Grève nationale des sapeurs-pompiers :

Vers une avancée


Publié / Actualisé
"C'est une avancée sociale énorme qui se prépare", se satisfait Michel Nativel. Les sapeurs-pompiers grévistes ont obtenu, ce mercredi 27 janvier 2010, la mise en place d'une réunion de travail dès le 3 février prochain afin de trouver un moyen de satisfaire à leurs revendications. Près de 90 sapeurs-pompiers en grève ont traversé le centre de Saint-Denis ce mercredi 27 janvier 2010 au matin pour témoigner de leur soutien aux ex-salariés de l'Arast. Les grévistes se sont ensuite dirigés vers leur centre de secours principal (CSP), rue de Monthyon à Saint-Denis, où ils ont rencontré M. Nativel, conseiller général du conseil d'administration des pompiers et élu de Saint-André.
"C'est une avancée sociale énorme qui se prépare", se satisfait Michel Nativel. Les sapeurs-pompiers grévistes ont obtenu, ce mercredi 27 janvier 2010, la mise en place d'une réunion de travail dès le 3 février prochain afin de trouver un moyen de satisfaire à leurs revendications. Près de 90 sapeurs-pompiers en grève ont traversé le centre de Saint-Denis ce mercredi 27 janvier 2010 au matin pour témoigner de leur soutien aux ex-salariés de l'Arast. Les grévistes se sont ensuite dirigés vers leur centre de secours principal (CSP), rue de Monthyon à Saint-Denis, où ils ont rencontré M. Nativel, conseiller général du conseil d'administration des pompiers et élu de Saint-André.
Cette grève nationale a été initiée par la Fédération Autonome des Sapeurs Pompiers professionnels (FA-SPP).

"Nous ne faisons que réclamer l'application du droit. La majorité des pompiers est payée aux 35 heures. Seuls ceux qui travaillent vraiment dur, qui font des gardes de 24/48h sont sous-payés. C'est de la discrimination" se révolte Michel Mani, président du syndicat autonome du personnel du SDIS 974.



Les pompiers opérationnels de garde 24h/48h sont actuellement payés en vertu d'un décret datant du 31 décembre 2001. "Ce décret établi un décompte d'heures selon lequel pour 24h travaillées, seules 17,44h doivent être rémunérées", explique Michel Mani. Aujourd'hui, l'ensemble des pompiers professionnels, répond au régime d'aménagement du temps de travail établi par la directive européenne du 23 novembre 2003, selon laquelle toute heure travaillée doit être payée. 



Lors de la réunion de ce 3 février, la négociation tournera autour des moyens envisageables pour appliquer cette réglementation dans le cas où, sur le plan national, les pompiers n'obtiendraient pas satisfaction. "Nous avons beaucoup de spécificités sur l'île. Il n'y a pas de raison que ces 300 pompiers ne soient pas rémunérés à hauteur de leur collègue" déclare Michel Mani à l'issue de sa rencontre avec M. Nativel. La réunion du 3 février devra aboutir à un système de rééquilibrage test qui sera expérimenté au CSP de Saint-Denis. En fonction des résultats, une seconde réunion sera organisée afin d'étendre cette nouvelle mesure aux pompiers de l'île.

Il existe trois types de service au sein des sapeurs-pompiers : le service de 8h, le service de 12h et le service 24/48h, effectué par une minorité d'agents. Sur les 1 200 sapeurs-pompiers professionnels que compte La Réunion, seuls 300 sont des opérationnels de garde 24h/48h.


Sur le plan national, les pompiers manifestent devant le siège de la commission européenne, à Bruxelles, où ils sont reçus. L'issue de cette réunion sera connue plus tard dans la soirée du fait du décalage horaire.

   

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