Services des finances publiques :

"Un manque cruel de personnel"


Publié / Actualisé
Après la fusillade du mardi 3 mai au Tampon, la CGTR-Finances publiques a analysé la situation générale des services des impôts à La Réunion, vendredi 13 mai 2011. Le syndicat dénonce le "manque cruel de personnel".
Après la fusillade du mardi 3 mai au Tampon, la CGTR-Finances publiques a analysé la situation générale des services des impôts à La Réunion, vendredi 13 mai 2011. Le syndicat dénonce le "manque cruel de personnel".
Pour Pierrick Ollivier, secrétaire départemental de la CGTR-Finances publiques, la fusillade du Tampon est "un événement dramatique, d'une gravité inacceptable, lié à la pénurie de personnel dans le département". Le syndicaliste souligne qu'il n'y a qu'un agent pour 1000 habitants à La Réunion, alors que la moyenne nationale se s'établit à un agent pour 500 habitants.

"Les suppressions d'emplois engendrent un service d'accueil déplorable pour les usagers", ajoute Pierrick Ollivier. La baisse d'effectif dans les services de finances publiques se poursuit cette année encore avec sept suppressions de poste dans le département. "Les usagers sont mécontents, c'est compréhensible, mais c'est inadmissible de s'en prendre aux membres du personnel administratif. C'est l'Etat qui est responsable de cette situation, pas les agents", déclare le secrétaire départemental de la CGTR-Finances publiques.

Le syndicat réclame "la mise en place d'une cellule de crise dans les centres de finances publiques pour traiter les dossiers des personnes en difficulté", avec la création de nouveaux emplois. Par ailleurs, les membres de la CGTR-Finances publiques sont défavorables aux mesures ultra-sécuritaires, comme la présence de vigiles dans les centres.

Des revendications pour un impôt plus juste et efficace ont aussi été émises. Face aux "inégalités de revenus criantes à La Réunion", le syndicat propose notamment de réhabiliter l'impôt sur le revenu pour une meilleure redistribution des richesses, de supprimer la TVA sur les produits de première nécessité ou encore d'intégrer les revenus des occupants dans le calcul de la taxe d'habitation afin que chacun contribue à hauteur de ses moyens.

Samia Omarjee pour
   

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