Grève à la Cise :

L'impasse


Publié / Actualisé
Toujours pas de sortie de crise à la Cise qui entame son cinquième jour de grève, lundi 14 mars 2011. Après un week-end marqué par les coupures dans différentes villes de l'île, une délégation a rencontré le directeur de la Cise Réunion au siège à Saint-Denis. Mais les négociations n'ont pas abouti et la grève se poursuit, avec une manifestation dans la matinée devant le siège de l'entreprise.
Toujours pas de sortie de crise à la Cise qui entame son cinquième jour de grève, lundi 14 mars 2011. Après un week-end marqué par les coupures dans différentes villes de l'île, une délégation a rencontré le directeur de la Cise Réunion au siège à Saint-Denis. Mais les négociations n'ont pas abouti et la grève se poursuit, avec une manifestation dans la matinée devant le siège de l'entreprise.
Après un week-end marqué par les coupures d'eau dans plusieurs villes de l'île, la grève se poursuit à la Cise (Compagnie Internationale de Services et d'Environnement) ce lundi 14 mars. Des délégués syndicaux ont rencontré Thierry Chatry, directeur de la Cise Réunion dans la matinée mais sans obtenir satisfaction.

" Il veut que nous assurions un service minimum ", indique Stéphane Ramasamy, de l'UNSA au sortir de la négociation. " On se concerte avec l'intersyndicale mais c'est sûr que nous allons continuer la grève", poursuit-il avant de lancer à la centaine de manifestants présente : " ils vont voir de quel bois on se chauffe ".

Selon lui, devant le blocage de la négociation, deux solutions se présentent : " soit nous demandons un médiateur de la direction du travail, soit nous négocions directement avec Paris ". En revanche, sauf réquisition de la préfecture, pas question d'assurer un service public minimum " puisque la Cise est une entreprise privée ".

Sur les 180 salariés que compte la Cise à la Réunion, " 95% sont en grève et seuls cinq ou six gars travaillent ", affirme-t-il. Selon un des grévistes, ce week-end, 60% des abonnés de Sainte-Marie ont subi des coupures et 50% au Tampon. Saint-Leu, Saint-Pierre et Petite-Ile ont également été touchés par les coupures. " Les tâches courantes ne sont pas faites, les coupures se font d'elles-mêmes ", témoigne-t-il.

La Cise, gère les captages qui alimentent plusieurs villes du sud et approvisionne les villes de Sainte-Marie, Saint-Benoît, Saint-André ou encore Sainte-Suzanne. Selon ce même salarié en grève, " les stations d'épuration fonctionnent seules et personne n'est sur le terrain ".

Les grévistes de la Cise demandent une augmentation de 200 euros bruts par mois pour chaque salarié. Ils réclament également de meilleures conditions de travail et une augmentation de l'effectif. Pour Stéphane Ramassamy, " il faut un partage du gâteau ".
Dans les rangs des grévistes, on dénonce les " profits " réalisés par la Cise ces dernières années, sans que les salariés n'en bénéficient.

Marine Veith pour
   

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