Arast - Paul Junot en colère :

"Paul Vergès a fait sa fortune sur la misère du peuple"


Publié / Actualisé
Suite aux commentaires de Paul Vergès, chef de file de l'Alliance, sur le mouvement des ex-Arast, mobilisés depuis le mercredi 30 novembre devant les grilles du conseil général, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, fait part de son mécontentement dans un communiqué. Il estime qu'en qualifiant "les manifestants de pauvres gens manipulés", "Paul Vergès est très mal placé pour faire un tel commentaire". "Lui qui a fait sa fortune familiale sur la misère du peuple réunionnais se décrédibilise de jour en jour par ses déclarations qui s'opposent aux vrais défenseurs des droits et de la justice sociale", dénonce le syndicaliste.
Suite aux commentaires de Paul Vergès, chef de file de l'Alliance, sur le mouvement des ex-Arast, mobilisés depuis le mercredi 30 novembre devant les grilles du conseil général, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, fait part de son mécontentement dans un communiqué. Il estime qu'en qualifiant "les manifestants de pauvres gens manipulés", "Paul Vergès est très mal placé pour faire un tel commentaire". "Lui qui a fait sa fortune familiale sur la misère du peuple réunionnais se décrédibilise de jour en jour par ses déclarations qui s'opposent aux vrais défenseurs des droits et de la justice sociale", dénonce le syndicaliste.
Selon Paul Junot, "Paul Vergès, qui a renié tout son idéal politique et ses combats aux cotés des plus pauvres pour se consacrer essentiellement à sa carrière politique et à ses intérêts personnels, n'est pas en mesure de donner des leçons aux manifestants". "De ce fait, il est mal placé pour commenter le combat actuel des ex-Arast", ajoute-t-il.

Le syndicaliste conclut : "ce combat des ex-Arast n'aurait jamais eu lieu si les élus de la majorité au conseil général avaient fait leur travail et remplit leur responsabilité. Sans oublier qu'ils sont élus par le peuple et qu'ils sont au service du peuple".

Rappelons qu'une dizaine d'anciens salariés de l'association liquidée en 2009 a installé tentes et campement depuis le mercredi 30 novembre devant le palais de la Source. Ils réclament le versement de leurs indemnités de licenciement. Si une audience au conseil général a pu être obtenue à la mi-janvier, les manifestants ne décolèrent pas.
   

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