Tout le BTP manifeste pour sauver la filière - 3.000 personnes ont fait cortège rue de Paris :

[LIVE] "Un maximum d'entreprises risque le dépôt de bilan d'ici la fin de l'année" selon Bernard Siriex (FRBTP)


Publié / Actualisé
Ce mardi 5 septembre, les organisations représentatives du personnel et les organisations professionnelles patronales de la filière, réunies au sein de l'Interpro BTP, descendent dans la rue. Ils dénoncent une filière en crise depuis 2008. La seule manifestation unitaire de ce secteur d'activités remonte à 2010. Aujourd'hui, les acteurs du BTP évoquent une situation plus difficile qu'il y a 7 ans et parleraient même d'une des plus graves crises du secteur. Le défilé est parti du Jardin de l'État, fort d'un cortège de 3.000 personnes, vers la préfecture par la rue de Paris et la rue de la Victoire. Avant le départ, la délégation des représentants du BTP a été reçue au Conseil départemental, puis par le président et les élus du Conseil régional. Ces derniers ont proposé un plan de réhabilitation logement pour relancer l'activité du BTP. La manifestation s'est terminée par une rencontre à la préfecture.
Ce mardi 5 septembre, les organisations représentatives du personnel et les organisations professionnelles patronales de la filière, réunies au sein de l'Interpro BTP, descendent dans la rue. Ils dénoncent une filière en crise depuis 2008. La seule manifestation unitaire de ce secteur d'activités remonte à 2010. Aujourd'hui, les acteurs du BTP évoquent une situation plus difficile qu'il y a 7 ans et parleraient même d'une des plus graves crises du secteur. Le défilé est parti du Jardin de l'État, fort d'un cortège de 3.000 personnes, vers la préfecture par la rue de Paris et la rue de la Victoire. Avant le départ, la délégation des représentants du BTP a été reçue au Conseil départemental, puis par le président et les élus du Conseil régional. Ces derniers ont proposé un plan de réhabilitation logement pour relancer l'activité du BTP. La manifestation s'est terminée par une rencontre à la préfecture.

 

- Ce live est à présent terminé, merci d'avoir suivi cette actualité avec Imaz Press Réunion -

• 13h14 - La préfecture a proposé une table ronde avec l'ensemble des acteurs de la filière BTP. Le rassemblement se disperse

• 13h00 - De son côté, le député Thierry Robert se dit lui aussi "prêt à recevoir l'ensemble des acteurs concernés dès cette semaine". "Je serai vigilant lors de l’élaboration des prochaines lois de finances, à ce qu'il se passe au niveau national tout comme je continuerai à être attentif à l'utilisation ici, à La Réunion, des fonds destinés normalement au développement économique" écrit-il dans une tribune consacrée à la crise du BTP local.

• 12h49 - La députée Ericka Bareigts rencontrera l'ensemble des représentants du BTP cet après-midi. La Fédération Réunionnaise du Bâtiment et des Travaux Publics (FRBTP), la Confédération de l’Artisanat et Des Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), l’Union Professionnelle Artisanale (UPA) et la Confédération Générale du Travail (CGTR) de La Réunion seront reçues à la permanence de la députée.

• 12h42 - La réunion en préfecture est presque terminée. "Nous avons lancé un ultimatum pour le début de l'année 2018. Nous n'allons pas rester inactifs" a déclaré Bernard Siriex (FBTP), commentant les différentes rencontres que l'Interpro a eu avec les collectivités départementale et régionale, ainsi qu'avec la préfecture.

 

 

• 12h35 - La rencontre arrive à sa fin. La délégation devrait bientôt quitter les bureaux de la préfecture.

• 12h24 - La rencontre en préfecture se poursuit. Les manifestants retants sont postés dans le square Labourdonnais. Beaucoup d'entre-eux ont quitté les lieux. C'est en musique que se fait l'attente.

• 11h43 - La délégation est reçue en préfecture. Une motion doit y être déposée.

• 11h38 - Une délégation, composée d'un représentant de chaque organisation syndicale va être reçue par le directeur de cabinet du préfet, Sébastien Audebert et le secrétaire général aux affaires régionales, Loïc Armand, Amaury de Saint-Quentin étant actuellement absent. 

 

 

• 11h32 - Le cortège est actuellement dans les Jardins de la préfecture.

