Deux rapports sont attendus pour le mois de novembre :

La Sermat suspendue aux experts


Publié / Actualisé
Ce jeudi 26 septembre 2013, le comité d'évaluation et de suivi du GIE (groupement d'intérêt économique) Sermat a tenu à communiquer, par la voix d'Alix Séry, médiateur mandaté par la préfecture. L'occasion de préciser le fonctionnement de ce comité réunissant des représentants des employeurs, de la fédération port et docks de la CGTR et du Grand port maritime, mis en place suite au conflit social ayant paralysé le port Est au mois de mai dernier. C'est cette instance qui devra prendre des décisions en novembre prochain, basées sur les conclusions de deux experts, l'un pour l'organisation, l'autre pour la comptabilité.
Ce jeudi 26 septembre 2013, le comité d'évaluation et de suivi du GIE (groupement d'intérêt économique) Sermat a tenu à communiquer, par la voix d'Alix Séry, médiateur mandaté par la préfecture. L'occasion de préciser le fonctionnement de ce comité réunissant des représentants des employeurs, de la fédération port et docks de la CGTR et du Grand port maritime, mis en place suite au conflit social ayant paralysé le port Est au mois de mai dernier. C'est cette instance qui devra prendre des décisions en novembre prochain, basées sur les conclusions de deux experts, l'un pour l'organisation, l'autre pour la comptabilité.

Après les 19 jours de grève ayant frappé la Sermat au mois de mai 2013, la tension est retombée du côté du port Est. Mais l’avenir des entreprises du GIE – la Somacom, la SAMR et la SGM – et de leurs salariés demeure suspendu au diagnostic que rendront les deux experts.

"Le protocole d’accord signé prévoyait trois choses", précise Alix Séry, développant : "la mise en place des instances représentatives du personnel de la Sermat au sein du comité d’entreprise, un accord pour des départs volontaires et la mise en place de ce comité de suivi avec la nomination de ces deux experts." Concernant les départs volontaires, qui concernent "moins de 10 personnes" précise le médiateur, "des discussions sont en cours, il y a une procédure légale à suivre".

Reste donc maintenant à attendre les rapports d’expertise, l’un concernant le côté organisationnel de la Sermat, l’autre la comptabilité des trois sociétés qui ont accepté de jouer le jeu de la transparence. "A partir de ce diagnostic, le comité va décider des mesures à prendre", confie Alix Séry, désigné porte-parole. Il explique : "Le comité a été mis en place pour qu’on n’attende pas les mains dans les poches, mais au contraire pour poursuivre le dialogue entre les partenaires pour réfléchir aux problèmes de la Sermat. Il s’agit de recréer la confiance."

Le comité d’évaluation et de suivi se réunit donc assez régulièrement – une à deux fois par semaine -, pour "des discussions dans un climat constructif", souligne le représentant du préfet. "C’est parfois compliqué, mais il y a une volonté d’avancer pour arriver à ce que j’appelle le développement durable de la paix sociale sur le port, sans à chaque fois aller au carton...", poursuit-il. La plupart du temps, ces réunions rassemblant patrons, syndicats et médiateur autour d’une table sont consécutives aux "points d’étape" réalisés par les experts. "Ils nous fournissent des éléments sur lesquels on peut débattre", avoue Alix Séry.

Mais l’homme n’en dira pas plus, sous les yeux de Jean Brac de la Perrière, président de la Sermat et directeur de la SGM. "Beaucoup d’idées sont sorties, mais il est prématuré de dévoiler le contenu de nos travaux", souligne le médiateur. "Nous avons accepter de nous en remettre aux expertises, en leur donnant délégation pour qu’ils travaillent en toute sérénité", embraye Jean Brac de la Perrière.

C’est donc encore l’inconnue concernant le sort des trois sociétés et des 43 employés du GIE Sermat. "Tout les monde est d’accord pour dire qu’on ne discutera pas le diagnostic des experts. On en tirera les conséquences, mais le but est de prendre des mesures pour que ça se passe au mieux pour les entreprises et le personnel", conclut Alix Séry.

Les deux experts – choisis par le médiateur – doivent rendre leurs résultats à la fin du mois d’octobre. Ceux-ci doivent ensuite être agrégés en un seul et unique rapport définitif qui devrait être connu à la mi-novembre.

www.ipreunion.com

   

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