Grève des transports scolaires :

Territoire de la côte ouest : les élèves pourront prendre gratuitement les lignes de Kar'ouest à partir de jeudi


Publié / Actualisé
Le président du TCO Emmanuel Séraphin a fait le point sur la grève en cours du côté des transports scolaires. 135 conducteurs étaient encore en grève ce mardi 17 août 2021 au matin, 137 la veille. Le TCO annonce que pour ne pas pénaliser les élèves, ceux-ci pourront prendre gratuitement les lignes de Kar'ouest à compter de jeudi. La grève, provoquée par la nouvelle attribution des marchés du transport scolaire sur le territoire ouest, pourrait être amenée à durer. (Photo www.ipreunion.com)
Le président du TCO Emmanuel Séraphin a fait le point sur la grève en cours du côté des transports scolaires. 135 conducteurs étaient encore en grève ce mardi 17 août 2021 au matin, 137 la veille. Le TCO annonce que pour ne pas pénaliser les élèves, ceux-ci pourront prendre gratuitement les lignes de Kar'ouest à compter de jeudi. La grève, provoquée par la nouvelle attribution des marchés du transport scolaire sur le territoire ouest, pourrait être amenée à durer. (Photo www.ipreunion.com)

Le Territoire de la côte ouest (TCO) annonce vouloir s'organiser face aux "conditions très dégradées" du transport scolaire dûe à la grève actuelle sur le territoire. En plus du numéro déjà mis en place pour répondre aux appels des familles et pour lequel les effectifs ont été doublés, passant à une dizaine de personnes, la gratuité des Kar'ouest proposée aux élèves. Ainsi ils pourront emprunter l'une des lignes du réseau à compter de ce jeudi 20 août sur simple présentation de leur carte de transport scolaire. Le TCO rappelle également qu'une page web spécifique a été mise en ligne, "elle est mise à jour régulièrement", assure Emmanuel Séraphin, président de la collectivité.

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"Nous avons souhaité mettre ces moyens supplémentaires à disposition des familles dans les meilleurs délais pour répondre à cette situation difficile. Je pense à celles des hauts notamment, les plus pénalisées. La gratuité des Kar'ouest pour les élèves a été décidée en concertation avec les maires de l'intercommunalité. Le réseau sera aussi renforcé aux heures de pointe, pour éviter une saturation des cars : "on va doubler, on va mettre deux bus l'un derrière l'autre" précise Emmanuel Séraphin.

- L'attribution du marché du transport scolaire pose problème -

A l'origine de cette grève, l'attribution du marché du transport scolaire, dont le renouvellement a été repoussé d'un an en raison des élections, en ajoutant un avenant d'un an au précédent marché.

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"Pour rappel en date du 1er juillet, le TCO a attribué 17 lots dans le cadre des marchés publics. Après la notification de rejet, un candidat a demandé l'annulation de la procédure par un référé pré contractuel auprès du tribunal administratif" explique le président du TCO.

Vendredi 13 août, le tribunal administratif a rejeté le référé en question, reconnaissant la validité du marché. "Nous avons donc une grève des conducteurs des prestataires de l'ancien marché. Et j'y suis sensible : j'ai rencontré l'intersyndicale à trois reprises, à aucun moment le dialogue n'a été rompu" martèle le président du TCO qui souhaite tordre le cou à ce qu'il appelle "des fake news".

"On entend : 'le TCO a oublié la clause de reprise du personnel. Certains disent qu'elle est obligatoire, selon la convention collective du 11 avril 1986. Mais il n'en est rien. Ce n'est donc pas un oubli, ni un choix" assume-t-il. Autre élément technique : "l'activité transport scolaire ne représente qu'une partie du chiffre d'affaires d'une entreprise, entre 26 à 73%. Puisque les conducteurs assurent d'autres prestations, une reprise de l'ensemble du personnel est complexe".

D'autres contre-vérités sont venues à l'oreille de l'interco. "On entend : 'le TCO se moque de la qualité'. Mais dans le cahier des charges, les exigences sont les mêmes, que ce soit en termes de prestation publique ou de sécurité. On entend : 'le TCO ferait des économies pour le dos des conducteurs, pour financer le transport gratuit'.  La gratuité est un engagement de pré élection, indépendamment du coût des marchés du transport scolaire" affirme Emmanuel Séraphin. "Le TCO n'a fait que prendre acte des offres des entreprises, ce sont les entreprises qui déterminent les offres".

Avec la nouvelle attribution de marché, la collectivité réalise malgré tout une économie d'1,8 million d'euros par an. Pour autant le président du TCO assure "qu'aucune offre n'a été classée en 'prix anormalement bas'".

- Difficile dénouement -

La grève pourrait durer un certain temps. Pour Emmanuel Séraphin tout dépend des discussions entre syndicats et patronat. "On a lancé un marché négocié qui court jusqu'au 15 octobre. On a prévu tous les cas de figure. Les titulaires actuels ont fait des propositions de prix qu'on a validés, pour faire fonctionner un peu moins de la moitié des services du TCO." Mais rien ne dit que les conducteurs grévistes vont rejoindre le prestataire actuel d'ici le 15 octobre.

L'interco de l'ouest a demandé à la préfecture d'intervenir, pour prendre le relais sur la médiation. "Une part des travailleurs va rester dans le groupement actuel, une part a déjà pris contact avec les nouveaux prestataires ce qui veut peut-être dire que les conditions ne sont pas si mauvaises, et il reste une part où la négociation peut permettre une reprise dans les bonnes conditions" résume le président du TCO.

Bien que le TCO déplore la grève actuelle, Emmanuel Séraphin l'assure : "à aucun moment je n'ai demandé d'arrêter la grève. De quel droit je pourrais demander de le faire ?" Une nouvelle réunion a été organisée d'ailleurs ce lundi pour faire un point sur les revendications. "Les patrons sont un peu démunis parce que cela ne les concerne pas directement" estime Emmanuel Séraphin, les grévistes pointant du doigt l'attribution des marchés.

Les nouveaux prestataires, eux, ont bien été notifiés dès ce lundi et le TCO ne compte pas rompre le marché, bien qu'on lui ait demandé de part et d'autre et de casser l'appel d'offres. "Le tribunal l'a validé" rappelle Emmanuel Séraphin.

Seul espoir désormais : que les partenaires sociaux trouvent un accord. "Nous en tant que collectivité, on les accompagne mais uniquement sur le moyen ou le long terme. C'est aux organisations syndicales et patronales de se mettre autour de la table. Moi je suis favorable à ce qu'il y ait une convention collective qui fixe les droits de chacun. Mais ce n'est pas le TCO qui écrit les conventions collectives."

mm/www.ipreunion.com / [email protected]

   

1 Commentaire(s)

Zarab, Posté
Amateurisme tout comme la semto !tcco semto même incapacité !