La direction d'EDF enclenche une procédure judiciaire :

Les grévistes devant le juge des référés


Publié / Actualisé
Les 5 salariés grévistes assignés en référé d'heure à heure par la direction d'EDF pour "entrave à la liberté de travail et à la liberté d'aller et venir" ce mardi matin, 29 mars 2011, avaient rendez-vous devant le juge cet après-midi. 4 des 5 salariés se sont présentés devant le juge. Le dernier a été arrêté par les policiers après un coup de colère à l'entrée du tribunal. EDF demande l'expulsion du piquet de grève de la centrale thermique de grève pour mettre fin à "un trouble manifestement illicite". Du côté des salariés d'EDF, Me Lambert évoque une nullité de l'assignation en référé et rappelle que "le retour à la normale est constaté sur le réseau électrique", citant le préfet. Le juge des référés devrait délibérer à 18 heures 30.
Les 5 salariés grévistes assignés en référé d'heure à heure par la direction d'EDF pour "entrave à la liberté de travail et à la liberté d'aller et venir" ce mardi matin, 29 mars 2011, avaient rendez-vous devant le juge cet après-midi. 4 des 5 salariés se sont présentés devant le juge. Le dernier a été arrêté par les policiers après un coup de colère à l'entrée du tribunal. EDF demande l'expulsion du piquet de grève de la centrale thermique de grève pour mettre fin à "un trouble manifestement illicite". Du côté des salariés d'EDF, Me Lambert évoque une nullité de l'assignation en référé et rappelle que "le retour à la normale est constaté sur le réseau électrique", citant le préfet. Le juge des référés devrait délibérer à 18 heures 30.
Les 5 salariés grévistes sont arrivés peu avant 15 heures au tribunal de Champ-Fleuri, accompagnés de Patrick Hoarau, secrétaire général à la CGTR EDF. A l'entrée du tribunal, l'un des salariés assignés a été pris d'un coup de colère. Il a donc été arrêté par les policiers et a été conduit au commissariat Malartic. L'audience a donc débuté en son absence.

C'est d'abord Me Codet, avocat d'EDF qui a pris la parole. Il estime que le piquet de grève des salariés d'EDF devant la centrale thermique du Port provoque un "trouble manifestement illicite". Il base son argumentaire sur un constat d'huissier datant du 28 mars dernier. Une équipe sous traitante d'EDF avait été empêchée de pénétrer dans la centrale pour effectuer une maintenance sur une des turbines. "Cette situation ne peut pas durer éternellement", lance Me Codet qui rappelle que le site est classé Seveso. "Le but n'est pas de remettre en cause le droit de grève mais la modalité d'exercice de ce droit", explique l'avocat.

Me Lambert, avocat des salariés, parle "de tentative d'instrumentalisation". "A midi, le préfet annonçait que la situation serait quasi normale à partir de mercredi. Il y donc une exagération de la part d'EDF", explique-t-il. Il indique aussi que les salariés qui ont été empêchés de pénétrer à l'intérieur de la centrale "ne font pas partie des équipes de relève ou d'astreinte".

Selon l'avocat, il y a aussi des erreurs dans la procédure d'assignation. Il demande donc la nullité de l'assignation en référé. Il s'interroge aussi sur les raisons qui ont poussé EDF à assigner ces 5 salariés. "L'entreprise souhaite la levée du piquet de grève. Pourquoi n'a t-elle pas assigné tous les salariés ?", demande-t-il. Réponse de Me Codet : "Ils sont représentatifs des différents services de la centrale thermique".

Le juge des référés devrait délibérer à 18 heures 30.

Mounice Najafaly pour
   

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