• 11h24 - La Région a fait plusieurs propositions aux acteurs du BTP. A l'issue de la rencontre, les organisation ressortent visiblement satisfaites.

"Le président (de Région Didier Robert) nous a fait deux propositions sérieuses" lance Bernard Siriex (FRBTP) au coeur du cortège :

- La première : "la mise en place du plan de réhabilitation des logements, soit 800 000 millions d'euros étalés sur 10 ans. Il est prêt à démarrer tout de suite. Il faut que l'on rencontre les services de l'Etat et les bailleurs. Cela peut être lancé dès 2018" assure le président de la FRBTP.

- La seconde proposition est celle de "travailler ensemble, organisations patronales et salariales, avec la région pour défendre des dossiers communs alors des assises de l'Outre-Mer".

 

 

• 11h13 - Le cortège arrive maintenant au niveau du Monument aux Morts, rue de Paris.

• 11h07 - L'entretien avec la Région est terminé. Le cortège se remet doucement en marche rue de Paris en direction de la préfecture.

• 11h00 - Alors que l'entretien dure depuis plus d'une heure, le transfert des manifestants depuis la villa du Conseil régional vers la préfecture se poursuit.

• 10h56 - La réunion entre la délégation syndicale et patronale et les élus de la Région se poursuit maintenant depuis plus d'une heure. Un timing logique, puisque le Conseil régional est le plus gros donneur d'ordres en terme de commandes publique, notamment par le biais de la construction de la Nouvelle route du littoral (NRL). Ce chantier pharaonique masque d'ailleurs le déficit de commande publique, dénoncé par les manifestants ce matin.

• 10h28 - La patience est maintenant de mise. Tout est bon pour tenter de gagner un peu de confort lors de ce mouvement. Certains sont donc postés à l'ombre, d'autres ont décidé de s'assoir à terre. Certains retardataires remontent, deux heures après le début du défilé,  le lieu de manifestation. D'autres souhaitent profiter de l'air marin et descendent directement sur le Barachois, en attendant la fin de la rencontre avec la réunion.

•  10h19 - Si le camion sono reste campé devant le lieu de réunion, la plupart des manifestants s'étalent sur le trottoir caché du soleil. Ces derniers se sont mis à l'ombre pour patienter. La file s'étale au-delà du musée Léon Dierx, rue de Paris. Les voies adjacentes à cet axe sont toujours fermées à la circulation.
 

• 10h09 - Les manifestants sont maintenant rassemblés de manière uniforme. Ils sont au nombre de 3.000 à former cortège rue de Paris, en centre-ville du chef-lieu.

• 10h00 - Le cortège de manifestants est posté devant la Villa de la Région. L'ambiance est au maloya.

• 09h59 - Attendu depuis plusieurs minutes, le président de Région Didier Robert a fait son entrée dans la Villa. Un annonceur s'avance sur le pas de la porte et crie "S'IL VOUS PLAIT, LE PRESIDENT EST ARRIVE".  Les syndicalistes se dirigent vers la salle...

09h50 - Dominique Fournel est arrivé sur place. Ce dernier a visiblement perdu du poids depuis sa dernière grande apparition publique...

 

 

• 09h45 - Le cortège, coloré, marque l'arrêt à ce niveau de la rue de Paris. Les manifestants sont en tenue de travail, vêtus de leur casque et chasuble, aux couleurs de leur entreprise ou de leur organisation syndicale.

• 09h40 - Une délégation va être reçue à la Villa du Conseil régional, rue de Paris dans quelques minutes, par Didier Robert, président de Région, Dominique Fournel, vice-président régional chargé des grands chantiers ainsi que par Fabienne Couapel-Sauret, conseillère régionale.

• 09h30 - Toutes les rues adjacentes à la rue de Paris sont actuellement fermées à la circulation.

• 09h25 - Le cortège est arrêté au milieu de la rue de Paris. Jackie Balmine, secrétaire général de la CGTR-BTP, prend la parole.

• 09h24 - A la question d'un internaute, Bernard Siriex répond que "les entreprises sont très très peu subventionnées (...) La LODEOM, qui prévoit des exonérations de charges, a été supprimée... C'est un drame", souffle le président.

• 09h20 - "La commande publique c'est 85% de nos carnets de commandes" assure Bernard Siriex, président de la FRBTP (syndicat patronal). "Nous avions des avantages fiscaux à La Réunion par rapport à la métropole qui nous rapportaient 1 millard de chiffre d'affaire. Aujourd'hui c'est fini" déplore-t-il.

