Table ronde sur les carburants :

Le coup de gueule de Jean-Bernard Caroupaye


Publié / Actualisé
A 18h50 ce mardi 14 février 2012, après presque quatre heures de table ronde sur la baisse du prix des carburants, la colère de Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole de l'intersyndicale des professionnels de la route a éclaté face au dialogue de sourds avec tous les acteurs présents. "Ecoutez, maintenant, ça suffit ! Faites-nous une véritable contre-proposition. Arrêtez de nous tourner en bourrique, sinon nous sortons immédiatement et nous allons dire aux gens que vous vous foutez de leur gueule", a-t-il crié au préfet, aux présidents de Région, du conseil régional, du conseil général, de l'association des maires et des pétroliers.
A 18h50 ce mardi 14 février 2012, après presque quatre heures de table ronde sur la baisse du prix des carburants, la colère de Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole de l'intersyndicale des professionnels de la route a éclaté face au dialogue de sourds avec tous les acteurs présents. "Ecoutez, maintenant, ça suffit ! Faites-nous une véritable contre-proposition. Arrêtez de nous tourner en bourrique, sinon nous sortons immédiatement et nous allons dire aux gens que vous vous foutez de leur gueule", a-t-il crié au préfet, aux présidents de Région, du conseil régional, du conseil général, de l'association des maires et des pétroliers.
Après quatre heures de négociations, la table ronde sur les prix du carburant n'est toujours pas terminée. Une première proposition a été esquissée : celle d'un carburant détaxé pour tous les professionnels de la route, y compris les transporteurs, les taxiteurs, mais aussi les artisans, les professionnels du BTP, les commerçants ou encore les agriculteurs. Mais après quatre heures, toujours aucune proposition concrète pour la population.

A 17h40, Jean-Bernard Caroupaye commentait : "C'est sûr, c'est clair, c'est net. On nous a fait comprendre qu'une baisse de 25 centimes n'était pas possible. Nous attendons une autre proposition concrète". 



Jean-Hugues Ratenon, président de l'ARCP, a lui quitté la table des négociations à 18h35, en lâchant, très amer : "Ça ne sert à rien de rester là. Pour moi, la réunion est terminée. Nous n'avons rien obtenu". Il poursuit : "Je suis sorti parce que Monsieur Didier Robert a commencé à parler de carburant détaxé pour les professionnels. Or, ce n'était pas à l'ordre du jour. Nous devions parler de la baisse des carburants pour les particuliers". "A l'heure où je sors, je n'ai plus d'espoir que les particuliers obtiennent quelque chose", termine le président de l'ARCP.

Jean-Bernard Caroupaye a lui poussé un coup de gueule aux alentours de 18h50, que les médias, attendant à l'extérieur de la salle de négociations, ont entendu. "Ecoutez, maintenant, ça suffit ! Faites-nous une véritable contre-proposition. Arrêtez de nous tourner en bourrique, sinon nous sortons immédiatement et nous allons dire aux gens que vous vous foutez de leur gueule", a-t-il crié.

A 19 heures, une nouvelle pause était en cours. A sa sortie, Jean-Bernard Caroupaye pestait surtout contre les pétroliers. Il a aussi souligné qu'il y a "une volonté du président de Région de trouver des solutions".

Le préfet pour sa part a fait d'autres propositions. Dans la première, il demande aux pétroliers et aux pompistes de rogner sur leur marge bénéficiaire afin de dégager une enveloppe de 3 à 4 millions d'euros pour financer une baisse, dont le montant n'a pas été précisé, pour l'ensemble des usagers. Son autre proposition consiste à engager un débat sur les revenus de la fiscalité et de l'octroi de mer et d'établir un calendrier sur quatre mois pour voir si la baisse du carburant pour tous est possible. Une proposition avec laquelle les transporteurs sont en désaccord.

Pour l'instant, la chambre de commerce et d'industrie est la seule à avoir fait une proposition chiffrée. Cette proposition consiste à retirer une partie de ses taxes pour que chacun puisse gagner 1,07 centime par litre de gazole à la pompe, à la condition que tous les autres acteurs s'engagent à faire un effort dans ce sens.

   

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