Emeutes au Port, à Saint-Denis et à Saint-Benoït (actualisé à 23h50) :

Rivière des Galets : voitures en flammes chez Peugeot


Publié / Actualisé
Deuxième nuit d'affrontements au Port et au Chaudron ce mercredi 22 février 2012. Après une journée de calme relatif, les jeunes émeutiers sont descendus de nouveau dans la rue à la tombée de la nuit, avec pour seuls objectifs, vraisemblablement, le face-à-face frontal avec les forces de l'ordre et la destruction du mobilier urbain. Les débordements sont d'une ampleur importante. Le Case du Chaudron a été incendié. Le garage de Peugeot au niveau de la Rivière des Galets au Port a été attaqué et des voitures ont été brûlées. Le mouvement s'étend aussi à Saint-Benoît, où le Jumbo Score a été attaqué.
Deuxième nuit d'affrontements au Port et au Chaudron ce mercredi 22 février 2012. Après une journée de calme relatif, les jeunes émeutiers sont descendus de nouveau dans la rue à la tombée de la nuit, avec pour seuls objectifs, vraisemblablement, le face-à-face frontal avec les forces de l'ordre et la destruction du mobilier urbain. Les débordements sont d'une ampleur importante. Le Case du Chaudron a été incendié. Le garage de Peugeot au niveau de la Rivière des Galets au Port a été attaqué et des voitures ont été brûlées. Le mouvement s'étend aussi à Saint-Benoît, où le Jumbo Score a été attaqué.
A 23h50, au Chaudron, près de 200 émeutiers sont présents, encerclés par les forces de l'ordre, mais refusent de lâcher prise et continuent à en découdre avec les gardes mobiles et la compagnie départementale d'intervention. La nouvelle montée de violences a commencé aux alentours de 19h30 dans le quartier, déjà meurtri par les événements de la veille. Depuis le début de la nuit, des affrontements ont lieu entre émeutiers et forces de l'ordre à coups de jets de galets contre charge de grenades lacrymogènes. Le Case du Chaudron a été incendié. L'odeur âcre des gaz s'étend dans le secteur, et les immeubles du quartier ont été envahis par les fumées.

Au Port, vers 22h15, 150 jeunes sont arrivés dans le rond-point du Sacré Coeur et sont remontés vers la rivière des Galets. Ils se sont dirigés vers Peugeot et y ont mis le feu. Deux vigiles étaient sur place. Malgré les jets de galets, ils sont parvenus à faire reculer les émeutiers en ouvrant des RIA (robinets incendie armés) sur eux. Les gros jets d'eau ont fait fuir les jeunes, mais dans la panique l'un des vigiles, âgé de 27 ans, s'est blessé en ouvrant une vanne. Les forces de l'ordre sont arrivées peu après. Un policier a été blessé, une bombe lacrymogène a explosé dans sa main. Les deux hommes ont été hospitalisés. La situation s'est envenimée au Port ce mercredi aux alentours de 21h30. Des barricades de feu ont pris place à plusieurs endroits de la commune. Des poubelles et des voitures incendiées ont aussi été signalées dans la rue Rico Carpaye et à proximité de la gare routière.

Le mouvement s'est également étendu à Saint-Benoît. Le Jumbo Score a été attaqué.

Ce mercredi, les événements sont beaucoup plus violents que ceux qui se sont déroulés la nuit du mardi 21 février. Arrêts de bus caillassés, poubelles mises à feu, voitures cassées et incendiées, jets de galets et de cocktails Molotov contre les forces de police et de gendarmerie, les débordements sont d'une ampleur beaucoup plus importante.

Malgré les multiples appels au calme lancés toute la journée par des élus et des associations de quartiers, les émeutiers ont quand même reconduit leurs actions. Pire, ils sont devenus de plus en plus virulents. La violence est à son paroxysme. Ce sont de véritables scènes de guérilla urbaine qui se produisent. Des scènes qui suscitent l'incompréhension et la désolation.

   

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