Retraites - Manifestation du 2 et du 12 octobre :

Le bras de fer continue


Publié / Actualisé
L'intersyndicale est identique. Composée de la CFTC, CGTR, FO, CGC, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, Unef et UNL, elle s'est réunie une nouvelle fois ce jeudi 30 septembre 2010 pour présenter les actions qui seront menées les 2 et 12 octobre prochain. "Le gouvernement ne réagit pas, alors nous étendons nos actions", lance Armand Hoarau de l'UNSA. Un kabar de lutte est prévu ce samedi 2 octobre de 16 à 20 heures au Boulodrome de Saint-Paul. "On prend un risque en faisant ça un samedi, mais c'est pour donner la possibilité à l'ensemble des salariés du public et du privé de pouvoir manifester son mécontentement", explique Jean-Pierre Rivière de la CFDT.
L'intersyndicale est identique. Composée de la CFTC, CGTR, FO, CGC, CFDT, UNSA, FSU, Solidaires, Unef et UNL, elle s'est réunie une nouvelle fois ce jeudi 30 septembre 2010 pour présenter les actions qui seront menées les 2 et 12 octobre prochain. "Le gouvernement ne réagit pas, alors nous étendons nos actions", lance Armand Hoarau de l'UNSA. Un kabar de lutte est prévu ce samedi 2 octobre de 16 à 20 heures au Boulodrome de Saint-Paul. "On prend un risque en faisant ça un samedi, mais c'est pour donner la possibilité à l'ensemble des salariés du public et du privé de pouvoir manifester son mécontentement", explique Jean-Pierre Rivière de la CFDT.
Au programme de ce rassemblement : discours de l'intersyndicale, projection de courts métrages de Bernard Friot, sociologue spécialisé dans les retraites. Et pour clôturer la soirée, deux concerts : Tikok Vellaye et Zangoun. "Nous appelons la population à se mobiliser samedi. Le 2 sera une journée de rencontre, le 12, nous allons rebondir et après... nous gérerons l'après", précise Ivan Hoareau de la CGTR.

Encore aujourd'hui, l'intersyndicale est déterminée à faire reculer le gouvernement. "On peut considérer qu'aujourd'hui le combat peut être gagné par la mobilisation", lance Paul Junot de la CFTC. "On continue même si la loi est passée à l'Assemblée Nationale, tel un déni de la démocratie". Et de conclure : "c'est à la population de reprendre la main pour gagner le combat".

D'ailleurs les députés n'ont pas été oubliés et sont sommés de s'expliquer sur le vote qu'ils ont fait en faveur de la réforme. "Nos députés sont aussi responsables, il faut remettre une couche sur Didier Robert pour qu'il explique son choix. Nos parlementaires sont bâillonnés", lâche agacée l'intersyndicale. Cette dernière a d'ailleurs pris les devants avec les sénateurs. "Nous avons envoyé un courrier à nos sénateurs, Jean-Paul Virapoullé, Gélita Hoarau, et Anne-Marie Payet, pour échanger avec eux, avant le vote du Sénat", précise la CFDT.

Les syndicats sont aussi revenus sur les problèmes que pouvaient poser la réforme. Pour la CGC, le projet ne répond pas aux besoins puisque "60% des gens qui partent à la retraite sont déjà au chômage". Jean-Pierre Rivière renchérit : "la retraite est financée par l'emploi, mais s'il n'y a pas de politique de l'emploi, il y aura toujours un problème". "Cette réforme fera de la France, un des pays les plus dur pour accéder à la retraite à taux plein".

Sur ce point, l'intersyndicale n'a pas manqué de comparer la situation de la France avec les autres pays de l'Union Européenne et notamment avec celle de l'Allemagne. "D'accord en Allemagne le départ à la retraite se fait à 65 ans, mais ils n'ont que 35 ans de cotisation pour avoir une retraite à taux plein", souligne l'intersyndicale. "Nous remettons en cause la base de cotisation, il faut aller plus loin que le salaire. Et nous demandons par exemple la prise en compte des années d'études dans le calcul des retraites".

Pour rappel, l'intersyndicale refuse le report à 62 ans de l'âge légal de la retraite et à 67 ans du versement à taux plein des retraites. L'Assemblée Nationale a adopté le projet de réforme le mardi 7 septembre dernier. Un projet qui sera examiné par le Sénat le 5 octobre prochain et voté le 15.

La pression monte au sein de l'intersyndicale que ce soit au niveau local ou au niveau national. Certains syndicats demandent le durcissement du mouvement pour faire reculer le gouvernement. En métropole, les transporteurs envisagent un mouvement reconductible. " Mais à La Réunion, il est impossible de radicaliser le mouvement quand on a 98% des entreprises réunionnaise qui ont moins de cinq salariés", conclut Yvan Hoarau.

Julie Fioretti pour
   

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