Anciens salariés de l'Arast (Actualisé à 20h30) :

N. Dindar reçoit la CFTC


Publié / Actualisé
Cela fait 44 jours qu'une dizaine d'anciens salariés de l'Arast est mobilisée devant le conseil général. Alors que Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, en grève de la faim depuis 23 jours, a annoncé en fin de matinée que la présidente du conseil général Nassimah Dindar avait appelé Arnold Louis, président de l'union régionale de la CFTC ce jeudi 12 janvier 2012 afin de convenir d'un entretien, le Département confirme. Dans une lettre adressée à Arnold Louis en début de soirée ce jeudi, Nassimah Dindar indique qu'elle est "prête à recevoir les anciens salariés qui n'ont pas été indemnisée faute d'action introduite en justice". "Je vous propose donc de m'entretenir avec vous personnellement le vendredi 13 janvier à partir de 12h30 afin de définir ensemble les modalités de cette future rencontre", poursuit le courrier. Ce même jour, la présidente du Département a accepté de recevoir Didier Lefèvre, représentant local du défenseur des droits de l'Homme en tant que médiateur dans cette affaire.
Cela fait 44 jours qu'une dizaine d'anciens salariés de l'Arast est mobilisée devant le conseil général. Alors que Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, en grève de la faim depuis 23 jours, a annoncé en fin de matinée que la présidente du conseil général Nassimah Dindar avait appelé Arnold Louis, président de l'union régionale de la CFTC ce jeudi 12 janvier 2012 afin de convenir d'un entretien, le Département confirme. Dans une lettre adressée à Arnold Louis en début de soirée ce jeudi, Nassimah Dindar indique qu'elle est "prête à recevoir les anciens salariés qui n'ont pas été indemnisée faute d'action introduite en justice". "Je vous propose donc de m'entretenir avec vous personnellement le vendredi 13 janvier à partir de 12h30 afin de définir ensemble les modalités de cette future rencontre", poursuit le courrier. Ce même jour, la présidente du Département a accepté de recevoir Didier Lefèvre, représentant local du défenseur des droits de l'Homme en tant que médiateur dans cette affaire.
"Il y a quelque chose qui se passe, les vacances ont peut-être porté conseil aux dirigeants du conseil général", espère Paul Junot, en grève de la faim depuis 23 jours. Le syndicaliste reste tout de même prudent : "On verra ce qu'il ressort de la réunion entre Arnold Louis et Nassimah Dindar demain. On espère juste que ce n'est pas un entretien pour répéter les choses qui sont dites depuis deux ans", commente-t-il. Lui n'attend qu'une "réponse qui résiderait en une signature".

Plus tôt dans la matinée, Carmen Allié, extérieure du dossier Arast, mais en grève de la faim par soutien depuis 23 jours, déplorait la passivité des politiques. "Depuis rois semaines, nous mettons nos vies et rien ne se passe, rien ne bouge, c'est surréaliste. C'est une honte pour la République", regrettait-elle.

Si le moral a tendance à baisser, les grévistes de la faim et les anciens salariés de l'Arast mobilisés depuis 44 jours ne se découragent pas pour autant. "On est plus fragile sur le plan psychologique, mais on mènera notre combat jusqu'au bout, aussi difficile et sensible qu'il soit", assure Carmen Allié.

Ce jeudi, le Samu est passé voir les grévistes de la faim. "Ils nous ont conseillé d'augmenter les doses de sel que l'on prend, et de surveiller s'il n'y a pas de sang dans nos urines, parce que ce serait le signe que nos reins défaillent", signale Carmen Allié.

Après les réunions qui sont prévues ce vendredi avec Nassimah Dindar, d'une part avec Didier Lefèvre, représentant local du défenseur des droits de l'Homme, et avec Arnold Louis, les personnes mobilisées devant le conseil général depuis début décembre décideront des actions à poursuivre.

Par ailleurs, Paul Junot a adressé une lettre au préfet de La Réunion, dans laquelle il rappelle que "des ex salariés de l'Arast vivent sous des tentes devant le conseil général pour faire valoir leurs droits", c'est-à-dire le versement de leurs indemnités de licenciement. Il précise que nulle part il n'est écrit qu'il faut d'abord mettre en oeuvre une procédure judiciaire "afin de savoir qui doit être celui qui verse les dites indemnités". Paul Junot demande une nouvelle fois la réactivation de la proposition de sortie de crise formulée par l'ancien préfet Pierre-Henri Maccioni en janvier 2010.

   

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