Nouveau mouvement social dans le monde du BTP :

Grève illimitée chez Eiffage


Publié / Actualisé
L'air est décidément à la contestation au sein des grandes entreprises de BTP. Alors que la grève vient de s'achever à la GTOI, c'est cette fois la société Eiffage et sa filiale Hydrotech qui sont touchées par un mouvement de grève illimité ce jeudi 4 septembre 2014. Les grévistes dénoncent la "très mauvaise gestion" de leur direction et réclament le départ du directeur Stéphane Brossard et du directeur administratif Yohann Natio. Les salariés s'inquiètent également de l'intention de la direction de mettre une vingtaine d'employés au chômage partiel, au prétexte d'un contexte économique difficile et d'un carnet de commandes de plus en plus compliqué à remplir.
L'air est décidément à la contestation au sein des grandes entreprises de BTP. Alors que la grève vient de s'achever à la GTOI, c'est cette fois la société Eiffage et sa filiale Hydrotech qui sont touchées par un mouvement de grève illimité ce jeudi 4 septembre 2014. Les grévistes dénoncent la "très mauvaise gestion" de leur direction et réclament le départ du directeur Stéphane Brossard et du directeur administratif Yohann Natio. Les salariés s'inquiètent également de l'intention de la direction de mettre une vingtaine d'employés au chômage partiel, au prétexte d'un contexte économique difficile et d'un carnet de commandes de plus en plus compliqué à remplir.

Troisième groupe de BTP français derrière Vinci et Bouygues, cinquième groupe européen, Eiffage ne connaît pas la même fortune sur le territoire réunionnais. Après avoir participé au chantier de la route des Tamarins, la société a notamment connu un sérieux revers en voyant le lot viaduc (750 millions d’euros) du chantier de la nouvelle route du Littoral revenir au groupement Vinci-Bouygues. Eiffage avait même déposé plusieurs recours pour contester l’appel d’offres, recours qui seront finalement rejetés en décembre 2013.

La situation ne s’est pas vraiment améliorée depuis, au point qu’Eiffage envisage de placer vingt de sa soixantaine d’employés contractuels au chômage partiel, en attendant les futurs appels d’offre et des jours meilleurs. Une décision qui heurte les salariés d'Eiffage et d'Hydrotech. Selon eux, non seulement la direction est entièrement responsable de la mauvaise situation de l’entreprise, mais elle anticiperait par là de futurs licenciements économiques et donc des indemnités beaucoup plus faibles pour des employés en situation de chômage partiel.

Un préavis de grève illimitée a donc été déposé avec des revendications claires : le départ du directeur Stéphane Brossard et du directeur administratif Yohann Natio.

www.ipreunion.com

   

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