Le personnel licencié attend un accord avec la direction :

Giordano : Les grévistes décident d'occuper les locaux


Publié / Actualisé
Mobilisés depuis plus d'un mois au Port, les salariés grévistes de Giordano Industries ont décidé de passer à l'action ce lundi 7 juillet 2014. Terminé le simple piquet de grève devant la société, le personnel sous le coup d'un licenciement a décidé d'occuper les locaux. "On est dans l'usine, on va dormir dans l'accueil et à l'entrée des bureaux jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé", indique Jean-Paul Hoarau, délégué syndical à la CFDT. Jeudi dernier, la réunion entre les représentants des employés et la direction n'avait rien donné.
Mobilisés depuis plus d'un mois au Port, les salariés grévistes de Giordano Industries ont décidé de passer à l'action ce lundi 7 juillet 2014. Terminé le simple piquet de grève devant la société, le personnel sous le coup d'un licenciement a décidé d'occuper les locaux. "On est dans l'usine, on va dormir dans l'accueil et à l'entrée des bureaux jusqu'à ce qu'un accord soit trouvé", indique Jean-Paul Hoarau, délégué syndical à la CFDT. Jeudi dernier, la réunion entre les représentants des employés et la direction n'avait rien donné.

En une semaine, les salariés grévistes de Giordano Industries ont pris un sacré coup au moral. Assez optimistes avant la réunion de la commission régionale de conciliation organisée le 3 juillet, les représentants du personnel sont sortis énormément déçu, voire dégoûté de cette médiation.

"Ils n’ont rien voulu entendre... Ils ne veulent rien lâcher, pas un centime de plus", avait commenté Jean-Paul Hoarau, délégué syndical à la CFDT. Les syndicalistes avaient demandé à la direction de négocier les indemnités des six employés concernés par une procédure de licenciement. Une requête rejetée en bloc par la société spécialisée dans la fabrication de chauffe-eau solaire.

C’est donc au bout du rouleau et quelque peu désespérés que les salariés grévistes se sont retrouvés ce lundi sur le site du Port. Un désespoir qui se traduit donc par une action symbolique : l’occupation des locaux. "On n’a plus le choix. Ils ne veulent rien entendre, ils ferment toutes les portes. Alors nous resterons ici le temps qu’il faut", prévient Jean-Paul Hoarau.

Vendredi dernier, le délégué de la CFDT avait annoncé qu’il allait "durcir le mouvement, car apparemment c’est le seul moyen de se faire entendre." Face au refus de la direction réunionnaise, qui dépend de la maison-mère basée à Aubagne, les grévistes de Giordano sont toujours déterminés à poursuivre leur combat. Pour le moment, aucune médiation n'est prévue avec les représentants de Giordano Industries.

www.ipreunion.com

   

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