Manifestation des anciens de l'ARAST :

Lâcher de volailles au conseil général


Publié / Actualisé
Une cinquantaine d'anciens salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont manifesté ce mercredi matin 17 février 2010 devant les grilles du conseil général à Saint-Denis. Sous les yeux des vigiles qui interdisaient toutes entrées dans l'enceinte du Département, les manifestants ont lâché des volailles dans la cour du Palais de la Source. À travers les grilles les travailleurs sociaux ont remis au chef de la sécurité une motion réclamant le versement de la seconde aide d'urgence promise par Nassimah Dindar, présidente du conseil général.
Une cinquantaine d'anciens salariés de l'ARAST (association régionale d'accompagnement social territorialisé) ont manifesté ce mercredi matin 17 février 2010 devant les grilles du conseil général à Saint-Denis. Sous les yeux des vigiles qui interdisaient toutes entrées dans l'enceinte du Département, les manifestants ont lâché des volailles dans la cour du Palais de la Source. À travers les grilles les travailleurs sociaux ont remis au chef de la sécurité une motion réclamant le versement de la seconde aide d'urgence promise par Nassimah Dindar, présidente du conseil général.
" Nous demandons notre intégration (au sein du conseil général - ndlr) ou le paiement de nos indemnités, un accord entre le Département et les AGS (assurance garantie des salaires) et le versement de la seconde aide d'urgence. Le Département s'était engagé à nous la verser dès que nous aurions libéré l'hémicycle. C'est désormais chose faite, mais nous n'avons toujours pas reçu d'argent. Une somme globale de 336 000 euros avait été promise " explique Patricia Fimar, technicienne d'intervention sociale et familiale (TISF) et porte-parole des manifestants.

Valérie Bénard, habituelle porte-parole des anciens de l'ARAST, est restée en retrait. Sans doute parce qu'elle figure en position éligible, elle est à la 4e place, sur la liste de l'UMP Didier Robert, député-maire du Tampon. Sans doute aussi parce que son engagement en politique a provoqué des incompréhensions dans les rangs des travailleurs sociaux. Certains craignent une récupération politicienne du mouvement, d'autres se demandent comment " on peut à la fois s'opposer farouchement à la présidente UMP du conseil général et être sur la liste UMP ".

Constatant la faible mobilisation pour la manifestation de ce mercredi, des travailleurs sociaux commentaient, " les gens ne sont pas venus parce qu'ils se disent que l'affaire est en train de devenir politique ". Ce n'est pas l'avis de Valérie Bénard et de Mimose, l'une des ex-salariées qui s'étaient mises en grève de la faim. " Beaucoup ne sont pas venus car Proxim services et Corbey d'or (deux associations d'aide à domicile - ndlr), leur ont téléphoné, comme par hasard, hier soir (mardi soir), à la veille de notre manifestation pour leur dire de se présenter en vue de l'obtention d'un emploi " note Valérie Bénard. " C'est de la manipulation, on a voulu casser notre manifestation " ajoute Mimose.

Après leur lâcher de poulets, les anciens de l'ARAST ont défilé jusqu'à la préfecture avec un arrêt devant la Villa du Département, le siège des AGS. Une délégation doit être reçue par un collaborateur du préfet en milieu de journée.

Rappelons que l'ARAST a été liquidée le 27 novembre 2009 par le tribunal de commerce. Depuis, les anciens salariés sont sans statut et attendent leurs indemnités de licenciement. L'AGS estime que le Département a l'obligation légale d'intégrer les travailleurs sociaux. Elle ajoute que cette intégration entraînerait automatiquement une continuité d'activité et qu'il n'y aurait donc pas de licenciement... Ni d'indemnités à verser. Le conseil général affirme au contraire que les salariés ont été licenciés de fait par la décision du tribunal de commerce de liquider l'association d'aide à domicile. La question n'a toujours pas été tranchée.

   

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