Rénovation et réhabilitation des logements (actualisé) :

Sainte-Clotilde : les salariés de la Soliha débrayent pour réclamer le lancement des chantiers


Publié / Actualisé
Depuis 7h30, ce vendredi 15 avril 2022, une dizaine de salariés de la Soliha (Solidaires pour l'habitat) manifestent devant la salle Candin à Sainte-Clotilde (Saint-Denis). Ils dénoncent des dysfonctionnements au sein de cette entreprise spécialisée dans la rénovation des logements appartenant à des familles aux revenus modestes. Les grévistes pointent des lenteurs dans le traitement des dossiers des bénéficiaires et dans le lancement de chantiers. (Photo DR)
Depuis 7h30, ce vendredi 15 avril 2022, une dizaine de salariés de la Soliha (Solidaires pour l'habitat) manifestent devant la salle Candin à Sainte-Clotilde (Saint-Denis). Ils dénoncent des dysfonctionnements au sein de cette entreprise spécialisée dans la rénovation des logements appartenant à des familles aux revenus modestes. Les grévistes pointent des lenteurs dans le traitement des dossiers des bénéficiaires et dans le lancement de chantiers. (Photo DR)

"Ils (la Soliha - ndlr) prennent des prestataires et ne font pas le travail comme il faut. Les dossiers arrivent pour une mise en chantier et restent en attente", dénonce Clara Derfla de l’UR 974 (Union Régionale 974). Des dizaines de familles, "une cinquantaine au minimum", attendent toujours que leurs dossiers soient traités, "mais depuis 2 ans…, rien", note la secrétaire générale de l'UR974.

Les travaux de réhabilitation et de rénovation sont financés à hauteur de 80% par le conseil départemental. Ce financement est directement versé à la Soliha, à charge pour elle d'effecuer les travaux. "On parle de 8.000 à 10.000 euros pour chaque chantier, mais les dossiers attendent deux ans pour être mis en chantier, ce n’est pas normal' s'insurge Clara Derfla

La syndicaliste souligne que le Département, interpellé par des familles, a déjà échangé sur le sujet avec la direction de l'entreprise

Autre point de discorde, les dysfonctionnements au sein même de l’entreprise, "notamment en ce qui concerne les embauches" notent les salariés et la syndicaliste.

- La direction "surprise" du débrayage -

La direction générale se dit "surprise" du débrayage. Mickaël Sihou, directeur, rappelle qu'il a réalisé un "audit général" suite à son arrivée fin 2019, pour répondre aux accusations de "dysfonctionnements". "L’objectif est de doubler le nombre de dossiers. A cet effet le département nous a demandé de renforcer nos équipes sur les trois prochaines années. Ainsi notre souhait est de réduire les délais de traitement et soutenir les artisans qui ont adhéré au changement" ajoute-t-il.

Sur le mal être au travail, il rappelle le déménagement "des Deux-Canons (où nous étions depuis 40 ans, sans aménagement) vers la ZAC Foucherolles pour les locaux plus spacieux et aérés". Sur les retards de dossiers, cela résulte "en partie aux séquences “Gilets jaunes”, COVID 19, aux dossiers du traitement de l’amiante et maintenant à la “guerre” Ukraine/Russie".

Lisez ici la réaction de la direction générale.

ma.m/www.ipreunion.com/[email protected]

   

1 Commentaire(s)

Martin, Posté
J'ai entendu dire que les montants étaient même plus élevés. Prendre de l'argent sans faire le boulot, ça ne s'appelle une escroquerie en droit' Des employeurs en viennent à réclamer du travail de leur part de leur entreprise. On marche sur la tête. Mais que fait l'Etat'