[LIVE] Meurtre de Samuel Paty :

Radicalisation : "la menace est présente à La Réunion, comme partout en métropole" affirme le préfet


Publié / Actualisé
Ce vendredi 16 octobre 2020 aux alentours de 17 heures (heure métropole), Samuel Paty, professeur de collège où il enseignait l'histoire-géographie dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine, a été tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Son assaillant, un Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou, Abdoullakh Anzorov, a ensuite été tué de neuf balles par la police. Dans ce contexte, la préfecture de La Réunion souhaite faire le point sur sur la lutte contre la radicalisation et le séparatisme. Suivez-nous, nous sommes en direct.
Ce vendredi 16 octobre 2020 aux alentours de 17 heures (heure métropole), Samuel Paty, professeur de collège où il enseignait l'histoire-géographie dans un quartier calme de Conflans-Sainte-Honorine, a été tué pour avoir montré des caricatures de Mahomet à ses élèves. Son assaillant, un Russe tchétchène de 18 ans né à Moscou, Abdoullakh Anzorov, a ensuite été tué de neuf balles par la police. Dans ce contexte, la préfecture de La Réunion souhaite faire le point sur sur la lutte contre la radicalisation et le séparatisme. Suivez-nous, nous sommes en direct.

Notre journaliste est en direct, regardez :

  • IPR

    Aucun lieu n'a été identifié comme permettant des rencontres entre personnes radicalisées

  • IPR

    "Le nombre de personnes suivies pour radicalisation est plus faible que la moyenne nationale" souligne le préfet

    Il rappelle par ailleurs les quelques cas de radicalisation survenus dans l'île ces derniers mois, notamment l'alerte à la bombe artisanale qui a eu lieu en septembre dernier.

  • IPR

    "Le GED annalyse le comportement d'individus identifiés" détaille le procureur

    "Depuis quelques années, il y a eu des faits d'apologie du terrorisme, qui sont traités localment. Le GED a mission d'identifier ce genre de comportement" souligne-t-il.

    "C'est un travail de fond qui est mené depuis 2015" précise par ailleurs le préfet.

  • IPR

    "La menace est présente à La Réunion, comme partout en France" affirme le préfet

    "L'Etat n'a jamais baissé sa vigilance" continue-t-il. Trois instances luttent contre la radicalisation :

    • le groupe d’évaluation départemental (GED)

    • la cellule de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (CPRAF) 

    • la cellule de lutte contre l'islamisme et le repli communautaire (CLIR)

  • IPR

    Une convention sera signée entre les autorités et le rectorat pour mieux protéger les personnels

    Cette convention est en rédaction depuis plusieurs mois déjà.

  • IPR

    "La justice sera présente, il faut protéger le personnel éducatif" affirme Eric Tuffery, procureur de Saint-Denis

    "Cette convention vise à renforcer les moyens de signalements de plaintes" continue-t-il

  • IPR

    "Nous sommes tous mobilisés pour que ces actes ne soient pas tolérés et que l'ensemble du personnel se sentent soutenus" affirme la rectrice

  • IPR

    Bonjour, nous suivons en direct la conférence de presse des autorités concernant la lutte contre la radicalisation

A propos

Jacques Billant, préfet  de La Réunion en présence de Mme Chantal Manés-Bonnisseau, rectrice de la région académique de la Réunion, Caroline Calbo, procureure de la République près du tribunal judiciaire de Saint Pierre et Eric Tufféry, Procureur de la République près le tribunal judiciaire de Saint-Denis s’exprimeront sur les mesures prises à La Réunion ce mercredi 21 octobre. Ils reviendront sur le fonctionnement, les missions et les objectifs :

• du groupe d’évaluation départemental (GED),
• de la cellule de prévention de la radicalisation et d’accompagnement des familles (CPRAF)
• de la cellule de lutte contre l'islamisme et le repli communautaire (CLIR) seront évoqués.

Cette conférence de presse intervient au lendemain des rassemblements d'hommage organisés à La Réunion et un peu partout en France. Un nouvel hommage est prévu ce mercredi matin à Paris, en présence d'Emmanuel Macron.

- Les enquêteurs tentent de remonter le déroulé des faits -

Quatre jours après les faits, ce mardi, les enquêteurs se concentraient sur les circonstances de la mort du professeur d'histoire-géographie Samuel Paty, sauvagement assassiné à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), où une marche blanche est programmée mardi en fin d'après-midi.

Une quinzaine de personnes étaient en garde à vue lundi, dont quatre collégiens, les enquêteurs tentant de comprendre leur implication alors que l'enseignant a été "désigné" à l'assaillant par "un ou plusieurs collégiens, a priori contre rémunération", selon une source proche du dossier.

L'entourage familial d'Abdoullakh Anzorov était également toujours interrogé par les policiers, ainsi que le père de l'élève qui a appelé à la mobilisation contre Samuel Paty et l'homme qui l'avait accompagné, le militant islamiste Abdelhakim Sefrioui.

Mardi matin, les patrons France des grandes réseaux sociaux et plateformes (Facebook Twitter, Google, Tiktok et Snapchat) sont convoqués par la ministre déléguée à la Citoyeneté, Marlène Schiappa, pour trouver des moyens de mieux contrer le "cyber-islamisme".

Le ministre de l'Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a par ailleurs annoncé ce mardi matin sur BFMTV-RMC que Samuel Paty recevra la Légion d'honneur à titre posthume. Il sera également fait Commandeur des Palmes académiques.

- Des individus et des associations dans le viseur du gouvernement -

Ce lundi, dès la matinée, des opérations de police ont été lancées contre "des dizaines d'individus" évoluant dans la mouvance islamiste et se poursuivront dans les prochains jours, a annoncé le ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin.

Ces opérations ont concerné des "dizaines d'individus" qui n'ont pas un "lien forcément avec l'enquête mais à qui nous avons manifestement envie de faire passer un message: (...) pas une minute de répit pour les ennemis de la République", a dit le ministre sur Europe 1. Selon une source proche du dossier, il s'agit de personnes connues des services de renseignement pour des prêches radicaux et des messages de haine sur les réseaux sociaux.

51 structures associatives "verront toute la semaine un certain nombre de visites des services de l'Etat et plusieurs d'entre elles (...) se verront dissoudre en Conseil des ministres", a annoncé le ministre, ciblant particulièrement le Collectif contre l'islamophobie en France (CCIF) et l'association humanitaire Baraka City.

Lundi soir, Gérald Darmanin avait aussi annoncé avoir demandé au préfet de Seine-Saint-Denis de fermer la mosquée de Pantin, qui avait notamment relayé sur sa page Facebook une des vidéos dénonçant le cours sur les caricatures de Samuel Paty. La fermeture de la mosquée sera effective mercredi soir, a-t-on appris mardi matin dans l'entourage du ministre.

www.ipreunion.com avec l'AFP
 

   

3 Commentaire(s)

Grondin, Posté
Bravo ! Plus de contrôles et de surveillance sur ces islamistes radicalisées. Il y en a à la reunion, cherchez bien
Mayaqui, depuis son mobile, Posté
France terre d'accueil, oui mais le laxisme et l'imprévoyance des gouvernements successifs fera que nous et nos enfants devrons fuir !
Il n est plus l'heure de tergiverser, il faut agir pour sauver nos vies ... mare de brÃ"ler des bougies pour nos morts .
Tananarive, Posté
Et rien que ça même monsieur le Prefet ! Veille et contrôle un peu les associations musulmanes vers maurice, Madagascar, Syrie, Arabie, Pakistan .... surtout, des fonds blanchis qui transitent par le biais d'associations... plus d'infos, disponible à tout moment