Le collectif Sauvons nos entreprises gagne son bras de fer :

Caisse des congés du BTP : les dettes gelées jusqu'au 30 juin 2013


Publié / Actualisé
Le collectif Sauvons nos entreprises a finalement gagné le bras de fer qu'il avait engagé avec la caisse e congés payés du Bâtiment et des travaux publics (BTP) ce mardi 4 septembre 2012 en milieu de matinée. À 20 heures 40, le collectif a obtenu le gel des dettes jusqu'au 30 juin 2013 ainsi que le versement du montant des congés payés directement aux salariés et non plus à la caisse. Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole du collectif, ne cachait pas sa satisfaction ce mercredi soir.
Le collectif Sauvons nos entreprises a finalement gagné le bras de fer qu'il avait engagé avec la caisse e congés payés du Bâtiment et des travaux publics (BTP) ce mardi 4 septembre 2012 en milieu de matinée. À 20 heures 40, le collectif a obtenu le gel des dettes jusqu'au 30 juin 2013 ainsi que le versement du montant des congés payés directement aux salariés et non plus à la caisse. Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole du collectif, ne cachait pas sa satisfaction ce mercredi soir.

En milieu de matinée, une soixantaine de membres du collectif entrait dans les locaux de la caisse des congés payés du BTP dans le fond de la rivière à Saint-Denis. De cris en tensions, d'échanges vifs en coups de colère, les chefs d'entreprise ont fini par obtenir gain de cause.

Ils réclamaient la suspension immédiate de toutes les poursuites judiciaires et de toutes procédures de recouvrement forcé à l'encontre des entreprises n'étant pas à jour de leurs cotisations. La caisse a proposé un gel jusqu'au 31 décembre 2012. Jean-Bernard Caroupaye et ses amis ont d'abord accepté avant de réclamer le prolongement du gel jusqu'à la fin du premier semestre 2013. La caisse a accepté.  Elle a aussi acté dans le protocole d'accord, le fait pour les membres du  collectif de payer directement à leurs salariés le montant de leurs congés payés, le temps "de trouver les meilleures solutions dans l'intérêt des salariés, des entreprises et du respect de la loi dans l'attente de solutions pérennes".

Une décision saluée à l’unanimité par le collectif. "Nous sommes heureux pour l’économie de La Réunion et les entreprises que nous avons sauvé. Nous leur avons apporté une bouffée d’oxygène jusqu’au premier semestre 2013", s’est félicité Jean-Bernard Caroupaye. S'il note que "la tension est montée un peu", le porte-parole affirme que le "collectif est allé jusqu’au bout de son combat".

Le protocole d'accord signé prévoit aussi la création d'une table de négociations pour mettre en place des mesures pérennes et la mise en place d'une cellule d'accompagnement entre la Caisse de congés payés et le collectif Sauvons nos entreprises afin de délivrer au cas par cas les attestations de régularité, et de résoudre les litiges entre les entreprises et la Caisse de congés payés.

A noter que la soixantaine de membres du collectif qui était présente dans les locaux de la Caisse de congés payés depuis la matinée a accueilli la signature du protocole d'accord par des applaudissements et des sourires soulagés et satisfaits.

À la question de savoir s'il y aura d’autres actions "coup de poing" dans les jours qui suivent, Jean-Bernard Caroupaye a répondu : "J’aime les surprises. Un combat s’achève, d’autres prennent forme". De nouveaux blocages ne sont donc pas à exclure.

Rappelons également que le collectif Sauvons nos entreprises a obtenu le jeudi 2 août le gel des dettes fiscales et sociales. Un gel que dénoncent fermement le patronat et les syndicats de salariés. Cela au motif, notamment, que "les cotisations sociales, c’est du salaire différé pour les salariés, c’est-à-dire que c’est un salaire qui leur est dû" et le gel n'est pas équitable pour les entreprises à jour de leurs cotisations. Une attitude qui tranche par rapport à celle chambre de commerce et d'industrie et de la chambre de métiers qui soutiennent l'action du collectif.

www.ipreunion.com

   

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