Collectif Sauvons nos entreprises - Dettes sociales et fiscales :

"Nous allons passer à l'action"


Publié / Actualisé
L'échéance des travaux sur le diagnostic précis de la situation des entreprises en difficulté arrive à son terme ce vendredi 31 août, et le collectif Sauvons nos entreprises n'a toujours pas de nouvelles de l'Etat sur ce dossier. En conséquence, alors qu'ils attendent des solutions pérennes pour les entreprises en grande difficulté face aux dettes fiscales et sociales, les membres du collectif ont annoncé ce vendredi : "Nous allons passer à l'action prochainement". Il faut donc s'attendre à des blocages dès la semaine prochaine, dans un premier temps ciblé sur les organismes fiscaux et sociaux. Mais si aucune solution n'est trouvée rapidement, le collectif pourrait durcir le mouvement. Il a par ailleurs relancé un appel en direction de l'Etat et des élus pour venir en aide aux différentes entreprises.
L'échéance des travaux sur le diagnostic précis de la situation des entreprises en difficulté arrive à son terme ce vendredi 31 août, et le collectif Sauvons nos entreprises n'a toujours pas de nouvelles de l'Etat sur ce dossier. En conséquence, alors qu'ils attendent des solutions pérennes pour les entreprises en grande difficulté face aux dettes fiscales et sociales, les membres du collectif ont annoncé ce vendredi : "Nous allons passer à l'action prochainement". Il faut donc s'attendre à des blocages dès la semaine prochaine, dans un premier temps ciblé sur les organismes fiscaux et sociaux. Mais si aucune solution n'est trouvée rapidement, le collectif pourrait durcir le mouvement. Il a par ailleurs relancé un appel en direction de l'Etat et des élus pour venir en aide aux différentes entreprises.

"De nombreuses entreprises sont aux devants de difficultés, et des milliers d’emplois sont menacés. Il devient urgent d’agir", souligne Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (fédération nationale des transporteurs routiers) et porte-parole du collectif Sauvons nos entreprises.

"L’économie de La Réunion est en train de s’effondrer. On alerte toutes les instances de l’île sur cette situation depuis plusieurs années. L’Etat doit mettre en place les modalités du protocole d’accord qu’on a signé au début du mois d’août", explique Jean-Bernard Caroupaye. "Nous demandons une intervention immédiate de l’Etat", ajoute-t-il, précisant que "s’il n’y a pas de réaction, des manifestations seront programmées". Il évoque ici "des actions coup de poing, avant la mise en place d’actions plus sévères".

Le porte-parole du collectif regrette qu’il n’y a "pas encore de vraie réponse de l’Etat" concernant le diagnostic sur les entreprises en difficulté qui devait être réalisé lors de ce mois d’août. Il en appelle par ailleurs "au soutien de la population" dans le combat qui est mené pour les entreprises et prévient : "Si demain on n’a pas le choix, on sera dans la rue". 

Le collectif Sauvons nos entreprises se voit par ailleurs renforcé. La NCER (nouvelle confédération des entreprises de La Réunion) et le collectif des terrassiers ont en effet rejoint le collectif. "La situation des entreprises à La Réunion est préoccupante, alarmante, désastreuse", estime Giraud Payet, porte-parole de la NCER. "Le gouvernement a changé récemment, on nous a promis le changement, mais on ne voit pas beaucoup les choses changer", poursuit-il. "Les mesures ne vont pas tomber du ciel, nos parlementaires doivent se saisir de ce dossier pour que la croissance redémarre", indique Giraud Payet.

Quant à Armand Mouniata, président du collectif des terrassiers, il souligne : "On nous promet la relance de la commande publique depuis 2008. On est e 2012, et on n’a toujours rien. Pendant ce temps-là, les charges sociales pèsent toujours. Les chefs d’entreprise essaient de préserver les emplois en attendant, mais c’est extrêmement difficile. Maintenant, l’Etat doit prendre ses responsabilités".

Pierrick Robert, premier vice-président de la FNTR, lance de son côté "un  nouveau cri de détresse aux représentants politiques". "Ecouter, c’est une chose, mais là il y a urgence à agir. Sans entreprise, il n’y a pas d’emploi", précise-t-il, tout en lançant un appel à la solidarité des employés. "C’est aussi leur combat", dit-il. Il espère que le préfet organisera rapidement une réunion pour rendre le diagnostic sur les entreprises de La Réunion et prendre des mesures en conséquence", ajoute Pierrick Robert.

Le président de la CSADR (chambre syndicale des ambulanciers du département de La Réunion), Henri Calicharane, interpelle lui directement François Hollande : "On espère que le changement, c’était pas des paroles en l’air. Si le Président de la République a pu effacer la dette de 3 milliards d’un pays africain, il peut aussi effacer les dettes des entreprises à La Réunion".

Enfin, Hermann Elise, président du syndicat VTR, a souligné que "les terrassiers subissent la crise depuis cinq ans" et que "les licenciements s’enchaînent". "Aujourd’hui, on en arrive à une situation où des chefs d’entreprise décident de se mettre en grève de la faim", dit-il, évoquant le cas d’André Bigot, gérant du groupe immobilier Arhès, en conflit avec la SIDR. "Les banques ne nous aident pas, les élus ne font rien pour nous, il ne nous reste plus qu’à nous battre".

Le collectif prévoit donc de passer à l’action "très prochainement". Des actions "coup de poing" ne sont pas à exclure en début de semaine prochaine. S’il n’y a toujours pas de solutions trouvées, le collectif Sauvons nos entreprises s’apprête à mener des actions plus dures.

www.ipreunion.com

   

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