Social - Grève chez REP :

Le dialogue est rompu


Publié / Actualisé
Le conflit s'enlise chez REP, entreprise spécialisée dans la vente et le montage de pneumatiques. Le mouvement entamé depuis le lundi 11 juin 2012 en est à son neuvième jour ce mercredi 20 juin. En effet, après de multiples réunions de négociation, le dialogue entre la direction de l'entreprise et les grévistes est rompu. Ce matin, ces derniers ont décidé de durcir le ton afin de faire réentendre leurs revendications, à savoir une "revalorisation salariale". Les feux de pneus ont repris devant le siège de la société à la Zac 2000 au Port, mais aussi au Chaudron et à Podium à Saint-Denis.
Le conflit s'enlise chez REP, entreprise spécialisée dans la vente et le montage de pneumatiques. Le mouvement entamé depuis le lundi 11 juin 2012 en est à son neuvième jour ce mercredi 20 juin. En effet, après de multiples réunions de négociation, le dialogue entre la direction de l'entreprise et les grévistes est rompu. Ce matin, ces derniers ont décidé de durcir le ton afin de faire réentendre leurs revendications, à savoir une "revalorisation salariale". Les feux de pneus ont repris devant le siège de la société à la Zac 2000 au Port, mais aussi au Chaudron et à Podium à Saint-Denis.
Les négociations sont au point mort chez REP. Et une sortie imminente du conflit semble compromise tant les deux parties campent sur leur position. En grève depuis le lundi 11 juin, les salariés réclamaient, au départ, une augmentation de salaire de l'ordre de 80 euros alors que la direction leur propose 25 euros. Une proposition qui, pour Patrick Demange, directeur de REP, est "cohérente" et "représente près du double de la proposition initiale de la direction, - 13,20 euros -, et une hausse trois fois supérieure à l'augmentation des prix à la consommation".

S'il note que les grévistes se sont alignés sur sa proposition à condition d'une prime annuelle de 500 euros, Patrick Demange maintient que "cela n'est pas viable" et "l'entreprise est dans l'impossibilité d'aller au-delà". Il rappelle aussi que "la rémunération moyenne des salariés en grève est 60% plus élevée que le SMIC à ce jour". Une affirmation que réfute ces derniers.

Pour autant, le directeur de l'entreprise se dit "prêt" à reprendre les négociations si "cela se passe dans des conditions normales de sécurité". Des conditions qui, selon lui, ne sont pas réunies "puisque des feux de pneus ont été signalés à l'agence du Port, du Chaudron et à Podium à Saint-Denis". Patrick Demange affirme également que les serrures des agences de Saint-André et Saint-Benoît ont été vandalisées dans la nuit de ce mardi à mercredi.

Pour leur part, les salariés déclarent "avoir accepté toutes les exigences de la direction". Ils constatent que "malgré cela, il n'y a eu aucun effort" car "la direction reste bloquée sur les 25 euros d'augmentation". Ces derniers confient "ne plus avoir confiance".

Le dialogue semble définitivement rompu. La direction, comme les grévistes, affichent la même détermination.

À noter que dans un communiqué, la fédération commerce et services de la CGTR apporte leur soutien aux salariés de REP "qui sont dans la lutte afin d'obtenir une augmentation de salaire décente".

   

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