Arast - L'AGS accepte la proposition de résolution de crise (actualisé à 19h20) :

Les anciens salariés crient victoire


Publié / Actualisé
"On a gagné !" Cris de joie et de soulagement, larmes aux yeux, sourires sur les visages, la dizaine d'anciens salariés de l'Arast mobilisés devant les locaux de l'AGS depuis ce lundi 23 janvier 2012, a enfin obtenu satisfaction. La réponse de la direction nationale de l'AGS est tombée peu après 18 heures ce mercredi 25 janvier 2012. Hery Randriamampianina, responsable local de l'AGS, a annoncé la bonne nouvelle : le régime de garantie des salaires a accepté les termes de la proposition de résolution de crise faite le 20 janvier 2012, c'est-à-dire que pour environ 300 ex salariés qui n'ont encore rien perçu deux ans après la liquidation de l'Arast, le conseil général et l'AGS s'engagent, à 50-50, à leur verser leurs indemnités de licenciement.
"On a gagné !" Cris de joie et de soulagement, larmes aux yeux, sourires sur les visages, la dizaine d'anciens salariés de l'Arast mobilisés devant les locaux de l'AGS depuis ce lundi 23 janvier 2012, a enfin obtenu satisfaction. La réponse de la direction nationale de l'AGS est tombée peu après 18 heures ce mercredi 25 janvier 2012. Hery Randriamampianina, responsable local de l'AGS, a annoncé la bonne nouvelle : le régime de garantie des salaires a accepté les termes de la proposition de résolution de crise faite le 20 janvier 2012, c'est-à-dire que pour environ 300 ex salariés qui n'ont encore rien perçu deux ans après la liquidation de l'Arast, le conseil général et l'AGS s'engagent, à 50-50, à leur verser leurs indemnités de licenciement.
Après une longue journée d'attente devant les locaux de l'AGS, les anciens salariés de l'Arast ont enfin obtenu victoire. "On a gagné ! On a gagné !", chantaient-ils à l'unisson peu après 18 heures, lorsque Hery Randriamampianina, responsable local de l'AGS, a annoncé la bonne nouvelle : "L'AGS accepte les termes de la proposition de résolution de crise, formulés le 20 janvier dernier". Ce qui signifie que le régime de garantie des salaires est prêt à signer l'accord tant attendu par la dizaine d'anciens salariés mobilisés depuis début décembre, d'abord devant les grilles du conseil général, puis devant les locaux de l'AGS à Saint-Denis.

Cette proposition stipule que le conseil général et l'AGS s'engagent à payer à 50% chacun les indemnités de licenciement d'environ 300 anciens salariés de l'Arast, qui n'ont toujours rien perçu deux ans après la liquidation de leur association. Il est ensuite convenu que "la partie qui sera condamnée, par décision définitive dans le cadre des instances pendantes, remboursera l'autre des avances qu'elle aura consenties".

A l'annonce de Hery Randriamampianina, c'est une explosion de joie qui s'est fait entendre dans la rue Jean Chatel à Saint-Denis, où se trouve le bureau de l'AGS. Les sourires s'affichent sur les visages, signe de soulagement après une mobilisation qui n'a pas toujours été de tout repos. Pour certains, c'est l'émotion qui l'emporte et leurs yeux se remplissent de larmes. Tous s'embrassent, se congratulent et se félicitent pour le combat mené et la victoire acquise.

"Je suis heureuse, tout simplement. On a enfin obtenu ce qu'on demandait depuis tellement longtemps. C'était une longue bataille, qui n'est pas encore tout à fait finie, mais sur le moment, nous sommes juste heureux et soulagés", dira l'une des ex-employées de l'Arast.

Cette journée du mercredi 25 janvier 2012 s'annonçait décisive, elle l'a été. Le défenseur des droits, Dominique Baudis, médiateur dans cette affaire, a rencontré la direction nationale de l'AGS à Paris à 13h30, heure locale. Suite à cet entretien, la décision a été transmise au responsable local de l'AGS. Ce dernier, après avoir été hué lundi, faute de pouvoir donner une réponse définitive aux anciens salariés, s'est présenté à son bureau aux alentours de 17h30. L'anxiété était toujours lisible sur les visages des ex-Arast et de leurs soutiens à ce moment-là : "Tant qu'il ne fait pas d'annonce, on ne sait pas ce qu'il va dire, c'est forcément angoissant", confiait Carmen Allié, extérieure au dossier mais mobilisée depuis décembre.

Après l'annonce de leur victoire, Paul Junot, secrétaire général de la CFTC, et soutien des anciens salariés depuis longtemps, lui s'est dit "content" et "satisfait". "C'est une victoire, c'est un résultat qu'on espérait depuis un long moment", souligne-t-il.

Pour rappel, depuis début décembre, une dizaine d'anciens salariés de l'Arast s'était de nouveau mobilisée devant les grilles du conseil général pour réclamer le versement des indemnités de licenciement des personnes qui n'avaient encore rien perçu. Après 53 jours de mobilisation devant le Département, la proposition de résolution de crise du 20 janvier les avait convaincu, mais ils restaient suspendus à la décision de l'AGS, les responsables locaux indiquant qu'ils n'avaient pas le pouvoir de décision. Ce mercredi, la mobilisation a payé, la direction nationale de l'AGS ayant accepté la proposition de résolution de crise. Fin de conflit. Reste maintenant à signer définitivement l'accord de sortie de crise, ce qui devrait se faire dans les plus brefs délais.

Samia Omarjee pour
   

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