Saint-Denis :

Dénonciation de "logements indécents" : l'ARS et la CAF en visite aux Lataniers


Publié / Actualisé
Ce mercredi 2 juillet 2015, l'Agence régionale de santé (ARS) et la Caisse d'allocations familiales (CAF) sont venues constater l'état des logements de l'immeuble des Lataniers (SIDR) au Butor à Saint-Denis, en présence des locataires et d'Erick Fontaine, président de la Confédération nationale du logement. L'ARS et la CAF rendront leur rapport en fin de semaine prochaine.
Ce mercredi 2 juillet 2015, l'Agence régionale de santé (ARS) et la Caisse d'allocations familiales (CAF) sont venues constater l'état des logements de l'immeuble des Lataniers (SIDR) au Butor à Saint-Denis, en présence des locataires et d'Erick Fontaine, président de la Confédération nationale du logement. L'ARS et la CAF rendront leur rapport en fin de semaine prochaine.

La CNL et les locataires de l’immeuble de la SIDR ont alerté l’Agence régionale de santé pour constater les dégâts que comportent plusieurs appartements de l’immeuble des Lataniers, achevé en août 2013, au Butor à Saint-Denis. Ils dénoncent des problèmes d’infiltration d’eau importants, de la moisissure ainsi que des problèmes électriques.

"Les infiltrations dans les appartements ont commencé il y a un an, au moment du cyclone Béjisa", confie une locataire. "Des morceaux du plafond se sont décrochés, les ampoules éclatent chaque semaine", ajoute-t-elle. C'est pourquoi les habitants se sont tournés vers Erick Fontaine, président de la CNL, afin de faire entendre leur voix auprès de la SIDR.
 
Ce jeudi matin, l’ARS et la CAF ont visité les appartements signalés (pour lesquels les loyers varient entre 600 et 800 euros par mois) et dresseront un rapport en fin de semaine prochaine, "qui appuiera l’action en justice au tribunal d’instance lancée par les locataires", précise le président de la CNL.

Selon la CNL, la  SIDR risque de se voir retirer l’allocation logement et de ne percevoir que la contribution des locataires, si le rapport confirme "l’indécence" des habitations. Pour étayer le dossier, la CNL indique qu'elle présentera également les certificats médicaux prouvant la responsabilité de l'état du logement quant aux allergies et aux problèmes respiratoires de certains habitants.

Pour l’heure, seul le terme de "logement indécent" peut être retenu selon l’ARS, l’insalubrité relevant d’autres critères, comme la présence de plomb dans l’habitat.

Contactée par Imaz Press, la SIDR ne s'est pour l'instant pas exprimée sur le sujet.

www.ipreunion.com

   

Votre avis nous intéresse, soyez le premier à vous exprimer !