Il avait été placé en liberté surveillée il y a un an :

Casanova Agamemnon libéré de son bracelet électronique


Publié / Actualisé
L'un des plus vieux prisonniers de France, Casanova Agamemnon, va pouvoir retirer son bracelet électronique ce mercredi 1er juillet 2020. Placé sous liberté surveillée il y a un an pile, le Réunionnais est dorénavant libre de ses mouvements après avoir passé 49 ans derrières les barreaux. Il reste placé sous contrôle judiciaire. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)
L'un des plus vieux prisonniers de France, Casanova Agamemnon, va pouvoir retirer son bracelet électronique ce mercredi 1er juillet 2020. Placé sous liberté surveillée il y a un an pile, le Réunionnais est dorénavant libre de ses mouvements après avoir passé 49 ans derrières les barreaux. Il reste placé sous contrôle judiciaire. (Photo d'illustration rb/www.ipreunion.com)

Casanova Agamemnon aura du faire face à un long marathon judiciaire pour en arriver ici, ce dernier ayant demandé à 17 reprises la liberté conditionnelle.   C’est finalement à la 18ème demande qu’il a obtenu gain de cause, suite à une décision de la Cour d’Appel de Saint-Denis du 31 janvier 2019 confirmant sa libération conditionnelle à l’issue d’une procédure échelonnée.

Libéré il y un an avec bracelet électronique, le Bénédictin entame désormais une période de liberté conditionnelle avec un suivi régulier pendant 10 ans. En 2030, à 80 ans, Casanova Agamemnon n’aura plus de compte à rendre à la Justice," avait déclaré son avocate Maître Marie Briot en 2019.

- Près d'un demi-siècle derrière les barreaux -

Le Réunionnais avait été emprisonné après avoir tué son employeur lorsqu'il avait 19 ans en 1969. Un an plus tard, les assises de La Réunion le condamnent à la réclusion criminelle à perpétuité. Le condamné est envoyé purger sa perpétuité en métropole. En 1985, il bénéficie d'une liberté conditionnelle et peut retourner à La Réunion. Début 1986, Casanova Agamemnon abat son frère et prend la fuite. Il est arrêté en mai, un peu plus de neuf mois après sa mise en liberté conditionnelle.

Après une cavale spectaculaire qui a déchaîné les passions dans l'île, il est condamné à 10 ans de réclusion. Sa peine de réclusion criminelle à perpétuité est réactivée et il est renvoyé dans une prison de métropole. Ce n'est qu'en 2014 que Christiane Taubira, alors garde des Sceaux, lui accorde son transfert à La Réunion.

Lire aussi : "A 80 ans, Casanova Agamemnon n'aura plus de compte à rendre à la justice"

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