Un déploiement important des forces de l'ordre a eu lieu :

Cilam : Le barrage levé, les éleveurs peuvent livrer leur lait


Publié / Actualisé
Une semaine jour pour jour après le début de la grève à la Cilam, le barrage devant l'usine de la Ligne Paradis a été levé ce lundi 7 juillet 2014. Depuis 7 heures du matin, les camions des éleveurs sont libres de passer pour livrer leur lait. Les grévistes ont décidé de cesser leur blocus, alors qu'un important dispositif de police s'est déployé tôt dans la matinée devant les locaux de la Compagnie des Mascareignes. Ce déploiement des policiers, menés par Jean-François Lebon, vient à la suite de la décision rendue par le tribunal ce vendredi et ordonnant aux grévistes de libérer les accès de l'usine. "Jean-Luc Marx, préfet de La Réunion, a ordonné l'intervention des forces de l'ordre pour assurer le libre accès aux locaux de la société et la libre circulation des véhicules", indique la préfecture dans un communiqué. Toute la circulation est bloquée aux abords du site, les automobilistes sont déviés vers d'autres rues. La grève des salariés continue, une commission de conciliation aura lieu mardi matin.
Une semaine jour pour jour après le début de la grève à la Cilam, le barrage devant l'usine de la Ligne Paradis a été levé ce lundi 7 juillet 2014. Depuis 7 heures du matin, les camions des éleveurs sont libres de passer pour livrer leur lait. Les grévistes ont décidé de cesser leur blocus, alors qu'un important dispositif de police s'est déployé tôt dans la matinée devant les locaux de la Compagnie des Mascareignes. Ce déploiement des policiers, menés par Jean-François Lebon, vient à la suite de la décision rendue par le tribunal ce vendredi et ordonnant aux grévistes de libérer les accès de l'usine. "Jean-Luc Marx, préfet de La Réunion, a ordonné l'intervention des forces de l'ordre pour assurer le libre accès aux locaux de la société et la libre circulation des véhicules", indique la préfecture dans un communiqué. Toute la circulation est bloquée aux abords du site, les automobilistes sont déviés vers d'autres rues. La grève des salariés continue, une commission de conciliation aura lieu mardi matin.

C’est un véritable retournement de situation qui a eu lieu à la Cilam ce lundi matin. Alors que la situation semblait se détendre avec la prochaine réunion de la commission de conciliation - prévue ce mardi - un important déploiement des forces de l’ordre a eu lieu tôt dans la matinée. "A 7 heures du matin, un paquet de policiers est arrivé. Ils sont là pour faire ouvrir les barrages et faire passer les camions", décrit Fabrice Lauret, représentant du personnel en grève.

L’ordre est venu du préfet de La Réunion. "Alors que les possibilités de médiation n'ont pas été saisies jusqu’à présent, conformément à la décision de justice et considérant tout particulièrement les risques de confrontation, Jean-Luc Marx, préfet de La Réunion, a ordonné l'intervention des forces de l’ordre pour assurer le libre accès aux locaux de la société et la libre circulation des véhicules", souligne la préfecture dans un communiqué publié ce lundi matin. "On soufrait d’une fermeture des accès à nos sites par un petit nombre de personnes. Le fait que cet accès ait été rouvert nous permet de fonctionner normalement", ajoute Gilles Espitalier-Noël, directeur de la Cilam, au micro de RTL Réunion.

Ce sont des dizaines de membres de force de l’ordre venus de Saint-Denis qui sont positionnés autour du site de la Ligne Paradis. Une décision à moitié surprenante alors qu’une réunion de la commission régionale de conciliation pourrait être convoquée ce mardi. Dès lundi soir, les syndicalistes pensaient d’ailleurs lever les barrages pour montrer leur bonne volonté. "On pensait que la situation allait se détendre. Mais on va rester mobilisés et laisser les camions entrer", assure Fabrice Lauret. La décision de lever le blocage a été prise la veille au soir, "lorsque nous avons appris la confirmation de la réunion de la commission de conciliation", indique Clara Derfla, déléguée syndicale CGTR.

Si le barrage de l’usine est levé, la mobilisation continue et les salariés grévistes entament leur huitième jour de grève. Employés syndiqués et direction se retrouveront mardi matin à Saint-Denis autour de la commission régionale de conciliation. "Ceci étant, notre position est restée constante tout au long du conflit : nous ne sommes pas dans un temps de négociations, le personnel qui souhaite travailler doit être autorisé à le faire. Ce point de vue n’a pas changé depuis. Les négociations salariales ont eu lieu, elles sont closes", prévient d'emblée Gilles Espitalier-Noël, directeur de la Compagnie des Mascareignes.

www.ipreunion.com

   

4 Commentaire(s)

Lulu, Posté
Corrigeons les erreurs : c'est bizarre je vois madame GUNTHER SAES, directrice départementale de la sécurité publique sur les photos et le directeur adjoint LEBON a coté. Le dispositif policier était donc déployé sous l'autorité de Madame GUNTHER SAES.
T42, Posté
Le principe de la libre circulation des marchandises est énoncé à l'article 3 paragraphe 1 du Traité instituant la Communauté européenne. Auparavant les routiers de métropole, comme les routiers réunionnais bloquaient les routes. C'est fini en métropole. Pourquoi ? La commission européenne a décidé d'infliger des amendes à La France pour non respect de cette clause. Maintenant les forces de police interviennent tout de suite, font partir les grévistes et même interviennent avec des bulldozers pour pousser les camions récalcitrants sur le bas-côté. Une fois a suffit. Maintenant tous les routiers sont au courant.
Citoyens du Sud, Posté
Y'en a marre de ces grévistes à la gomme qui à 5-6 (supprimé pour injures - webmaster ipreunion.com) font grève tous les 4 mois! La moitié des chômeurs veulent bien prendre leur boulot dans les conditions qu'ils ont déjà! Et après on se demande pourquoi tout va de travers à La réunion!?
Citoyen, depuis son mobile, Posté
Ben il etait temps !! Le Prefet s'est enfin decide ! Il aurait du le faire depuis bien longtemps !!