Les négociations de nouveau bloquées (actualisé à 12h15) :

SHLMR : les salariés demandent des démissions et un médiateur


Publié / Actualisé
Alors que les négociations avaient repris ce mercredi 12 juin 2013 vers 9 heures entre la direction et les salariés de la SHLMR (société d'habitations à loyers modérés de La Réunion), elles ont été de nouveau interrompues une heure plus tard. Les grévistes en appellent désormais au président du conseil d'administration pour qu'il nomme un médiateur. Ils vont également rédiger une pétition pour réclamer la démission du directeur général Jean-François Moser et de la secrétaire générale Anne Sery.
Alors que les négociations avaient repris ce mercredi 12 juin 2013 vers 9 heures entre la direction et les salariés de la SHLMR (société d'habitations à loyers modérés de La Réunion), elles ont été de nouveau interrompues une heure plus tard. Les grévistes en appellent désormais au président du conseil d'administration pour qu'il nomme un médiateur. Ils vont également rédiger une pétition pour réclamer la démission du directeur général Jean-François Moser et de la secrétaire générale Anne Sery.

Les quelque deux cents salariés grévistes de la SHLMR nourrissaient de nouveaux espoirs de résolution du conflit, ce mercredi matin, quand les négociations ont redémarré vers 9 heures.

Gilbert Hoareau, délégué syndical CFDT, raconte la suite : "Vers 10 heures, à notre grand étonnement, le directeur nous annonce qu'il a des rendez-vous, qu'il doit partir et que les négociations reprendront vers 11 heures. On lui a répondu que s'il partait, nous aussi. On ne veut plus négocier avec ces gens-là qui nous manquent de respect."

L'annonce de l'interruption de la réunion aux grévistes rassemblés devant le site de Saint-Denis a provoqué un tollé, les salariés se lançant dans la rédaction d'une pétition pour réclamer la démission du directeur général Jean-François Moser et de la secrétaire générale Anne Sery. Pour sortir de cette situation de nouveau complètement bloquée, ils demandent également au président du conseil d'administration de nommer un médiateur.

Les revendications des salariés portent sur des augmentations de salaires suite à l'échec des NAO (négociations annuelles obligatoires) sur le sujet. La direction avait proposé aux salariés une hausse de 0,65 %, ce qu'ils ont refusé, réclamant 2,90 %. "Il y a trop d'inégalités dans les salaires. Certains concierges gagnent plus que certains agents de secteur, et les agents ne touchent pas tous le même salaire", témoignait ce matin un employé de Saint-Denis.

Les salariés protestent également contre la prime de 10 000 euros attribuée selon eux au directeur général.

De son côté, la direction de la SHLMR s'est exprimée mardi soir dans un communiqué, indiquant que "après la mise en place d’un 14e mois au bénéfice de tous les salariés en 2011, les revendications salariales sont encore en grand décalage avec l’évolution des loyers et la situation économique et sociale de La Réunion".

www.ipreunion.com

   

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