Conflit entre Arhès et la SIDR :

André Bigot suspend sa grève de la faim


Publié / Actualisé
Après une heure de discussions avec le député Thierry Robert ce vendredi 7 septembre 2012, André Bigot, le gérant d'Arhès, a suspendu sa grève de la faim aux alentours de 17 heures, tout comme les quatre personnes qui avaient cessé de s'alimenter pour soutenir le groupe Arhès. Sous réserve de la reprise des négociations avec la SIDR (société immobilière de La Réunion), le gérant d'Arhès et les salariés qui avaient investi le siège du bailleur social à Saint-Denis, ont décidé de lever le camp.
Après une heure de discussions avec le député Thierry Robert ce vendredi 7 septembre 2012, André Bigot, le gérant d'Arhès, a suspendu sa grève de la faim aux alentours de 17 heures, tout comme les quatre personnes qui avaient cessé de s'alimenter pour soutenir le groupe Arhès. Sous réserve de la reprise des négociations avec la SIDR (société immobilière de La Réunion), le gérant d'Arhès et les salariés qui avaient investi le siège du bailleur social à Saint-Denis, ont décidé de lever le camp.

"Je suis sûr que les positions peuvent être conciliées et que des solutions peuvent être trouvées", a déclaré pour sa part Thierry Robert, après s’être entretenu dans la matinée avec Philippe Jouanen, directeur de la SIDR, et dans l’après-midi avec André Bigot, gérât du groupe Arhès.

"Chacun peut faire un pas vers l’autre pour trouver une solution. Il y a urgence : le couperet risque de tomber le 11 septembre", a-t-il rappelé. C’est en effet le 11 septembre que le groupe Arhès passera devant le tribunal de commerce de Saint-Pierre, et l’entreprise risque le redressement judiciaire ou la liquidation. "116 emplois sont en jeu, et dans le contexte actuel, tous les emplois sont importants", a poursuivi Thierry Robert., qui s’est engagé à prendre immédiatement contact avec Philippe Jouanen.

Sous réserve de nouvelles négociations avec la SIDR, les cinq personnes qui avaient cessé de s’alimenter ce jeudi, dont le gérant d’Arhès, ont suspendu leur grève de la faim. Et les personnes qui avaient investi la cour du siège de la SIDR ont levé le camp. "Nous voulions être entendus, nous l’avons été par Thierry Robert. Nous voulions aussi un environnement serein pour reprendre les négociations, c’est pourquoi nous quittons les lieux", précise Arnaud Vignolles, pour le groupe Arhès.

De son côté, Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole du collectif Sauvons nos entreprises a regretté le fait qu’il faille à chaque fois taper sur le table pour avoir des avancées. Il a aussi déploré l’inaction des élus. "Malheureusement, il n’y a qu’un seul élu qui se déplace pour trouver des solutions. Les autres devraient prendre exemple sur lui", dit-il.

Rappelons que le groupe Arhès passera devant le tribunal de commerce ce mardi 11 septembre. En situation de sauvegarde depuis le 5 juillet 2011, le groupe accusait alors un déficit de 2,6 millions d’euros. Placé en sauvegarde, l’entreprise ne pouvait plus être confrontée à de nouvelles dettes. Or, elle a été dans l’incapacité de payer ses salariés au mois d’août 2012. Sans rentrée d’argent, elle risque fortement la liquidation judiciaire. C’est pourquoi André Bigot demande un rééchelonnement des paiements à la SIDR sur les deux opérations de logements sociaux en cours dans le Sud de l’île.

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