Aide à domicile - Conseil Général :

Proxim' Services : un déficit de 800 000 euros


Publié / Actualisé
Financée principalement par le Conseil Général, l'association d'aide à domicile Proxim' Services a voulu interpeler la collectivité, lundi 21 mai 2012, sur l'état de ses comptes et faire part de ses inquiétudes pour la pérennité de ses plus de 600 emplois. L'association loi 1901 a absorbé une partie des ex-salariés de l'Arast et a vu ses effectifs doubler en deux ans. Elle accuse aujourd'hui un déficit de 800 000 euros.
Financée principalement par le Conseil Général, l'association d'aide à domicile Proxim' Services a voulu interpeler la collectivité, lundi 21 mai 2012, sur l'état de ses comptes et faire part de ses inquiétudes pour la pérennité de ses plus de 600 emplois. L'association loi 1901 a absorbé une partie des ex-salariés de l'Arast et a vu ses effectifs doubler en deux ans. Elle accuse aujourd'hui un déficit de 800 000 euros.
Les plus de 600 salariés de l'association d'aide à domicile Proxim' Services craignent un scénario à la Arast... Les représentants des IRP (instituts de représentants du personnel) affiliés à la Cfdt ont donné, lundi 21 mai, une conférence de presse pour faire part de leurs inquiétudes et tirer la sonnette d'alarme auprès du Conseil Général. Cette association loi 1901 accuse un déficit budgétaire de 800 000 euros et craint pour la pérennité de ses emplois.

En cause, selon les représentants du personnel, la non revalorisation de l'APA (aide personnalisée à l'autonomie) depuis 2008, un doublement des effectifs suite à la fermeture de l'Arast, la suppression des exonérations liées à la loi Borloo et des " erreurs de gestion ". Selon une de ces représentantes, la direction de l'association a pris des mesures " défavorables " aux salariés pour résorber ces déficits.

Parmi elles, le gel des salaires sur deux ans, avec effet rétroactif depuis le 1er janvier 2012 et des avantages acquis revus à la baisse. " Nous sommes d'accord pour des restrictions de budget mais nous ne voulons pas être les seuls à en payer le prix ", explique cette représentante qui souhaite être citée au nom de tous les salariés. Toujours selon elle, deux licenciements économiques ont déjà été décidés sur " des gros salaires ".

Elle indique par ailleurs que la direction a souhaité instaurer une revalorisation des tarifs de un euro par heure, supporté par les usagers de ses services, refusée par le Conseil Général en cette période d'élections. " Le Conseil Général nous a promis une assemblée plénière au mois de juin pour revaloriser le coût horaire à 18 euros au lieu de 17,59 actuellement. Mais on a peur car cette revalorisation n'est pas acquise. Et 18 euros suffiront-ils à combler le déficit? ", se demande-t-elle.

Les salariés demandent donc une expertise sur la gestion de l'association et l'assurance que les tarifs seront effectivement revalorisés. " Nous sommes sur un secteur porteur qui peut être pérennisé mais aujourd'hui, nous ne voulons pas arriver à un clash comme à l'Arast ", conclut cette représentante du personnel.

   

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