Arast - Mobilisation devant le conseil général :

Deux personnes en grève de la faim


Publié / Actualisé
Afin de soutenir les anciens salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) mobilisés depuis 21 jours devant les grilles du conseil général, Carmen Allié, "citoyenne de La Réunion", comme elle se définit, a entamé une grève de la faim ce mercredi 21 décembre 2011 au matin. "Révoltée", "indignée", elle se dit "déterminée" à poursuivre ce combat "tant que son organisme le supportera". Elle est accompagnée dans sa démarche par Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, à la tête de la mobilisation. Pour rappel, depuis le mercredi 30 novembre 2011, une dizaine d'anciens salariés demande une entrevue avec Nassimah Dindar, présidente du conseil général, afin de discuter de leur situation. En vain.
Afin de soutenir les anciens salariés de l'Arast (association régionale d'accompagnement social territorialisé) mobilisés depuis 21 jours devant les grilles du conseil général, Carmen Allié, "citoyenne de La Réunion", comme elle se définit, a entamé une grève de la faim ce mercredi 21 décembre 2011 au matin. "Révoltée", "indignée", elle se dit "déterminée" à poursuivre ce combat "tant que son organisme le supportera". Elle est accompagnée dans sa démarche par Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, à la tête de la mobilisation. Pour rappel, depuis le mercredi 30 novembre 2011, une dizaine d'anciens salariés demande une entrevue avec Nassimah Dindar, présidente du conseil général, afin de discuter de leur situation. En vain.
"Je ne sais pas si c'est la seule solution mais commencer une grève de la faim est un acte grave", a lancé Carmen Allié. Installée depuis ce mercredi 21 décembre 2011 devant le Palais de la Source par "solidarité" avec les ex-Arast, elle a affirmé que "c'est la citoyenne qui est indignée et en colère". Par cette grève de la faim, la citoyenne espère que "les responsables de cette situation se mettent enfin autour d'une table et trouvent une solution définitive". Elle qui explique "suivre le dossier Arast depuis fin 2009 et avoir des contacts réguliers avec les anciens salariés", a indiqué que "c'est une démarche personnelle pour un combat justifié".

"Indignée", Carmen Allié s'est dite également "révoltée de constater que deux ans après la liquidation de l'ancienne association, il n'y ait aucune avancée". "Je porte en moi cette souffrance. J'ai honte pour notre île, honte qu'on ne trouve pas de solutions pérennes à ce conflit", a-t-elle poursuivi.

Carmen Allié est accompagnée dans sa démarche par Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, mobilisé depuis 21 jours devant le conseil général. "Une grève de la faim pour donner à réfléchir aux responsables politiques et obtenir enfin un entretien avec la présidente du Département", a-t-il commenté. Le syndicaliste a rappelé qu'"à ce jour 130 dossiers sont en cours de déblocage au tribunal des prud'hommes de Saint-Pierre" et que "700 personnes attendent encore de percevoir leurs indemnités de licenciements".

Était également présent aux côtés des anciens salariés de l'Arast, ce mercredi, Stéphane Fouassin, maire et conseiller général de Salazie du groupe Objectif Réunion (apparenté UMP). Répondant aux accusations de récupération politique - c'est sous la majorité de droite du conseil général que les difficultés ont commencé -, il a précisé qu'un courrier sera adressé dans les heures qui suivent à Nassimah Dindar. Et ce, afin de "nommer un médiateur dans chaque parti siégeant au Département". "Le problème n'est pas de savoir qui a tort et qui est à l'origine de ce conflit mais d'y trouver des solutions", a-t-il ajouté.

Si Paul Junot a attesté "croire à ce combat", Carmen Allié s'est dite "déterminée" à poursuivre la grève de la faim "tant que son organisme le supportera", à moins qu'une "bonne nouvelle soit annoncée d'ici là".

Rappelons que le mercredi 30 novembre 2011, en milieu de matinée, une petite dizaine d'anciens salariés de l'Arast avait investi le Conseil général pour réclamer le paiement de leurs indemnités de licenciement. Ils avaient été évacués, par la suite, vers 21 heures, par les forces de l'ordre. Depuis, ils campent devant les grilles du Palais de la Source.



   

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