Le Port :

SIB : les salariés déplorent le manque de soutien des maires


Publié / Actualisé
Les maires de l'île avaient rendez-vous ce lundi 27 janvier 2014 au Port à l'occasion d'une réunion d'information avec les salariés de la SIB (société industrielle de Bourbon), appartenant au groupe Colgate/Palmolive. Sur les 24 édiles, selon Jocelyn Rivière, délégué syndical CGTR, seuls Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu et une délégation des villes du Port et de la Possession, - Huguette Bello, députée-maire de Saint-Paul, s'étant excusée -, ont répondu présent. Une déception pour ce dernier. "Les maires parlent de chômage mais ne se mobilisent pas", regrette-t-il, déplorant le manque de soutien. À noter qu'une nouvelle réunion entre direction et représentants du personnel est prévue ce mercredi 29 janvier.
Les maires de l'île avaient rendez-vous ce lundi 27 janvier 2014 au Port à l'occasion d'une réunion d'information avec les salariés de la SIB (société industrielle de Bourbon), appartenant au groupe Colgate/Palmolive. Sur les 24 édiles, selon Jocelyn Rivière, délégué syndical CGTR, seuls Thierry Robert, député-maire de Saint-Leu et une délégation des villes du Port et de la Possession, - Huguette Bello, députée-maire de Saint-Paul, s'étant excusée -, ont répondu présent. Une déception pour ce dernier. "Les maires parlent de chômage mais ne se mobilisent pas", regrette-t-il, déplorant le manque de soutien. À noter qu'une nouvelle réunion entre direction et représentants du personnel est prévue ce mercredi 29 janvier.

Alors qu’il s’agissait de "sensibiliser les maires sur leur cas lors de cette réunion, les salariés de la SIB ne cachent pas leur colère ce lundi. "C’est décevant. Les maires absents n’ont pas eu la politesse de nous prévenir. Ils sont trop occupés à se faire élire", lâche Jocelyn Rivière.

Selon lui, les salariés sont "révoltés", ce d’autant plus que, dit-il, le groupe Colgate/Palmolive leur a proposé de choisir, sous 6 jours, le pays, parmi une liste de 50, où ils aimeraient être reclassés. "C’est du mépris. On se fout vraiment de nous", affirme-t-il.

Ce dernier souligne également ne pas avoir plus d’indications concernant le choix du repreneur, trois entreprises locales s’étant en effet manifestées. "On nous a dit qu’il fallait attendre jusqu’au mois de mars, mais nous exigeons des réponses rapides. Sur le congé de reclassement pour les 29 salariés, - étalé sur 12 mois de mai 2014 à mai 2015, on se pose aussi beaucoup de questions. C’est une voie de garage", indique-t-il.

Se disant "dans l’incertitude" et "au pied du mur", le syndicaliste affirme également que les salariés ne se "laisseront pas faire". "Colgate/Palmolive s’en va la poche pleine. Mais, un moment donné, il faudra hausser le ton. On ne se fait pas passer pour des victimes, nous le sommes réellement", poursuit-il.

À noter que les salariés ont sollicité une audience auprès du préfet Jean-Luc Marx. Une nouvelle réunion est, par ailleurs, prévue ce mercredi entre la direction et les représentants du personnel.

www.ipreunion.com

   

1 Commentaire(s)

Michelle Brunet, Posté
Réunionnais, ne laissez pas mourir la SIB !

Attention : ceci est le premier licenciement boursier à La Réunion !

La SIB fait des bénéfices, mais pas suffisamment pour ses actionnaires, et les patrons de la multinationale ferment la boîte !

Et pourtant l'Etat a donné à la SIB un million et demi de subventions !!!!

Est-ce que ce genre de méthodes ne devrait pas être interdit dans une démocratie ?

Les ouvriers voudraient reprendre leur usine. On ne les y autorise pas. Et vous, ça vous paraît normal ? Ils ont la compétence, ils auraient les locaux et les machines : pourquoi le leur interdire ? Il suffirait que ce soit décidé au plus haut niveau de l'Etat ! Peut-être même au niveau du département?

Tout ça est trop injuste. Mais vous, Réunionnais, réagissez, ne laissez pas fermer cette usine.

Dans notre île si mal en point, un emploi est un emploi. Et là, il y en a 33.