La grève continue à la Sermat :

Les dockers appellent à un grand rassemblement ce samedi au Port-Est


Publié / Actualisé
Les dockers de la Sermat ont lancé, ce vendredi 17 mai 2013, lors d'un kabar, un appel à la mobilisation ce samedi 18 mai devant l'enceinte portuaire. Un grand rassemblement est prévu à 16 heures. Seront notamment présents des élus du PCR (parti communiste réunionnais). Par ailleurs, les grévistes ont annoncé qu'ils vont adresser un courrier au préfet Jean-Luc Marx et au ministre des outre-mers Victorin Lurel afin d'exposer leur situation et demander un arbitrage. "Le préfet doit s'occuper des requins du Port", a lancé Danio Ricquebourg, délégué syndicale CGTR Sermat, avant de prévenir que "les acconiers ne mettront pas les dockers à genou". Pour rappel, ce vendredi 17 mai 2013, la 6ème réunion de médiation n'a rien donné. Les deux parties campent toujours sur leur position. Les acconiers ont d'ailleurs quitté la table des négociations.
Les dockers de la Sermat ont lancé, ce vendredi 17 mai 2013, lors d'un kabar, un appel à la mobilisation ce samedi 18 mai devant l'enceinte portuaire. Un grand rassemblement est prévu à 16 heures. Seront notamment présents des élus du PCR (parti communiste réunionnais). Par ailleurs, les grévistes ont annoncé qu'ils vont adresser un courrier au préfet Jean-Luc Marx et au ministre des outre-mers Victorin Lurel afin d'exposer leur situation et demander un arbitrage. "Le préfet doit s'occuper des requins du Port", a lancé Danio Ricquebourg, délégué syndicale CGTR Sermat, avant de prévenir que "les acconiers ne mettront pas les dockers à genou". Pour rappel, ce vendredi 17 mai 2013, la 6ème réunion de médiation n'a rien donné. Les deux parties campent toujours sur leur position. Les acconiers ont d'ailleurs quitté la table des négociations.

Selon Danio Ricquebourg, lors du "meeting de protestation" de ce samedi, "des décisions seront peut-être annoncées". "Les dockers sont déterminés. Ici, nous sommes dans une ville de combat. Le passé l’a à plusieurs reprises démontré. Les acconiers ne nous mettrons pas à genou", a-t-il déclaré, devant les personnes rassemblées devant l’enceinte portuaire ce vendredi en fin d’après-midi.

Le syndicaliste a aussi annoncé le vote, ce soir, par le parti communiste d’une motion afin "de demander à tous les maires d’être solidaires et d’apporter leur soutien sans faille aux dockers" et que des courriers seront adressés au ministre des outre-mers Victorin Lurel et au préfet Jean-Luc Marx. "Nous voulons que les patrons reviennent à la table des négociations, qu’ils prennent en compte les propositions, c’est à dire, l’internalisation et qu’ils sauvent des emplois. La démonstration a été faite. Ce n’est pas l’argent, ni le déficit qui sont les véritables motifs. La vraie raison est la suivante : Kalmar bat le beurre, les acconiers détournent l’argent. Nous l’avons dénoncé grâce à l’expert comptable", a-t-il souligné.

Danio Ricquebourg a ensuite précisé: "la situation est tendue. Il appartient au préfet de faire entendre raison aux acconiers. Les dockers, la population du Port et de La Réunion ne va pas rester les bras croisés. Si la mobilisation aboutit et que des barrages de routes sont dressés, il ne pourra pas dire qu’il ne savait pas. Il faut qu’il s’occupe des requins du Port".

Il a ensuite souligné que "les dockers entreront la semaine prochaine dans une phase, où tout peut arriver".

