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Force athlétique : Nadège Barrere prête pour les championnats d'Europe


Publié / Actualisé
A 42 ans et après un an d'entraînement seulement, Nadège Barrere est qualifiée pour les championnats d'Europe de force athlétique. Sa discipline, qui consiste à soulever une charge maximale sur trois mouvements distincts, demande un entraînement lourd et quotidien. Déjà championne de La Réunion, Nadège Barrere a rendez-vous en République tchèque dans deux semaines pour la compétition européenne, et enchaînera en septembre avec le championnat de France. (Photos et vidéos rb/www.ipreunion.com)
A 42 ans et après un an d'entraînement seulement, Nadège Barrere est qualifiée pour les championnats d'Europe de force athlétique. Sa discipline, qui consiste à soulever une charge maximale sur trois mouvements distincts, demande un entraînement lourd et quotidien. Déjà championne de La Réunion, Nadège Barrere a rendez-vous en République tchèque dans deux semaines pour la compétition européenne, et enchaînera en septembre avec le championnat de France. (Photos et vidéos rb/www.ipreunion.com)

Elle le présente avant tout comme un "challenge personnel" : à 42 ans, Nadège Barrere prépare son envol pour la République tchèque. Objectif : les championnats d'Europe qui se déroulent la deuxième semaine de juillet à Pilsen, à l'ouest du pays.

Championne de La Réunion, elle n'a pour autant jamais concouru dans une compétition à échelle européenne, ni même nationale. Le championnat de France, lui, l'attend pour le mois de septembre.

- Une passion récente -

La force athlétique est un dérivé de l'haltérophilie. Le sport consiste à soulever une charge du sol, en trois mouvements distincts : d'abord la flexion de jambes appelé squat en anglais, le développé couché (bench press en anglais) et enfin le soulevé de terre, aussi appelé "deadlift". Le jour J, les athlètes ont trois essais pour chaque mouvement.

Nadège Barrere connaissait le crossfit et la gymnastique artistique mais n'a touché à la force athlétique que récemment. "J'ai démarré avec ma fille, pour l'accompagner dans ses entraînements il y a de ça un an et demi environ. Et puis finalement je me suis prise au jeu et je me suis qualifiée pour les compétitions nationales. Depuis ça s'enchaîne" nous raconte-t-elle.

Ses entraînements prennent du temps : cinq fois par semaine, à raison de 3 heures à chaque fois, le soir, quand elle rentre du travail. C'est une activité qu'il faut savoir mener "à côté de sa vie professionnelle et de la vie de famille aussi" admet-elle. C'est d'ailleurs en solo et sans sponsors qu'elle va se rendre en République tchèque pour les championnats d'Europe, par ses propres moyens. Coût du voyage : environ 3.000 euros par personne pour 10 jours.

- "On y va pour apprendre" -

A ses côtés, son entraîneur, Damien Stymans. Le coach essaie de gérer la fin de l'entraînement au mieux, avant le grand jour. "C'est un entraînement tout au long de l'année, en différentes parties, mais là on arrive sur la fin donc ça devient très lourd" explique-t-il. "Le but c'est d'arriver le plus en forme possible le jour de la compétition, avec les meilleures performances possibles."

Si cette semaine est particulièrement chargée, la prochaine le sera moins pour ménager Nadège Barrere. "Il ne faudrait pas arriver fatiguée, surtout qu'il y a le transport à prendre en compte : il y aura un grand vol jusqu'à Paris et encore un vol derrière" rappelle-t-il.

Sur place : "toutes les meilleurs athlètes de la discipline". "C'est son premier championnat à Nadège, donc on y va surtout pour apprendre avec beaucoup d'humilité. Les filles là-bas sont déjà très fortes et installées au plus haut niveau" reconnaît-il.

Pour lui l'objectif c'est avant tout "que les autres concurrentes voient Nadège, voient qu'il y a une autre athlète qui est arrivée et que dans un ou deux ans ça posera peut-être quelques soucis".

Objectif suivant donc, le championnat de France en septembre. En raison de la crise sanitaire, il avait été annulé l'an dernier, ne permettant pas à Nadège Barrere d'y participer. Alors aujourd'hui, elle fait tout d'un coup. "Ça permet de faire rayonner La Réunion dans des sports méconnus mais qui sont très beaux… à l'échelle européenne pour l'instant, pourquoi pas mondiale pour la suite" espère Damien Stymans.

Notre reportage :



rb/mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

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