Une centaine de camions bloque toujours la préfecture :

J.B. Caroupaye : "l'île sera bloquée à 100% si nous ne sommes pas écoutés"


Publié / Actualisé
Le barrage des transporteurs en colère est toujours en place devant la préfecture à 10 heures ce mercredi 17 juillet 2013. "Si on ne nous écoute pas, si on continue à nous traiter comme des chiens, nous sommes en mesure de bloquer l'île à 100%" menace Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR 974 (fédération nationale des transporteurs routiers). "J'appelle toute la population à venir nous soutenir" ajoute-t-il. Le préfet a proposé de recevoir une délégation de 10 personnes. Les manifestants ont obtenu que ce chiffre soit porté à 23, "car notre mouvement regroupe plusieurs syndicats et associations et nous voulons que chacun d'entre eux soit représenté" explique Jean-Bernard Caroupaye. Le barrage est organisé par des transporteurs mécontents de ne pas avoir été invité à la réunion de concertation qui doit avoir lieu ce mercredi matin sur l'examen de l'apurement des dettes fiscales et sociales des entreprises. Michel Allamèle, du collectif des syndicats et associations professionnelles de La Réunion, est également sur place
Le barrage des transporteurs en colère est toujours en place devant la préfecture à 10 heures ce mercredi 17 juillet 2013. "Si on ne nous écoute pas, si on continue à nous traiter comme des chiens, nous sommes en mesure de bloquer l'île à 100%" menace Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR 974 (fédération nationale des transporteurs routiers). "J'appelle toute la population à venir nous soutenir" ajoute-t-il. Le préfet a proposé de recevoir une délégation de 10 personnes. Les manifestants ont obtenu que ce chiffre soit porté à 23, "car notre mouvement regroupe plusieurs syndicats et associations et nous voulons que chacun d'entre eux soit représenté" explique Jean-Bernard Caroupaye. Le barrage est organisé par des transporteurs mécontents de ne pas avoir été invité à la réunion de concertation qui doit avoir lieu ce mercredi matin sur l'examen de l'apurement des dettes fiscales et sociales des entreprises. Michel Allamèle, du collectif des syndicats et associations professionnelles de La Réunion, est également sur place

10 heures 25 : une délégation de 23 manifestants entre en préfecture pour un entretien avec le préfet Jean-Luc Marx. En grève de la faim depuis ce lundi pour obtenir le maintien du RSTA, Samuel Mouen du mouvement des Indignés,  fait partie de la délégation.

10 heures : Jean-Bernard Caroupaye a eu un entretien téléphonique avec Bernard Picardo, président de la chambre de métiers. "Il m'a dit qu'il allait venir sur place avec Ibrahim Patel, le président de la chambre de commerce et d'industrie" annonce le président de la FNTR 974.

9 heures 50 : "Nous voulons que le préfet reçoivent une délégation de 23 personnes, notre mouvement est large et il doit être correctement représenté" déclare Jean-Bernard Caroupaye qui revendique depuis des mois un étalement, voire un apurement, des dettes fiscales et sociales des entreprises en difficulté, ainsi que l'arrêt des poursuites à leur encontre. "On nous traite comme des chiens, la préfecture organise une réunion sur les dettes fiscales et sociales et elle ne nous invite pas. On nous traite comme des chiens" ajoute-t-il. Il demande à la population de "venir soutenir le mouvement" car, dit-il "il est temps de dire ça suffit". Il menace "nous avons des équipes au Port et à Saint-Pierre. Si nous ne sommes pas écoutés, nous allons bloquer l'île à 100%. Nous en avons marre".

9 heures 45 : la circulation dans le centre-ville de Saint-Denis est complètement saturée. De gros bouchons se sont formés aux entrées est et ouest de la ville. Et pour cause transporteurs ont installé leur barrage filtrant dès le lever du jour.

Pour rappel, le barrage est organisé par des transporteurs mécontents de ne pas avoir été invité à la réunion de concertation qui doit avoir lieu ce mercredi matin sur l'examen de l'apurement des dettes fiscales et sociales des entreprises. Les organismes sociaux, les chambres consulaires et une partie des syndicats, patronaux notamment, sont invités à cette rencontre. Mais des corps de métiers, les transporteurs entre-autres, n'ont pas été conviés. D'où leur colère.

