Primes indexées - Les soldats du feu réclament la mise en place d'une compensation :

Nouvelle manifestation des pompiers devant le SDIS


Publié / Actualisé
Les pompiers, qui protestaient devant le siège du SDIS (service départemental d'incendie et de sécurité) à Saint-Denis depuis 8 heures 30 ce vendredi, ont levé le camp peu après 12 heures. Ces derniers n'ont obtenu aucune réunion avec Nassimah Dindar, présidente du SDIS. Pour rappel, ils estiment que le protocole de sortie de crise signé ce mercredi n'est pas respecté. Les pompiers avaient eu l'assurance qu'ils n'auraient pas à rembourser le trop perçu des primes indexées - jugées illégales depuis le début du mois d'avril - mais également celle de la création d'une nouvelle prime pour compenser la perte de salaire. Or, Nassimah Dindar, présidente du SDIS, serait d'accord pour effacer la dette des pompiers mais pas sur le fait de mettre en place des primes compensatrices. "Nous sommes sur le cul", lance Willy Lauret, porte-parole de l'intersyndicale. Ce dernier prévient que les pompiers seront à nouveau rassemblés devant le siège du SDIS ce lundi si aucune réponse positive n'est donnée dans la journée.
Les pompiers, qui protestaient devant le siège du SDIS (service départemental d'incendie et de sécurité) à Saint-Denis depuis 8 heures 30 ce vendredi, ont levé le camp peu après 12 heures. Ces derniers n'ont obtenu aucune réunion avec Nassimah Dindar, présidente du SDIS. Pour rappel, ils estiment que le protocole de sortie de crise signé ce mercredi n'est pas respecté. Les pompiers avaient eu l'assurance qu'ils n'auraient pas à rembourser le trop perçu des primes indexées - jugées illégales depuis le début du mois d'avril - mais également celle de la création d'une nouvelle prime pour compenser la perte de salaire. Or, Nassimah Dindar, présidente du SDIS, serait d'accord pour effacer la dette des pompiers mais pas sur le fait de mettre en place des primes compensatrices. "Nous sommes sur le cul", lance Willy Lauret, porte-parole de l'intersyndicale. Ce dernier prévient que les pompiers seront à nouveau rassemblés devant le siège du SDIS ce lundi si aucune réponse positive n'est donnée dans la journée.

Le feu couve chez les pompiers. Suite à la remise en cause par Nassimah Dindar du protocole d’accord signé mercredi dernier entre les élus du SDIS et les organisations syndicales, les soldats du feu se disent "sur le cul". "La présidente du SDIS a indiqué, qu’au vu du contexte de crise à La Réunion, elle ne pouvait pas augmenter des salaires de 4 000 euros quand, en face, des personnes touchent 600 à 900 euros par mois. Sauf que le pompier de base ne perçoit pas 4 000 euros. Elle va faire quoi de cet argent retiré de nos salaire ?", explique un des membres de l'intersyndicale. "Nous pensons que c’est une manœuvre politicienne. Madame la présidente du SDIS nous utilise. Elle discrédite ses élus qui ont pouvoir sur le conseil d’administration", déplore, pour sa part, Willy Lauret.

Ce vendredi matin, ils étaient ainsi près d’une cinquantaine à venir crier leur colère devant le siège du SDIS. "Nous ne sommes pas en grève aujourd’hui. Spontanément, les gens sont venus car ils ont entendu les déclarations de la présidente dans la presse", précise Willy Lauret. Mais il prévient : "si Nassimah Dindar ne nous entend pas, la rue parlera. Dès lundi matin, les gens seront rassemblés ici en masse".

D’ici là, le porte-parole espère que la présidente du SDIS "prend conscience de ce qu’elle est en train de faire". "Si elle veut pas qu’il y ait grève, nous sommes partants. Mais je rappelle que nous sommes dans nos droits", ajoute-t-il.

Par ailleurs, au micro de Radio Festival sur le dossier SDIS, ce matin, Ibrahim Dindar, vice président du conseil général, a estimé que "les pompiers, qui sont des fonctionnaires et ont déjà un bon salaire, n'ont pas à se plaindre", d'autant plus, dit-il, que "la collectivité n'a pas l'argent pour maintenir les salaires". Il en "appelle à la responsabilité des soldats du feu" et souligne qu’il est normal "d’annuler la dette" et "qu’on ne peut pas inventer une nouvelle prime".

Pour rappel, les pompiers avaient obtenu satisfaction mercredi dernier en fin d'après-midi suite au conseil d'administration du SDIS (service d'incendie et de secours). Après près de deux heures de discussions, ces derniers ont eu l'assurance qu'ils ne rembourseraient pas le trop perçu des primes indexées, jugées illégale depuis le début d'avril, ainsi que la création d'une nouvelle prime pour compenser la perte de salaire.

En effet, dans un communiqué en date du 15 avril, le SDIS indiquait : "suite à une analyse juridique des droits des agents en la matière, qui a conclu que seul le traitement de base et ces compléments pouvaient être indexés, et sur demande de la Chambre régionale des comptes, le SDIS 974 se voit dans l’obligation légale de normaliser le montant des primes qui seront perçues à compter du mois de mai 2013".

Pour cela, il était demandé aux pompiers de rembourser une prime indexée, qui n’aurait pas dû l’être. Une prime dont le montant varie de 70 à 300 euros selon les grades. "On nous demande de rembourser ces primes sur deux ans. Ça équivaut à 1,2 millions d’euros", indiquait alors Willy Lauret, porte-parole de l’intersyndicale.

Par ailleurs, cette prime n’étant plus versée à compter du 30 mai, les organisations syndicales demandaient la mise en place d’un nouveau régime indemnitaire, "pour combler le manque à gagner". Elles affirmaient en effet que cela représente une perte de salaire de l’ordre de 2% à 4%.

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