Ex-Arast devant le conseil général :

P.Junot: "On nous roule dans la farine"


Publié / Actualisé
Un premier accord a été trouvé concernant la situation des anciens salariés de l'Arast, ce vendredi 13 janvier 2012. Suite aux deux rencontres qui se sont tenues, d'une part avec Didier Lefèvre, représentant local du défenseur des droits de l'Homme, puis d'autre part, avec Arnold Louis, président de la CFTC, Nassimah Dindar a accepté d'indemniser 241 salariés qui n'ont pas entamé de procédure en contentieux devant la justice et les 87 autres en attente d'une décision du conseil des Prud'Hommes, dont les salariés protégés, à hauteur de 50% à la charge du conseil général et 50% à la charge des AGS. Si Arnold Louis, président de l'Union régionale de la CFTC qualifie cette proposition "d'avancée", Paul Junot estime, lui, "avoir été roulé farine". Après avoir occupé le palais de la source durant l'après-midi, la dizaine d'ex-Arast a évacué les lieux.
Un premier accord a été trouvé concernant la situation des anciens salariés de l'Arast, ce vendredi 13 janvier 2012. Suite aux deux rencontres qui se sont tenues, d'une part avec Didier Lefèvre, représentant local du défenseur des droits de l'Homme, puis d'autre part, avec Arnold Louis, président de la CFTC, Nassimah Dindar a accepté d'indemniser 241 salariés qui n'ont pas entamé de procédure en contentieux devant la justice et les 87 autres en attente d'une décision du conseil des Prud'Hommes, dont les salariés protégés, à hauteur de 50% à la charge du conseil général et 50% à la charge des AGS. Si Arnold Louis, président de l'Union régionale de la CFTC qualifie cette proposition "d'avancée", Paul Junot estime, lui, "avoir été roulé farine". Après avoir occupé le palais de la source durant l'après-midi, la dizaine d'ex-Arast a évacué les lieux.
Les rencontres entre Nassimah Dindar et Didier Lefèvre puis avec Arnold Louis étaient très attendues par les anciens salariés de l'Arast mobilisés devant le conseil général à Saint-Denis depuis début décembre mais pourtant la tension était très vive. En cause, une première proposition de la présidente du Département. En premier lieu, Nassimah Dindar avait ainsi accepté d'indemniser 241 anciens salariés de l'Arast qui n'ont jamais entamé de procédure judiciaire, à hauteur de 50% à charge du conseil général et 50% à charge des AGS. L'enveloppe totale de ces indemnités est estimée à 530 000 euros. Une mesure qui a mis le feu aux poudres et conduit quelques anciens salariés mécontents à bloquer l'entrée de la collectivité par une voiture, sans toutefois gêner la circulation à pied.

S'en sont suivies plusieurs propositions et modifications de l'accord. "Ce que nous réclamons, c'est que cette proposition puisse concerner l'ensemble des salariés, y compris ceux protégés", indiquait alors Yolaine Cuvelier, ex-Arast. Un léger ralé-poussé opposera, par la suite, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, en grève de la faim depuis 3 semaines, à Arnold Louis. Ce dernier notant un "manque de communication".

Finalement, en milieu d'après-midi, le Département a proposé d'indemniser 241 salariés qui n'ont pas entamé de procédure en contentieux devant la justice et les 87 autres en attente d'une décision du conseil des Prud'Hommes, dont les salariés protégés, à hauteur de 50% à la charge du conseil général et 50% à la charge des AGS. "Selon les décisions de justice définitives rendues, les AGS rembourseraient alors le conseil général, et réciproquement si le conseil général venait à être condamné", explique la collectivité dans un communiqué. Une cellule de reclassement sous l'autorité du Préfet, et ce, pour les personnes qui n'ont pas retrouvé de travail, a été demandée "afin que des solutions soient trouvées".

Arnold Louis s'est alors félicité de "l'avancée du conseil général". "L'espoir est toujours là, sinon on ne serait pas là", a-t-il poursuivi.

De son côté, Paul Junot s'est montré méfiant. "Au fil des analyses, on voit des choses apparaître. On ne peut pas accepter cela après 45 jours de mobilisation", s'est insurgé le syndicaliste. Ce qui le dérange, c'est "le manque de précision". "Le conseil général a volontairement choisi quelqu'un qui ne connaît pas le dossier pour endormir sa confiance. Le conseil général nous roule dans la farine", s'est-il emporté.

Après avoir occupé le palais de la source durant l'après-midi, la vingtaine d'ex-Arast a quitté les lieux vers 16h30. Malgré tout, la mobilisation devant les grilles de la collectivité se poursuit.

À noter que la présidente du conseil général, attendue à l'assemblée générale ordinaire d'Air Austral, est sortie du palais de la Source à 14h45, sous les huées d'une vingtaine d'anciens salariés de l'Arast.

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !