Ils dénoncent les promesses non tenues pour leur reclassement :

Le Port : les salariés de la SIB prêts à retourner au conflit


Publié / Actualisé
Après avoir fait place à la résignation, la colère se répand de nouveau parmi les salariés de l'usine de SIB (Société industrielle de Bourbon), dont la fermeture a été actée le 28 février 2014. Ils dénoncent les promesses non tenues par le groupe Colgate/Palmolive, propriétaire de l'usine, concernant leurs conditions de reclassement. "Colgate est toujours en train de nous mentir", estime ainsi le délégué syndical CGTR Jocelyn Rivière, indiquant que les salariés sont prêts à entrer dans un nouveau conflit. "S'il le faut, on occupera l'usine jusqu'à ce qu'on trouve une solution", prévient-il.
Après avoir fait place à la résignation, la colère se répand de nouveau parmi les salariés de l'usine de SIB (Société industrielle de Bourbon), dont la fermeture a été actée le 28 février 2014. Ils dénoncent les promesses non tenues par le groupe Colgate/Palmolive, propriétaire de l'usine, concernant leurs conditions de reclassement. "Colgate est toujours en train de nous mentir", estime ainsi le délégué syndical CGTR Jocelyn Rivière, indiquant que les salariés sont prêts à entrer dans un nouveau conflit. "S'il le faut, on occupera l'usine jusqu'à ce qu'on trouve une solution", prévient-il.

Près d’un mois après la confirmation de la fermeture de l’usine de la SIB par le groupe Colgate/Palmolive, les salariés montent de nouveau au créneau. Ils protestent contre les conditions dans lesquelles s’est mis en place le plan de reclassement censé leur permettre de retrouver un emploi. Et déplorent l’absence d’information quant aux négociations avec un éventuel repreneur.

"Ce qui nous interpelle aujourd’hui, c’est que Colgate est toujours en train de nous mentir", considère Jocelyn Rivière. Il explique : "Dans le cadre du congé de reclassement, on passe par l’EME, l’espace mobilité pour l’emploi. Ce qu’ils nous ont proposé là-bas et ce que nous a proposé Colgate, c’est le jour et la nuit. Ils nous proposent une salle avec un ordinateur, une photocopieuse et un téléphone/fax. Ce sont des choses que l’on peut faire chez nous ou à Pôle emploi..."

"Ce qui avait été promis, ce sont des offres d’emploi valables et ce n’est pas le cas du tout. Aujourd’hui, ce qu’on nous dit c’est qu’on va nous accompagner pour faire un CV ou un lettre de motivation... Ce n’est pas ce qu’on demande. Nous, tout ce qu’on demande c’est de pouvoir retrouver un emploi", poursuit le délégué syndical.

Une situation que dénonce également vivement Philippe Duverger, délégué du personnel. "Colgate avait dit que le cabinet Stratégie consultants avait l’obligation de nous reclasser, de retrouver un travail pour tout le monde. Ils ont dit que personne ne resterait sur le carreau. Mais aujourd’hui face à la réalité des choses, on se rendra compte le jour où on recevra notre lettre de licenciement qu’on se sera tous fait couillonner !", lance-t-il.

Au sein des salariés, la colère s’est donc de nouveau répandue face à ce qu’ils considèrent comme un "nouveau mensonge" de la direction de Colgate/Palmolive. "On a eu raison de ne rien signer avec eux, car on voit bien que ce sont des paroles en l’air", souligne Jocelyn Rivière, indiquant que les employés sont prêts se mobiliser de nouveau : "Même s’ils arrivent avec leurs lettres de licenciements, on n’est pas près de quitter les lieux ! On sait qu’à Saint-Paul il y a le siège de Colgate, s’il faut on va aller là-bas et on occupera l’usine jusqu’à ce qu’on trouve une solution."

"Aujourd’hui on va commencer à remobiliser tout le personnel pour leur faire comprendre que le combat va peut-être reprendre et se durcir deux fois plus !", conclut Philippe Duverger.

www.ipreunion.com

   

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