Le collectif des terrassiers fustige la prise de position des syndicats et du patronat contre le gel des dettes :

Armand Mouniata : "'c'est une honte, c'est même criminel"


Publié / Actualisé
Alors que l'intersyndicale se prépare à manifester ce vendredi 7 septembre contre le gel des dettes sociales et fiscales, Armand Mouniata, président du collectif des terrassiers et membre du collectif Sauvons nos entreprises, estime que "c'est une honte de descendre dans la rue pour se prononcer contre le gel". Il va plus loin, en accusant le patronat d'être à l'origine de cette action. "Le Medef envoie ses salariés dans la rue pour nous mettre des bâtons dans les roues, parce qu'ils ont peur de perdre une partie de leur marché à cause des petites entreprises", dénonce-t-il.
Alors que l'intersyndicale se prépare à manifester ce vendredi 7 septembre contre le gel des dettes sociales et fiscales, Armand Mouniata, président du collectif des terrassiers et membre du collectif Sauvons nos entreprises, estime que "c'est une honte de descendre dans la rue pour se prononcer contre le gel". Il va plus loin, en accusant le patronat d'être à l'origine de cette action. "Le Medef envoie ses salariés dans la rue pour nous mettre des bâtons dans les roues, parce qu'ils ont peur de perdre une partie de leur marché à cause des petites entreprises", dénonce-t-il.

"De la part des syndicats du BTP, c’est une honte de se prononcer contre le gel des dettes. C’est une honte, ce n’est pas sérieux, c’est même criminel", accuse Armand Mouniata. "Si on propose le gel des dettes, c’est pour sauvegarder les emplois, l’économie réunionnaise, en attendant que la commande publique soit relancée. Les syndicats proposent quoi de leur côté ? Quelles solutions avancent-ils ?", interroge celui qui a rejoint dernièrement le collectif Sauvons nos entreprises.

Il met en avant le fait que "les syndicats du BTP ne sont pas représentatifs des salariés des petites entreprises". Selon Armand Mouniata, ces derniers "défendent les intérêts de ceux qui travaillent dans les grosses boîtes. Mais pour les entreprises de moins de 10 salariés, ils ne font rien. Pourtant, ces entreprises représentent 70% des cotisations à la Caisse des congés payés du BTP", souligne le président du collectif des terrassiers.

Pour Armand Mouniata, c’est "le gros patronat qui est derrière tout ça". "Le gros patronat, le Medef en tête, envoie ses salariés dans la rue, pour nous mettre des bâtons dans les roues, pour nous discréditer", explique-t-il. Avant d’ajouter : "Ils ont peur que les petites entreprises leur prenne une part de marché, ils ne supportent pas quand on parvient à décrocher des marchés qui selon eux n’étaient pas pour nous. Ils ne souhaitent pas non plus qu’on nous délivre des attestations de régularité parce qu’ils craignent qu’on prétende aux marchés publics".

Armand Mouniata explique par ailleurs : "On demande un gel provisoire des dettes parce qu’on n’a pas d’autres solutions devant nous. Les syndicats et le gros patronat voudraient quoi ? Qu’on mette en place des plans de licenciement massif ? Pour moi, on a suffisamment licencié. On se bat pour maintenir les emplois, on n’a aucune envie de contribuer à l’augmentation du nombre de chômeurs, la situation est assez difficile comme ça".

"Jusqu’à quand les syndicats vont mentir à la population ?", s’interroge le président du collectif des terrassiers. "Ils prétendent défendre des salariés qu’ils ne représentent même pas. Ils vont descendre dans la rue vendredi pour le patronat, pas pour les ouvriers", dénonce Armand Mouniata, qui estime que "c’est le Medef qui dirige à La Réunion, pas l’Etat". 

Il note également que "depuis 2008, des milliers de salariés ont été licenciés dans le bâtiment". "Où étaient les syndicats à ce moment-là ? Aucun d’entre eux ne s’est battu. Ils se sont tous cachés", déclare fermement Armand Mouniata.

Il précise également : "On nous accuse de voler les salariés, c’est totalement faux, on a toujours payé nos salariés. Et si jamais il y a litige, il y a un moyen pour les salariés de se défendre, c’est les prud’hommes".

Armand Mouniata regrette que le combat mené par le collectif Sauvons nos entreprises soit déformé par les syndicats de salariés et le patronat. Il rappelle que "quand le BTP se casse la figure, c’est toute l’économie qui finit par se casser la figure". Il conclut : "Nous, petits chefs d’entreprise, on a le droit et le devoir de se battre pour préserver nos entreprises et nos emplois. Ce n’est pas de notre faute s’il y a un trou dans la Sécurité sociale, ce sont les politiques qui nous ont entrainé là-dedans. Maintenant, il faudrait que tout le monde puisse travailler main dans la main pour trouver des solutions. En attendant, oui, nous demandons un gel des dettes pour sauvegarder l’économie réunionnaise parce que dans l’urgence, c’est la meilleure des solutions".

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Jacky Balmine , Posté
Monsieur. mouniata le grand fédérateur, après nous avoir traités de non représentatif , de ne pas défendre les intérêt des petites entreprises, d'être les porteurs de valise des grandes entreprise... Il termine en disant qu'ils frauderaient que tous nous marchons main dans la main et défendre les emplois selon la conception de Monsieur Mouniata, 1/ ne nous trompons pas vous ne défendez pas les emplois mais vos profis -2/ concernant les grosses entreprises dans un passer pas si lointaine vous étiez un membre du MEDEF et à ce titre les porteurs de valises du grand patrona vous les connaissez mieux que nous 3/ en ce concerne votre représentativité nous vous retournons la questions que représentez vous, car vos moyens d'actions fondés sur la violence et la peur montre votre faiblesse au niveau de la représentativité dont vous vous drapez derrière vos grand camions ,défendre les congés payes des travailleurs c'est notre priorité et nous nous battrons pour faire reculer ces moyens fascisans