Anciens de l'ARAST :

Solidarité en attendant la table ronde


Publié / Actualisé
Une centaine de personnes s'est rassemblée devant les grilles du Palais de la Source ce samedi matin 30 janvier 2010. Représentant le monde associatif, la ligue des droits de l'Homme entre autres, ou syndical, ces personnes sont venues témoigner leur solidarité aux ex-salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé). Lesquels sont mobilisés depuis près de 2 mois pour arriver à obtenir leurs indemnités de licenciement. 12 de ces travailleurs sociaux sont toujours dans l'enceinte du siège du Département. À la demande des anciens de l'ARAST une nouvelle table ronde, notamment avec le conseil général et l'AGS (assurance garantie des salaires) pourrait avoir lieu ce lundi.
Une centaine de personnes s'est rassemblée devant les grilles du Palais de la Source ce samedi matin 30 janvier 2010. Représentant le monde associatif, la ligue des droits de l'Homme entre autres, ou syndical, ces personnes sont venues témoigner leur solidarité aux ex-salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé). Lesquels sont mobilisés depuis près de 2 mois pour arriver à obtenir leurs indemnités de licenciement. 12 de ces travailleurs sociaux sont toujours dans l'enceinte du siège du Département. À la demande des anciens de l'ARAST une nouvelle table ronde, notamment avec le conseil général et l'AGS (assurance garantie des salaires) pourrait avoir lieu ce lundi.
"Vendredi après-midi nous avons adressé un courrier à la préfecture pour lui demander d'organiser une nouvelle réunion" indique Paul Junot, dirigeant de la CFTC. "À la fin de cette réunion, nous verrons s'il est enfin possible de trouver un accord de sortie de crise" dit encore le syndicaliste.

En attendant, cette énième réunion, l'appel à la solidarité lancé par les anciens de l'ARAST pour ce samedi matin, a donc réuni une centaine de personnes devant les grilles du Palais de la Source. 12 ex-salariés s'y trouvent toujours. "Nous allons attendre ici tranquillement au moins jusqu'à mardi" annonce Mimose, l'un des piliers de la mobilisation des travailleurs sociaux. Rappelons que le tribunal de grande instance de Saint-Denis rendra ce mardi sa décision suite au référé engagé par le Département pour obtenir l'expulsion de Paul Junot (secrétaire général de la CFTC) "et de personnes de son fait" de l'enceinte de la collectivité.
"Nous n'allons pas partir avant le rendu du jugement, cela pourrait être interprété comme une réaction de crainte vis-à-vis de la décision de Justice. Or nous sommes sûrs de notre bon droit et nous n'avons donc rien à craindre" analyse une ex-salariée.

Dès lors, "le local de la rue Jules Auber mis à la disposition des travailleurs sociaux par la mairie de Saint-Denis ne servira en aucun cas de base de repli" souligne Paul Junot. "Il sera simplement le nouveau siège de la cellule de crise et d'accueil mise sur pied par les anciens salariés. Ils ne vont pas s'installer là-bas" précise le syndicaliste.

À noter que ces derniers jours les appels à libérer l'enceinte de la collectivité se sont multipliés. Paul Vergès, président du conseil régional, a ainsi demandé, en substance, aux travailleurs sociaux de "s'éviter l'humiliation d'une évacuation par la force". Ivan Hoareau, secrétaire général de la CGTR a pour sa part souligné "l'occupation du conseil général ne peut plus durer. Après près d'un mois, elle ne peut que déboucher sur des actes de désespoir". Il a conseillé à ses adhérents de quitter les lieux et de "continuer la lutte autrement". Des appels restés encore sans effet sur les 12 irréductibles continuant à camper au Palais de la Source.

Pour rappel, l'ARAST a été liquidée le 27 novembre 2009 par le tribunal de commerce. Depuis, les anciens salariés sont sans statut et attendent leurs indemnités de licenciement.

   

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