Arast - Présence des policiers devant l'AGS :

Paul Junot écrit au préfet


Publié / Actualisé
Suite à la journée de mobilisation des anciens salariés de l'Arast devant les locaux de l'AGS ce lundi 23 janvier 2012, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, a écrit une lettre au préfet, regrettant l'intervention des forces de l'ordre pour protéger l'AGS. Dans son courrier, Paul Junot rappelle que depuis deux ans, les ex-Arast sont dans une démarche pacifique, et dénonce l'attitude de l'AGS. Par ailleurs, les anciens salariés et leurs soutiens, au nombre d'une dizaine, sont encore mobilisés devant les locaux du régime de garantie des salaires ce mardi 24 janvier 2012. Ils réclament toujours la signature d'un accord définitif sur les indemnités de licenciement de quelque 300 salariés. À 9 heures 45, ce matin, Hery Randriamampianina, responsable local de l'AGS, n'était pas encore sur les lieux.
Suite à la journée de mobilisation des anciens salariés de l'Arast devant les locaux de l'AGS ce lundi 23 janvier 2012, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, a écrit une lettre au préfet, regrettant l'intervention des forces de l'ordre pour protéger l'AGS. Dans son courrier, Paul Junot rappelle que depuis deux ans, les ex-Arast sont dans une démarche pacifique, et dénonce l'attitude de l'AGS. Par ailleurs, les anciens salariés et leurs soutiens, au nombre d'une dizaine, sont encore mobilisés devant les locaux du régime de garantie des salaires ce mardi 24 janvier 2012. Ils réclament toujours la signature d'un accord définitif sur les indemnités de licenciement de quelque 300 salariés. À 9 heures 45, ce matin, Hery Randriamampianina, responsable local de l'AGS, n'était pas encore sur les lieux.
Lettre de Paul Junot :

"Monsieur le Préfet, ce lundi 23 janvier les forces de l'ordre protégeant l'AGS, cette institution qui par tous les moyens dilatoires tente de fuir ses responsabilités, est vécue par les ex salariés Arast comme une inversion des valeurs de la République. En effet, seule la cour de cassation finira par dénouer l'imbroglio juridique qui oppose le conseil général à l'AGS.

Après quelques semaines de mobilisation le conseil général finit par prendre sa part de responsabilité. L'AGS pour sa part use et abuse de man?uvres dilatoires qui sont de plus en plus mal tolérées par la population en général et en particulier par les ex-Arast.

Le fait de déployer un important dispositif policier pour protéger le directeur de l'AGS qui ne courrait aucun risque physique pour sa personne, démontre la mauvaise perception par les services de l'état de l'attitude des ex salariés Arast.

Il est vrai que l'état en plus de deux ans n'a jamais pu faire respecter les règles qu'il a lui même édictées.

Il est vrai que l'état protège ceux qui ne respectent pas ses règles au détriment de celles qui sont pénalisées.

Il est vrai que ces ex salariés réclament des réponses claires quant au refus de paiement de leurs indemnités.

Il est vrai que jusqu'ici tous les moyens de dialogue et de concertation n'ont strictement rien donné.

Il est vrai que le dossier n'a jamais avancé aussi vite depuis la mobilisation du 30 novembre 2011.

Il est vrai qu'en désamorçant cette mobilisation on risque de désamorcer la dynamique vers un accord.

Mais cette mobilisation et la pression associée est interprétée à tort comme une volonté d'agression, alors que depuis plus de deux ans aucun responsable politique ni administratif n'a été agressé.

Seule la mauvaise conscience de l'AGS dans la gestion de ce dossier peut générer une peur réclamant protection.

Il est dommage que les représentants de l'état n'aient pas eu le discernement permettant de ne pas tomber dans cette man?uvre de diversion après les man?uvres dilatoires de cette instance.

Je vous prie de croire en notre volonté de démarche pacifique, tout en regrettant que la démarche de mobilisation associée à la pression soit plus productive quant aux avancées".

   

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