Au collège Jean Lafosse :

Saint-Louis : une élève de 13 ans victime de harcèlement scolaire depuis un an


Publié / Actualisé
Cela fait plus d'un an que Julie*, collégienne de 13 ans à Jean Lafosse (Saint-Louis) est harcelée par d'autres élèves de son établissement. Insultes, coups de pied, vols de matériel... sa mère décrit un quotidien devenu invivable pour sa fille, qui a fini par être hospitalisée en service de pédo-psychiatrie. La mère a porté plainte. La direction du collège de son côté dit prendre le problème très au sérieux, mais attend les résultats de l'enquête des gendarmes pour décider de sanctions envers les collégiens visés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
Cela fait plus d'un an que Julie*, collégienne de 13 ans à Jean Lafosse (Saint-Louis) est harcelée par d'autres élèves de son établissement. Insultes, coups de pied, vols de matériel... sa mère décrit un quotidien devenu invivable pour sa fille, qui a fini par être hospitalisée en service de pédo-psychiatrie. La mère a porté plainte. La direction du collège de son côté dit prendre le problème très au sérieux, mais attend les résultats de l'enquête des gendarmes pour décider de sanctions envers les collégiens visés. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Les dernières semaines ont été difficiles pour Kelly, maman d'une collégienne de 13 ans à Jean Lafosse. Ces derniers temps, Julie* refusait de s'alimenter, traumatisée par le harcèlement qu'elle dit subir au quotidien depuis plus d'un an. Après une semaine passée à l'hôpital, la jeune fille va mieux mais elle continue à prendre un traitement, et refuse toujours d'aller à l'école.

En cause : un harcèlement régulier commis par sept autres élèves. "Cela dure depuis la 5ème (aujourd'hui Julie est en 4ème, ndlr). Ce sont des insultes, des moqueries sur son physique, des provocations à la récréation, des coups de pied aussi. On lui a volé ses stylos et sa calculatrice" raconte Kelly.

Si la maman de Julie soupçonne un harcèlement de bande, l'établissement affirme qu'il s'agit d'événements isolés. "Il s'agit bien de sept jeunes, mais pour des histoires séparées" nous dit Gervais Fontaine, principal du collège. Kelly de son côté estime que la direction de l'établissement ne se donne pas suffisamment les moyens de mettre fin à ce harcèlement. "On m'a dit que ce sont des enfantillages, mais moi je vois ma fille rentrer du collège en pleurs. C'est grave pourtant le harcèlement scolaire."

Elle a décidé de porter plainte contre les élèves. Le collège dit donc attendre les conclusions des gendarmes avant de décider de sanctions à leur encontre. "Techniquement il n'y a pas de preuves formelles du harcèlement. Nous avons tout de même convoqué les jeunes en question et leur avons demandé d'écrire une lettre d'excuses à cette élève" indique Gervais Fontaine. Une mesure bien insuffisante pour la maman.

- Un collège visé par d'autres histoires de harcèlement -

Ce n'est pas la première fois qu'une affaire de harcèlement est rapportée dans cet établissement. Parallèlement, un jeune garçon s'est fait couper les cheveux par un autre élève. "Il a été convoqué en commission éducative" assure le principal. On sait également que parmi les sept jeunes incriminés par Julie, l'un d'eux a été exclu le temps d'une journée, "pour autre chose". La direction de l'établissement refuse d'en donner les raisons.

En début d'année, un élève a également été exclu définitivement à la suite d'un conseil de discipline. A nouveau, le principal refuse d'en détailler les raisons. De nombreuses affaires, donc, qui ne sont pas spécifiques à l'établissement, assure Gervais Fontaine. "Ces faits, on ne les nie pas bien sûr. Mais les bêtises sont fréquentes" indique le principal. Il assure par ailleurs que les sept collégiens visés par l'enquête ne posent habituellement "pas de problème particulier".

En attendant que l'enquête arrive à son terme, l'établissement a demandé aux gendarmes, à la psychologue et à l'infirmière du collège de passer dans les classes pour sensibiliser les élèves au problème du harcèlement scolaire. Après avoir échangé à nouveau avec la maman, la direction envisage un changement de classe pour Julie. "On lui apporte notre soutien et on prépare son retour, après les vacances", assure le principal.

*Les prénoms ont été modifiés

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

6 Commentaire(s)

Lili, Posté
Moi même il y a 5 ans déjà j'étais dans le même collège ...jai eu presque la même histoire que dit cette fille et franchement c'est pas cool quoi ...quand je poser mon pied au collège j'avais toujours cette peur que quelque choses m'arriver par surprise ...
Dauphine, Posté
La se sont des faits grave et une situation d'urgence bpour votre enfant au point que sa est empiété sur sa santé et c'est des violence physique. Cependant les collèges, les établissements et professeurs minimise ou generalise et banalise ces comportements intolérable et font des articles sur les médias disant que la violence à l'école et les harcèlements sont pris au sérieux ces faux. Madame faite tout pour que votre fille ne se sente plus victime mais victorieuse de ces barbaries car le racket les coups les insultes sont punissable par la loi et tous les acteurs au sein de l'établissement se doit de veiller à que chacun respect de autrui et le règlement intérieur.
Jeanbon, Posté
Etrange cette nouvelle mode de harcèlements, jamais vu ou entendu pareilles aventures à mon époque.Bon, mais il est vrai, qu'il n'y avait pas internet, ni tous ces réseaux sociaux !
Mayaqui , depuis son mobile , Posté
Il n'y a pas plus sourd que celui qui ne veut pas entendre ! Il attend quoi le directeur depuis un an ' Un drame '''
Candide, Posté
Certains collégiens, mal éduqués par leur (s ') parent (s ') se comportent comme des animaux. Il est plus que temps de rétablir une véritable autorité à l'école en commençant pas condamner lourdement tout parent d'élève coupable de violence au sein d'un établissement scolaire.
ZIP, Posté
Le proviseur de cet établissement ne veut tout simplement pas voir ce qui se passe dans le collège qu'il dirige. Il semble minimisé et isolé les problèmes rencontrer dans son établissement.