"Il n'est pas possible de laisser des grands bourgeois décider seuls. Ces gens là ne connaissent rien aux problèmes des petits chefs d'entreprise réunionnais" s'exclame Jean-Bernard Caroupaye, porte-parole des transporteurs en colère et président de la FNTR 974 (fédération nationale des transporteurs). "On ne peut pas accepter d'être méprisé" renchérit Michel Allamèle, président de l'intersyndicale des professionnels de la route et membre du tout récent collectif des syndicats et associations professionnelles de La Réunion.

www.ipreunion.com

   

3 Commentaire(s)

Sd, Posté
ces individus transporteurs pendant qu'ils paye leur carburant pour rouler à 0,98 € alors que nous nous payons 1.22 et 1.62 ils nous privent de notre travail, on est obligé de rester plus de 3-4 heures dans les embouteillages. Nous aussi les particuliers nous voulons le gel et des délais raisonnables pour les paiements de nos dettes fiscales (on touchent parfois 600 euros par mois) Mr le Prefet débarrassez nous de ces emprofiteurs nuisibles à la Reunion. nous avons ras le bol. qu'il paye en totalité leurs dettes ficales comme les autre petite entreprise ou particuliers
RIPOSTE, Posté
@ Al! : Chacun est libre de s’exprimer sauf que tu payes tes cotisations à l’ URSSAF qui est en faillite depuis des lustres et c’est la seule entreprise de FRANCE ET DE NAVARRE qui assigne les entreprises en règle , tes impôts ne couvrent à peine la mauvaise gestion de l’état pour le reste ce n’est qu’une complainte , la REUNION est dirigée par des passants de passage sans aucune réalité . De temps en temps il est bon de ne plus se laisser marcher sur les pieds
Al!, Posté
Monsieur le Préfet,

En tant que jeune chef d'entreprise dans une société de services, je trouve cette situation scandaleuse.

Ces chefs d'entreprise ne respectent aucune règle sociale & fiscale depuis des années et exercent toujours.

Ils peuvent même bloquer librement les routes de l'île sans être inquiéter. Cela fait 5 ans que je gère 2 entreprises dans le service, et si j'ai un jour de retard pour payer les charges sociales, on m'applique des pénalités, alors même que ce retard peut-être dû à un étalement de paiement négocié avec les impôts pour pouvoir préserver ma trésorerie et assurer le paiement des salaires.

Si je ne suis pas à jour dans mes cotisations fiscales, sociales et assurances obligatoires (responsabilité civile professionnelle), je n'ai pas le droit d'exercer. Chaque année ma profession fait l'objet d'un contrôle pointu de la part de l'Etat, à travers différents organismes, mais également à travers des associations professionnelles où je suis obligé d'adhérer.

Il est quand même hallucinant pour moi de voir que des Transporteurs (voir même des agriculteurs) peuvent bloquer l'île en toute impunité, alors que si des commerçants s'amusaient à faire la même chose, la justice interviendrait rapidement pour nous empêcher de nuire à la bonne vie économique de l'île.

Pour rappel les charges salariales appartiennent aux salariés. Demander de ne pas les payer ou de les étaler sur 6 années revient à priver au salarié d'une partie de son salaire et de ses droits.

Ce que je trouve encore plus affligeant et de voir que ces mêmes transporteurs ne souffrent en règle général d'aucune difficulté financière dans leur train de vie personnel... Alors comment justifier que ce sont leurs salariés qui doivent continuer à maintenir leur train de vie en se privant d'une partie de leurs droits?

Cher Préfet, merci d'agir et d'enfin de faire arrêter ces situations de non droit. La justice doit être la même pour tous, quelque soit la puissance d'un syndicat et/ou la situation sociale sur l'île. Ce n'est pas parce que les agriculteurs ont toujours embauché au noir pour la coupe de canne, qu'il faut perpétuer ces traditions en interdisant les contrôles ursaff lors de la coupe (Décision de votre prédécesseur pour assurer la "paie sociale"). Ce n'est pas parce que ces transporteurs ont de "gros camions" qu'ils ont le droit de bloquer la voie publique...

En tant que chef d'entreprise, en tant que citoyen, je ne me verrai jamais bloquer la voie publique qui appartient à tous! Ne LAISSEZ pas ces hors la loi réitérer leur méfait de Novembre 2008! Montrez aux honnêtes citoyens, que leur place est toujours dans la République, et que les brigands & hors la loi n'ont leur place qu'en Prison!