Le dispositif disparaîtra ce 31 décembre :

Prime Cospar : les discussions au point mort


Publié / Actualisé
Entamée dans la matinée et après deux heures de réunion dans les locaux de l'Arvise à Sainte-Clotilde, les discussions entre l'intersyndicale (CGTR, FSU, CFDT, FO, Solidaires, UNSA, CFTC) et le patronat (Medef, CGPME, UPA) au sujet de la prime Cospar ont à nouveau débouché sur rien ce lundi 23 décembre 2013. "Cette réunion n'a rien donné, on n'a rien obtenu. La bonne volonté du patronat n'a pas été mise en pratique", indique Paul Junot, secrétaire général de la CFTC. Aucun accord n'a été trouvé, les deux parties campant sur ses positions. Après cette quatrième rencontre en deux mois, l'avenir du dispositif semble de plus en plus flou à huit jours de sa disparition programmée. (photos archives)
Entamée dans la matinée et après deux heures de réunion dans les locaux de l'Arvise à Sainte-Clotilde, les discussions entre l'intersyndicale (CGTR, FSU, CFDT, FO, Solidaires, UNSA, CFTC) et le patronat (Medef, CGPME, UPA) au sujet de la prime Cospar ont à nouveau débouché sur rien ce lundi 23 décembre 2013. "Cette réunion n'a rien donné, on n'a rien obtenu. La bonne volonté du patronat n'a pas été mise en pratique", indique Paul Junot, secrétaire général de la CFTC. Aucun accord n'a été trouvé, les deux parties campant sur ses positions. Après cette quatrième rencontre en deux mois, l'avenir du dispositif semble de plus en plus flou à huit jours de sa disparition programmée. (photos archives)

Mais au delà des divergences d'opinions, Paul Junot est surtout surpris par la durée de la réunion, qui s'est écourtée à l'heure du déjeuner. Le secrétaire général de la CFTC s'explique : "en commençant à négocier à 11 heures, je me suis dit qu'à 12h30 la discussion d'arrêterait pour aller à table. Ca n'a pas manqué, les uns et les autres sont partis pour différentes obligations. Pourtant, au fil de la discussion, les tensions se sont dénouées. C'est toujours décevant de se dire que l'on n'a pas tout donné. Quand on parle, il faut parler jusqu'au bout. Et aujourd'hui, on n'a parlé qu'à moitié."

Pourtant, dans l'esprit, syndicats salariés et patronaux sont sur la même longueur d'onde : les partenaires sociaux veulent renouer le dialogue social et sont pour une pérennisation de la prime Cospar. Seulement, l'application concrète du dispositif empêche les négociations d'aboutir. Ce lundi, l'intersyndicale (CGTR, FSU, CFDT, FO, Solidaires, UNSA, CFTC) a proposé au patronat une nouvelle lettre d'engagement. Cette dernière a été refusée par les organisations patronales.

Dans sa proposition, les syndicats salariés souhaitent intégrer une commission de recours, ainsi qu'une commission de suivi pour arbitrer et évaluer le dialogue social. Mais surtout, l'intersyndicale demande aux entreprises de leur remettre les comptes des trois dernières années. Des suggestions qui ont été bottées en touche par les syndicats patronaux.

Après ce nouvel échec des négociations, faut-il s'attendre à une nouvelle réunion ? "Rien n'a été fixé. Si le patronat nous fait suivre quelque chose qui tient la route, on en discutera. Sinon, on n'avancera pas", répond Paul Junot. Sur le terrain, aucune manifestation n'est prévue, après la faible mobilisation du 29 novembre dernier : "nous avons fait l'expérience d'un combat avec peu de combattants. Certains ont déjà acquis l'intégration de la prime, tandis que d'autres sont plutôt dans une démarche de fatalité", estime le secrétaire général de la CFTC.

wwww.ipreunion.com

   

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