Collectif Sauvons nos entreprises - Action coup de poing (actualisé à 15 heures) :

Ambiance tendue à la caisse des congés payés du BTP


Publié / Actualisé
L'ambiance est tendue à la caisse des congés payés du BTP à Saint-Denis ce mardi après-midi 4 septembre 2012. Depuis le milieu de matinée, une soixantaine de membres du collectif Sauvons nos entreprises bloque cet organisme. Les chefs d'entreprise réclament un gel des cotisations non versées. Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole du collectif, lançait "un appel solennel à toutes les entreprises du BTP". Il demande aux chefs d'entreprise "d'arrêter de cotiser à la Caisse des congés payés du BTP et de payer directement les congés aux salariés". A 11h35, une délégation a été reçue pour entamer des négociations. La réunion, qui a lieu dans une ambiance tendue, n'a débouché sur rien de concret.
L'ambiance est tendue à la caisse des congés payés du BTP à Saint-Denis ce mardi après-midi 4 septembre 2012. Depuis le milieu de matinée, une soixantaine de membres du collectif Sauvons nos entreprises bloque cet organisme. Les chefs d'entreprise réclament un gel des cotisations non versées. Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole du collectif, lançait "un appel solennel à toutes les entreprises du BTP". Il demande aux chefs d'entreprise "d'arrêter de cotiser à la Caisse des congés payés du BTP et de payer directement les congés aux salariés". A 11h35, une délégation a été reçue pour entamer des négociations. La réunion, qui a lieu dans une ambiance tendue, n'a débouché sur rien de concret.

15 h : le collectif a demandé à Roger Poudroux de signer le protocole de gel des cotisations. Le président de la caisse des congés payés a refusé. Les esprits se sont alors rapidement échauffés. Roger Poudroux a été pris à partie. Il a proposé aux chefs d'entreprise de transmettre leurs revendications aux instances parisiennes de la caisse. Le collectif a demandé une suspension de la réunion pour décider de la réponse à donner à cette proposition.

13h45 : le président de la caisse des congés Roger Poudroux est arrivé sur place. La réunion de concertation aec le colectif a commencé. Les chefs d'entreprise en difficulté réclament le gel de leurs dettes auprès de l'organisme.

12h40 : après une conversation téléphonique avec Roger Poudroux, président de la caisse des congés payés du BTP, Michel Folio propose au collectif de quitter les lieux et de revenir pour une réunion à 15 heures avec le président et deux administrateurs de la caisse. Les chefs d'entreprise refusent. "Nous ne sortirons pas, nous resterons sur place tant que la réunion n'aura pas eu lieu" annonce Jean-Bernard Caroupaye.

11h35 : une délégation du collectif Sauvons nos entreprises est reçue par la Caisse de congés payés du bâtiment. Les membres du collectif réclament un gel des dettes sociales des entreprises du BTP.

11h15 : Les membres du collectif lancent un cri de désespoir. Ils soulignent que sur les 461 millions d’euros de masse salariale dans le BTP, 17% des recettes issues des cotisations servent aux dépenses de fonctionnement de la Caisse des congés payés. "Ça suffit ! Ces 17%, c’est de l’extorsion de fonds. Vous êtes comme des rats dans des magasins. Vous vous servez sur notre dos et vous envoyez des pères de famille au chômage", dit Jean-Bernard Caroupaye.

"On n’est pas contre les congés payés, on est contre le fait que vous les gérez à notre place", dit pour sa part Joseph, gérant d’une PME dans le Sud de l’île, s’adressant à la Caisse de congés payés. Ce à quoi le directeur de la structure, Michel Folio, répond calmement qu’il ne fait rien de plus qu’appliquer la loi. "Alors, on demande le gel des dettes ou l’abrogation de la loi", rétorque Jean-Bernard Caroupaye.

Michel Folio a par ailleurs reconnu que si les entreprises de moins de 10 salariés étaient minoritaires en terme de salariés, elles représentent 70% des cotisations à la Caisse de congés payés.  

Rappelons que depuis 10h45 ce mardi 4 septembre 2012, une soixantaine de membres du collectif Sauvons nos entreprises s’est réunie devant la Caisse des congés payés dans le Bas de la Rivière à Saint-Denis. Très vite, ils ont investi les locaux, et ont eu une discussion assez tendue avec le directeur de la structure. A noter que dans la matinée, le ton est monté quand les forces de l'ordre sont intervenues pour demander au collectif de laisser le directeur remonter dans son bureau.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Gigi, Posté
Cette caisse de congés payés est une usine à fric. Je ne sais pas si un jour on arrivera à s'en dépêtrer. Tous les artisans de France du bâtiment devraient un bonne foi pour toute se mobiliser contre cette caisse. Nous pouvons effectivement gérer nous même nos congés. On nous prend pour des IDIOTS .