex-salariés ont finalement laissé sortir les employés du Département. 15 travailleurs sociaux ont décidé de dormir sur place cette nuit. En début de soirée l'eau et l'électricité ont été coupées dans l'ensemble des bâtiments du Palais de la Source.
"Ils nous donnent des grains, nous on veut le sachet entier. Ca fait trois semaines que nous avons engagé le combat, il ne faut pas s'arrêter là" Par ces mots quelques ex-salariés de l'Arast ont convaincu leurs camarades de continuer l'occupation, ce lundi 25 janvier 2010, du siège du conseil général. Ils ont ensuite décidé de fermer les grilles du Palais de la Source. Vers 14h50, une bousculade s'est engagée entre les vigiles et un groupe de travailleurs sociaux pour fermer les dernières grilles. Le blocage a duré une heure. Les ex-salariés ont finalement laissé sortir les employés du Département. 15 travailleurs sociaux ont décidé de dormir sur place cette nuit. En début de soirée l'eau et l'électricité ont été coupées dans l'ensemble des bâtiments du Palais de la Source.
En milieu de journée, ce lundi 25 janvier 2010, l'AGS (association pour la gestion du régime d'assurance des créances des salariés) s'est engagée à combler l'absence de salaire du 4 au 25 décembre pour les 672 signataires de la CRP (convention de reclassement personnalisé). "On donne plus que ne nous l'a demandé le Préfet lors de la table ronde de vendredi (22 janvier - NDLR)" commente Maître Rabenantoandro, avocat de l'assurance patronale.

Le Préfet voulait une réponse de l'AGS et du Département sur leur volonté de prendre en charge chacun la moitié des travailleurs sociaux concernés par le "trou" du mois de décembre. L'AGS n'a pas attendu la réponse du conseil général. Elle a pris en charge tous les signataires de la CRP. Dans un communiqué tardif, le Département s'engage quant à lui à payer sa part, si les anciens de l'Arast quittent l'hémicycle. Les salaires manquant du mois de décembre équivalent selon la préfecture à 672 000 euros

Lors de la table ronde à la Préfecture ce vendredi 22 janvier, il avait également été convenu que le Pôle emploi n'appliquerait pas la carence relative aux congés payés pour les 425 ex-salariés non-signataires de la CRP, sous réserve de la signature d'un engagement de remboursement de ceux-ci, lorsque l'indemnité de congés payés leur sera versée.

L'AGS s'était pour sa part engagée à faire un second "geste social" envers ces mêmes travailleurs sociaux. Un engagement réaffirmé ce lundi. Elle leur payera à nouveau l'équivalent d'un mois de préavis le 11 février prochain.

   

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