Pour rappel, initialement prévue à 10 heures, la réunion entre les dockers et la direction avait pourtant été reportée vers 15 heures. Mais ce vendredi, les deux parties ne sont toujours pas parvenue à trouver un terrain d'entente. Vers 16 heures, les acconiers ont quitté la table des négociations. Ils ont, en effet, confirmé leur volonté d'externaliser la maintenance des chariots cavaliers et de licencier. "De toute ma vie, pour la première fois, je vois un patron, par l'intermédiaire de son représentant, M. De Peindray, prendre les deux autres patrons en otage et de faire passer les membres de la direction du travail pour des abrutis", a lancé Danio Ricquebourg, délégué syndical de la CGTR Sermat. Il a pousuivi: "les acconiers nous ont annoncé qu'ils voulaient organiser des réunions pour licencier. Or, pour ces réunions, il faudrait avoir un comité d'entreprise". Le syndicaliste est aussi revenu sur la manifestation des patrons, qui s'est tenu ce jeudi devant la préfecture. "On a entendu des patrons dire qu’on prend en otage La Réunion. Parmi eux, le président du syndicat des stations-services. Son syndicat a bloqué plusieurs fois la SRPP", a-t-il souligné.

Hier jeudi, la 5ème réunion de médiation s’était aussi soldée par un échec. 

Par ailleurs, en début de soirée, dans un courrier, le PCR demande au préfet d’intervenir pour demander aux patrons de revenir à la table des négociations. Pour sa part, Ibrahim Patel, président de la CCI (chambre de commerce et d’industrie) Ile de La Réunion, appelle "au sens des responsabilités de tous" et au retour du dialogue entre les deux parties.

Conséquences de l'échec de ces médiations: le port-est continue d’être paralysé. Si les denrées périssables ont pu sortir de l’enceinte portuaire, plus d’un millier de conteneur sont toujours en attente de traitement sur les quais et les bateaux déroutés vers les ports de la zone. Une situation que dénoncent les organisations patronales et socio-professionnelles, la chambre de commerce et d’industrie de La Réunion et la chambre des métiers.

www.ipreunion.com

 

   

5 Commentaire(s)

Ridicule, Posté
Et alors, même s'ils gagnent 5 000 euros par mois, ils ont pas le droit de se battre pour leur emploi ? C'est débile d'attaquer des travailleurs qui se battent pour leur boulot. Tant que des travailleurs continueront à insulter d'autres travailleurs, le patronat se frottera les mains. La preuve, la direction de la Sermet envoie se faire voir la direction du travail (alors que les dockers sont prêts à reprendre le travail) et tout le monde trouve ça normal, surtout ceux qui parlent au nom des chomeurs et des smicards qu'ils ne sont pas. Arrèt fatigue amoin don
Alé dodo, Posté
Il faut arrêter de raconter n'importe quoi : les dockers ont dit qu'ils sont prêts à reprendre le travail sur la base des propositions faites par la direction du travail, par contre les patrons de la sermat ont quitté la table des négociations et ont refusé les propositions de la direction du travail (et donc de la préfecture). Il ne faut pas inverser les rôles , c'est les patrons qui paralysent La Réunion, pas les dockers (il suffit de lire la presse et de regarder les infos à la télé si on sait pas lire !!!!)
Sirius, Posté
C'est 5000 euros par mois qu'ils gagnent, pour une vingtaine d'heures de travail, quand on gagne ça, on fait profil bas et on ne paralyse par les entrepreneurs, consommateurs, et autres travailleurs smicads qui bientôt perdront leur travail.
Citoyens, Posté
Désolés, mais nous les chômeurs on ne peut comprendre des gens qui en veulent toujours plus, alors qu'ils ne ressentent aucune solidarité pour cette majorité de la population qui crève la faim! Et vous créez un vrai enfer dans cette petite île, où on devrait être à l'abri des bagarres d'ailleurs.
Run, Posté
Franchement lamentable qu'une poignée de personne gagnant plus de 2500 euros net par mois pour 30 heures de travail pas trop difficile puisse bloquer la Réunion
Le dockers ont toujours été une mafia prenant en otage la Réunion c'est pas nouveau Là dessus arrive le PCR qui est en perte de vitesse. Ce sont des gens dangeureux. Je propose aux dockers de démissionner et de laisser la place au 30% de chômeurs. Personne n'est solidaire on a tous le trouille de dire le contraire face à ces gens là. lamentable et pas de bol à la préfecture on ne veut pas de vague comme d'hab.
En attendant ceux qui travaillent ailleurs n'ont plus de marchandise plus de CA mais ça ils s'en moquent C pitoyable