• 09h16 - Huguette Bello fait partie du cortège et défile aux côtés des manifestants. "Nos responsables de collectivités se foutent pas mal du logement" lâche la députée, faisant référence au manque d'habitations sociales à La Réunion, qui représente également des emplois dans le BTP. "Un logement égale trois emplois", soulignent les manifestants.

• 09h14 - Le cortège va prendre le départ dans quelques secondes

• 09h12 - De manière inédite, les organisations patronales et salariales sont côte à côte fasse à cette crise.

• 09h05 - La délégation a quitté le Conseil départemental. Le défilé va prendre le départ. Suivez notre Facebook Live

• 09h00 - La délégation a quitté le Conseil départemental. Le défilé va prendre le départ.

 

 

• 08h55 - Une délégation est actuellement reçue au Conseil départemental. Les manifestants sont environ 2.000 à patienter dans le Jardin de l'Etat.

• 08h30 - Les manifestants, sous les bannières de leur organisation syndicale, sont postés au niveau de l'entrée du Jardin de l'Etat donnant sur le Palais de la Source. Les préparatifs du défilé se poursuivent.

• 07h45 - Plusieurs centaines de manifestants sont réunis devant le Jardin de l'Etat à Saint-Denis. Un défilé doit y prendre le départ en direction de la préfecture, en passant par les rues de Paris et de la Victoire. Selon les informations de radio Free Dom, une seconde délégation s'est postée du côté de l'ancienne gare du chef-lieu.

- Pour rappel -


Les professionnels des différents corps de métier du BTP ont lors de la conférence de presse du mardi 29 août insisté sur la crise que traverse la filière notamment en terme de chiffres d'activité. 25 000 salariés et 4 000 entreprises en 2008 contre 17 000 salariés et 2 000 structures neuf ans plus tard. Bernard Siriex, président de la FRBTP (syndicat patronal), avait déclaré le 29 août dernier : "Le chiffre d'affaires a été divisé par 2. Nous sommes à 1 milliard 2. Si j'enlève le marché de la route du littoral, nous sommes à moins d'1 milliard. La faute à quoi  ? Au manque d'activité".

Autre raison de manifester, le nombre de logements sociaux construits qui ne s'élève qu'à 800 alors que les professionnels en espéraient plus de 2000. Bernard Siriex souhaite l'application d'un dispositif afin de faciliter la construction des logements sociaux. La motion qui sera déposée le 5 septembre demandera son effectivité à la Région Réunion. "Certains patrons passent le balai dans leur entreprise car il n'y a plus d'activité", avait-t-il lâché.

La première manifestation de l'intersyndicale, composée de vingt organisations patronales et de cinq syndicats de salariés (la CFTC, FO, la CFDT, la CGTR et la CFE-CGC) descendra dans la rue, à Saint-Denis, ce matin du 5 septembre afin d'alerter l'État sur la situation de crise du secteur. Les chefs d'entreprise et les salariés déposeront une motion à la préfecture et aux conseils départemental et régional. La dernière grève dans le BTP avait eu lieu en avril 2016. En 2010 déjà, les professionnels s'étaient réunis en interprofession. Ils se mobilisaient munis de banderoles : "BTP à terre" ou "Arrêtez le massacre".

www.ipreunion.com (mis en ligne mardi 5 septembre à 2017 à 03h01 - actualisé en direct)

 

   

2 Commentaire(s)

Run, Posté
Ils me font marrer ces mecs du bâtiment. Ils font grève tous les ans et nous font perdre un paquer d'argent en bloquant les routes pour avoir de meilleurs salaires. Si l'on augmente les salaires c'est que tout va bien non !
Et nous les petites entreprises qui travaillons avec le commerce qui va nous aider l'Etat ? Parce que si je comprends bien un secteur peut être complètement dépendant de l'Etat et être viable ? Quand vous avez bloqué les routes vous nous avez menacé alors franchement maintenant ne nous appelez pas à l'aide et continuez a bloquer les routes pour être de plus en plus payés .
Oups, Posté
la commande publique donc les impôts
les contrats aidés donc les impôts
2 solutions on augmente les impôts ou mieux une part de la population plus importante paye l'impôt !!