Port-Est - Les dockers entament leur 3ème jour de grève :

Sermat : une nouvelle réunion et l'espoir d'une issue


Publié / Actualisé
Ce jeudi matin 3 juillet 2014, les dockers de la Sermat ont tenu une nouvelle assemblée générale devant les grilles du Port-Est avant d'en libérer les accès, à l'aube du troisième jour de leur mouvement de grève entamé ce mardi 1er juillet. Les négociations avec le président de la Sermat Franck Doki-Thonon ont de nouveau échoué ce mercredi, ce dernier refusant toujours l'embauche d'un technicien supplémentaire, ou même de deux CDD comme l'ont proposé les salariés. Mais une nouvelle réunion entre les deux parties est prévue dans l'après-midi, les dockers ne désespérant pas de reprendre le travail dès ce jeudi en cas d'accord. Comme la veille, les navires transportant les voitures et le vrac sont traités normalement, seuls les bateaux transportant les conteneurs ne seront pas déchargés.
Ce jeudi matin 3 juillet 2014, les dockers de la Sermat ont tenu une nouvelle assemblée générale devant les grilles du Port-Est avant d'en libérer les accès, à l'aube du troisième jour de leur mouvement de grève entamé ce mardi 1er juillet. Les négociations avec le président de la Sermat Franck Doki-Thonon ont de nouveau échoué ce mercredi, ce dernier refusant toujours l'embauche d'un technicien supplémentaire, ou même de deux CDD comme l'ont proposé les salariés. Mais une nouvelle réunion entre les deux parties est prévue dans l'après-midi, les dockers ne désespérant pas de reprendre le travail dès ce jeudi en cas d'accord. Comme la veille, les navires transportant les voitures et le vrac sont traités normalement, seuls les bateaux transportant les conteneurs ne seront pas déchargés.

"On attend que nos points de revendications soient accordés pour pouvoir reprendre le travail ce matin ou dans l’après-midi" : à l’image du délégué syndical de la CGTR Ports et Docks Raphaël Gossard, l’heure est plutôt à l’optimisme ce jeudi 3 juillet du côté des salariés grévistes de la Sermat.

Car si les négociations de la veille ont à nouveau débouché sur un échec et le départ du président Franck Doki-Thonon, elles ont tout de même permis certaines avancées notables. Notamment la prise en compte par l’inspection du travail d’un réel problème de sous-effectif pour assurer la maintenance des chariots cavaliers.

"Nous avons amené nos plannings pour les soumettre à l’inspection du travail, car plusieurs de nos collègues n’ont eu que deux jours de repos durant le mois d’avril", raconte Raphaël Gossard. "L’inspectrice a dit que ce n’était pas possible et a proposé au président de négocier", poursuit-il. Et d’après Danio Riquebourg, secrétaire général de la CGTR Ports et Docks, "la direction du travail a établi qu’on était en dehors du cadre légal et que le président était au courant de ces problèmes d’effectif depuis le comité d’entreprise du 17 janvier 2014 et qu’il n’a rien fait".

Pour pallier à ce manque d’effectifs faisant suite aux sept départs volontaire, les salariés avaient en premier lieu demandé l’embauche d’une personne en CDI, le seul candidat étant un salarié licencié il y a 5 ans. Face au refus catégorique de la direction, il n’en est plus question aujourd’hui. Les dockers proposent en revanche l’embauche de deux personnes en CDD pour six mois. Mais là encore, ils se sont heurtés au président Franck Doki-Thonon.

"On était assez confiant pour signer cet accord hier soir (mercredi, ndlr), mais notre président a encore fait des siennes. Il est monté sur ses grands chevaux en disant que deux CDD ce n’était pas possible et il a quitté la salle", déplore Raphaël Gossard. "Il n’accepte rien. On lui avait proposé une embauche, il n’a pas voulu. On lui a proposé deux CDD, il ne veut pas non plus", insiste-t-il.

La nouvelle réunion prévue ce jeudi pourrait néanmoins s’avérer plus concluante, les salariés de la Sermat se montrant confiants pour touver une issue et reprendre le travail dans la journée. Notamment car, selon Danio Riquebourg, "deux acconiers sur trois ne sont pas opposés à l’embauche de deux CDD".

Si cette solution a les faveurs des dockers, de l’inspection du travail et d’une majorité des acconiers, un accord pourrait en effet intervenir dans les heures qui viennent.

www.ipreunion.com

   

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