Social - Mobilisation des ex Arast (Actualisé à 13 heures 50) :

Ralé poussé devant l'AGS


Publié / Actualisé
Un bref ralé poussé a opposé les forces de l'ordre à Paul Junot, dirigeant de la CFTC, et à d'ex salariés devant les locaux de l'AGS ce lundi matin 23 janvier 2012. Le petit groupe de manifestants voulait entrer dans les locaux de la caisse de garantie des salaires afin d'obtenir que l'AGS s'engage à verser les indemnités des anciens salaires de l'Arast. Après discussion avec le responsable local de l'AGS, Paul Junot et les anciens salariés mobilisés étaient toujours en attente d'une réponse de la part de la direction nationale à 13h30. S'ils restent sans réponse, ils prévoient d'installer leurs sacs de couchage devant les locaux de l'AGS pour y passer la nuit.
Un bref ralé poussé a opposé les forces de l'ordre à Paul Junot, dirigeant de la CFTC, et à d'ex salariés devant les locaux de l'AGS ce lundi matin 23 janvier 2012. Le petit groupe de manifestants voulait entrer dans les locaux de la caisse de garantie des salaires afin d'obtenir que l'AGS s'engage à verser les indemnités des anciens salaires de l'Arast. Après discussion avec le responsable local de l'AGS, Paul Junot et les anciens salariés mobilisés étaient toujours en attente d'une réponse de la part de la direction nationale à 13h30. S'ils restent sans réponse, ils prévoient d'installer leurs sacs de couchage devant les locaux de l'AGS pour y passer la nuit.
Et pour cause. Après 53 jours de mobilisation devant le conseil général pour obtenir un protocole de sortie de crise sur les indemnités de licenciement, les anciens salariés de l'Arast ont été confrontés au refus de signature de la part de l'AGS, sous prétexte que les représentants locaux n'avaient pas de mandat de la part de la direction nationale afin de prendre une décision. Considérant que la manifestation devant les grilles du Département n'avait plus lieu d'être, les anciens salariés ont décidé de diriger leurs actions contre le régime de garantie des salaires. Ainsi, depuis 9h ce lundi 23 janvier 2012, ils sont devant les locaux de l'AGS à Saint-Denis, banderoles à l'appui et demandent une réunion avec le responsable local. "Si nous n'obtenons pas la certitude d'un accord bientôt signé, nous allons étudier la surface pour voir comment il est possible d'occuper les lieux", expliquait Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, ce lundi matin.

Ils sont donc une quinzaine d'anciens salariés de l'Arast, accompagnés de quelques-uns de leurs soutiens à s'être mobilisés depuis 9 heures ce lundi 23 janvier 2012 devant les grilles de l'AGS. Estimant que le conseil général a rempli sa part du contrat, ils réclament une entrevue avec le responsable local de l'AGS, Hery Randriamampianina, pour qu'il signe l'accord de sortie crise concernant les indemnités de licenciement des anciens salariés qui n'ont toujours rien perçu deux ans après la liquidation judiciaire de l'Arast.

Ils sont cependant confrontés à un manque de considération et de réaction de l'AGS sur leur situation. Le responsable local leur a signalé vendredi autour de la table ronde qu'il n'avait pas le pouvoir de prendre une décision, faute de mandat de la part de la direction nationale. Ce lundi, c'est à la même réponse qu'ils ont eu droit. "Ils veulent nous faire croire qu'ils ont un rôle de boîte aux lettres, à quoi servent-ils alors?", ironise Paul Junot, secrétaire général de la CFTC.

Vers 10h, la quinzaine de personnes mobilisées a essayé de forcer le passage pour pouvoir entrer dans les locaux de l'AGS. Mais ils se sont retrouvés face à des policiers - très présents dans la rue Jean Chatel à Saint-Denis où se trouvent les locaux de l'AGS - qui les ont empêché d'entrer.

À 10 heures 20, Paul Junot et le responsable local de l'AGS ont entamé un dialogue à l'extérieur des locaux de la caisse d'indemnisation. Cette discussion n'a débouché sur rien. Aux interrogations de Paul Junot, le responsable local de l'AGS a répondu qu'il attendait 9 heures, heure de la métropole, pour pouvoir joindre la direction nationale à Paris. Une réponse forcément "insatisfaisante" pour Paul Junot : "Ils nous font tourner en rond. Depuis le 21 novembre, on leur demande une entrevue, qui est restée sans réponse. Nous restons mobilisés devant les grilles des locaux de l'AGS pour le moment. En fonction de la réponse qu'ils nous donneront au cours de la journée, nous déciderons de la suite des actions à mener".

A 13 heures, Paul Junot et les anciens salariés de l'Arast mobilisés n'avaient toujours pas de nouvelles de la part de l'AGS. Ils restent donc devant les locaux de la caisse d'indemnisation. En cas de réponse négative, ils se préparent à y passer la nuit.

Samia Omarjee pour
   

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