Social :

Les anciens de l'ARAST quittent le conseil général


Publié / Actualisé
Après 28 jours passés à camper au Palais de la Source, siège du conseil général, les anciens salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont quitté les lieux "tête haute" ce mardi 2 févier 2010 vers 16 heures. Après avoir été jusqu'à 40 à dormir dans l'hémicycle tous les soirs, ils n'étaient plus qu'une quinzaine depuis quelques jours. Assignés devant le tribunal de grande instance (TGI) par le Département pour "occupation illégale" du siège de la collectivité, les derniers irréductibles ont donc attendu que le TGI déclare irrecevable la requête du conseil général pour partir d'eux-mêmes. Le problème du non versement de leurs indemnités de licenciement, cause principale de leur colère, n'est toujours pas résolu.
Après 28 jours passés à camper au Palais de la Source, siège du conseil général, les anciens salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont quitté les lieux "tête haute" ce mardi 2 févier 2010 vers 16 heures. Après avoir été jusqu'à 40 à dormir dans l'hémicycle tous les soirs, ils n'étaient plus qu'une quinzaine depuis quelques jours. Assignés devant le tribunal de grande instance (TGI) par le Département pour "occupation illégale" du siège de la collectivité, les derniers irréductibles ont donc attendu que le TGI déclare irrecevable la requête du conseil général pour partir d'eux-mêmes. Le problème du non versement de leurs indemnités de licenciement, cause principale de leur colère, n'est toujours pas résolu.
Comme en début de mouvement, les derniers irréductibles étaient soutenus quotidiennement par une centaine de personnes massée devant les grilles du Département. Depuis plusieurs jours des voix s'élevaient, l'intersyndicale principal soutien du mouvement par exemple, pour demander aux travailleurs sociaux de quitter le Palais de la Source au profit "d'autres formes de lutte". Les ex de l'ARAST ont fini par partir sous les applaudissements de leurs collègues. "Mais nous n'arrêtons pas la lutte pour autant. Dès demain nous serons de nouveau sur le terrain. Notre mobilisation continuera jusqu'aux régionales s'il le faut. Il faudra bien que l'on nous paye nos indemnités" soulignait Valérie Bénard, porte-parole des anciens de l'ARAST.

Ce problème d'indemnisation reste en effet entier. L'AGS (assurance garantie des salaires) estime que le Département a l'obligation légale d'intégrer les travailleurs sociaux. Elle ajoute que cette intégration entraînerait automatiquement une continuité d'activité et qu'il n'y aurait donc pas de licenciement... Ni d'indemnités à verser. Le conseil général affirme au contraire que les salariés ont été licenciés de fait par la décision du tribunal de commerce de liquider l'association d'aide à domicile. Le total des indemnités est évalué à plusieurs millions d'euros.

La question n'a donc toujours pas été tranchée. Cela même si l'AGS et le Département, ont accepté de verser des aides d'urgence aux travailleurs sociaux. D'où leur décision de rester mobilisés.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !