Dettes sociales et fiscales - Des entreprises vont assigner l'État, la CGSS et le RSI :

A. Bigot se mettra en grève de la faim devant le ministère de la justice


Publié / Actualisé
André Bigot, gérant du groupe immobilier Arhès, entamera une grève de la faim à partir du 1er février devant le ministère de la justice à Paris. Une action pour alerter sur la situation des entreprises en difficultés. "C'est la seule façon qu'il a trouvé pour se faire entendre. Il n'a plus rien à perdre et est prêt à mettre sa vie en danger", explique Jean-Éric M'Doima, président de Génération Réunion. Par ailleurs, ce dernier dénonce la reprise des mises en demeure et annonce qu'il compte, comme d'autres entrepreneurs, assigner les signataires du protocole d'accord signé en août dernier, - les entreprises en difficultés avaient obtenu le gel de leurs dettes sociales et fiscales. "Les entreprises ne se laisseront désormais plus duper", déclare le président de Génération Réunion.
André Bigot, gérant du groupe immobilier Arhès, entamera une grève de la faim à partir du 1er février devant le ministère de la justice à Paris. Une action pour alerter sur la situation des entreprises en difficultés. "C'est la seule façon qu'il a trouvé pour se faire entendre. Il n'a plus rien à perdre et est prêt à mettre sa vie en danger", explique Jean-Éric M'Doima, président de Génération Réunion. Par ailleurs, ce dernier dénonce la reprise des mises en demeure et annonce qu'il compte, comme d'autres entrepreneurs, assigner les signataires du protocole d'accord signé en août dernier, - les entreprises en difficultés avaient obtenu le gel de leurs dettes sociales et fiscales. "Les entreprises ne se laisseront désormais plus duper", déclare le président de Génération Réunion.

Le 2 août dernier, les entreprises en difficulté obtenaient, à l’issue d’une réunion en préfecture, un gel de leurs dettes sociales et fiscales, afin d'envisager des solutions plus pérennes. Autour de la table : le président de la Chambre de métiers, Bernard Picardo, le président de la Chambre de commerce et d'industrie de La Réunion, Ibrahim Patel, les représentants de l'Etat et des organismes fiscaux et sociaux tels que la CGSS ou le RSI.

Au mois de janvier 2013, selon Jean-Éric M’Doima, les choses n’ont pas vraiment évoluées. "Force est de constater le manquement de la part de tous les signataires. En effet, les poursuites ont quasiment redoublé au lendemain de la signature du protocole", affirme-t-il. Et les entreprises concernées sont loin d'avoir sorti la tête de l'eau, à l’image du groupe immobilier Arhès, en proie à d'importantes difficultés financières.

Déterminé à sauver son entreprise, le gérant, André Bigot a décidé d’entamer une nouvelle action. Il se mettra en grève de la faim devant le ministère de la justice à Paris à compter du 1er février 2013.  "Cette entreprise a été liquidée alors qu’elle disposait de marchés signés pour plus de 26 millions d’euros et un résultat positif de plus de 1,6 million d’euros. André Bigot, ayant tout investi dans son entreprise, n’a plus rien aujourd’hui. La seule et unique solution a sa disposition, étant donné la situation bloquée à La Réunion, est de partir à Paris et entamer une grève de la faim devant le ministère de la justice pour faire reconnaitre ses droits qui ont été bafoués", indique le président de Génération Réunion.

Il précise que le gérant d'Arhès n’a "aucune alternative que celle de mettre sa propre vie en danger. "Voilà aujourd’hui, ce qui risque de plus en plus d’arriver", déplore-t-il.

Outre l’action d’André Bigot, Jean-Éric M’Doima affirme que "les entreprises ne se laisseront désormais plus duper" et "contre-attaqueront immédiatement lorsqu’une tentative de tromperie se présentera à nouveau". "Nous comptons bien assigner à notre tour les mêmes signataires du protocole qui s’étaient engagés à geler les poursuites sous la responsabilité de la préfecture, pour les reprendre presqu’instantanément comme s’il ne s’était rien passé", explique-t-il.

Enfin, Jean-Éric M’Doima demande des "gages sérieux de la part des décideurs" et en appelle à "leur sens des responsabilités". "Notre détermination n’est plus à démontrer. Nous ne voulons plus être traités comme une république bananière où le droit s’arrange avec les circonstances", termine-t-il.

   

1 Commentaire(s)

Skwall974, depuis son mobile, Posté
...il me semblait que le gel des dettes avaient ete obtenu pour un duree d'un mois...quand on parle de tromperie n'exagere-t-on pas un peu? On parle egalement de marches publics? Dans ce cadre, est ce acceptable que des entreprises non a jour de cotisations sociales puissent concourir au dis "marches" face a d'autres qui supportent l'effort d'etre a jour de leurs obligations? N'y a-t-il pas un concept d'equite fondamental face a ces marches si juteux?