Le Port-Est toujours paralysé (actualisé à 15 heures 25) :

Sermat: une partie de la direction claque la porte des négociations


Publié / Actualisé
François Xavier Brault, président du GIE Sermat, et M. De Peindray (SGM) ont décidé de quitter ce jeudi 16 mai 2013 la table des discussions afin de signifier leur désaccord avec les propositions de la direction du travail. Cette dernière avait proposé une expérimentation, sur une année, d'un service partiellement internalisé à la Sermat concernant 12 des 18 chariots cavaliers et la consultation du comité d'entreprise. La réunion a été suspendue. Les négociations reprendront vers 15 heures 30, sans la certitude de la présence de François Xavier Brault et de M. De Peindray. Rappelons que, pour leur part, les dockers se disent prêts à discuter et estiment que la balle est dans le camp du patronat. Par ailleurs, à 17 heures, un grand meeting de soutien aux grévistes sera organisé devant l'enceinte portuaire. Les élus de "tous bords politiques" y sont conviés, selon les dockers. Parmi eux, Paul Vergès. Le PCR (parti communiste réunionnais) estime, en effet, que l'obstination d'un patron de monopole au Port a déjà fait trop de dégâts depuis 12 jours. "Il faut qu'il arrête tout de suite de menacer La Réunion", souligne le parti, dans un communiqué.
François Xavier Brault, président du GIE Sermat, et M. De Peindray (SGM) ont décidé de quitter ce jeudi 16 mai 2013 la table des discussions afin de signifier leur désaccord avec les propositions de la direction du travail. Cette dernière avait proposé une expérimentation, sur une année, d'un service partiellement internalisé à la Sermat concernant 12 des 18 chariots cavaliers et la consultation du comité d'entreprise. La réunion a été suspendue. Les négociations reprendront vers 15 heures 30, sans la certitude de la présence de François Xavier Brault et de M. De Peindray. Rappelons que, pour leur part, les dockers se disent prêts à discuter et estiment que la balle est dans le camp du patronat. Par ailleurs, à 17 heures, un grand meeting de soutien aux grévistes sera organisé devant l'enceinte portuaire. Les élus de "tous bords politiques" y sont conviés, selon les dockers. Parmi eux, Paul Vergès. Le PCR (parti communiste réunionnais) estime, en effet, que l'obstination d'un patron de monopole au Port a déjà fait trop de dégâts depuis 12 jours. "Il faut qu'il arrête tout de suite de menacer La Réunion", souligne le parti, dans un communiqué.

* 11 heures 30 : la réunion de négociations entre les dirigeants du GIE (groupement d'intérêt économique) Sermat et les dockers a commencé. Juste avant, les deux parties ont été reçues une par une par la direction du travail. Il s'agit de trouver une issue rapide au conflit qui paralyse l'enceinte portuaire depuis plus de deux semaines. Les grévistes ont entamé ce jeudi leur 14ème jour de grève.

* 10 heures 40 : Danio Ricquebourg, délégué CGTR Sermat, est ressorti de son entrevue avec la direction du travail. Selon lui, cette dernière lui a assuré qu’il était difficile de sauver les 19 emplois. Il dénonce également un "plan afin de démanteler la Sermat".

* 9 heures 20 : après les dirigeants du GIE Sermat, c’est au tour d’une délégation de dockers, menée par Danio Ricquebourg, d’être reçue par la direction du travail.

Pour rappel, ce jeudi, deux propositions sont émises par la direction du travail. Des propositions allant dans le sens des dockers. En effet, la direction du travail préconise la mise en place rapide d’une expérimentation pour un service internalisé à la Sermat concernant 12 des 18 chariots cavaliers jusqu’en septembre 2014. Concernant les six autres chariots, la maintenance continuerait à être réalisée par en externe par SRMP/DMP avec ou sans une mise à disposition des 8 salariés de Sermat. Ce qui permettrait de "faire vivre les deux systèmes en parallèle pour mieux les évaluer par une mission d’expertise indépendante". La direction du travail a également proposé la mise en place immédiate d’un processus de consultation des instances représentatives du personnel sur l’activité du GIE et ses conséquences sur l’emploi.

Depuis le début du conflit, plus d’un millier de conteneur sont en attente de traitement sur les quais et les bateaux déroutés vers les ports de la zone. Les grévistes ont, toutefois, accepté de laisser sortir les denrées périssables de l’enceinte portuaire.

Cette paralysie de l’activité du port inquiète les organisations patronales et socio- professionnelles, la chambre de commerce et d’industrie de La Réunion et la chambre des métiers. Face à cette situation, qu’elles qualifient de "grave", ces dernières se mobilisent en appelant les entrepreneurs à se rassembler pacifiquement à 14 heures 30 devant la préfecture. Une délégation remettra alors au préfet Jean-Luc Marx une motion demandant que "des mesures soient prises pour rétablir la liberté de circulation des marchandises".

www.ipreunion.com

 

   

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