C'est la première attaque mortelle dans l'est depuis 1989 :

Rivière du Mât - Le jeune de 26 ans tué par un squale était un bodyboardeur aguerri


Publié / Actualisé
Alexandre Naussac, 26 ans, tué par un requin ce mardi 21 février à l'embouchure de la rivière du Mât (Saint)-André) était un bodyboardeur aguerri. Il a été attaqué alors qu'il était en pleine session de bodyboard en compagnie de plusieurs amis. C'est la première fois depuis 1989 qu'une attaque mortelle de squale se produit sur la côte est de l'île réputée pour sa dangerosité. Le drame a déclenché la colère de Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André. " il faut déclarer la guerre aux requins. Un point c'est tout. Ça plaît aux scientifiques, tant mieux, ça leur plaît pas, qu'ils aillent vivre ailleurs" a-t-il déclaré
Alexandre Naussac, 26 ans, tué par un requin ce mardi 21 février à l'embouchure de la rivière du Mât (Saint)-André) était un bodyboardeur aguerri. Il a été attaqué alors qu'il était en pleine session de bodyboard en compagnie de plusieurs amis. C'est la première fois depuis 1989 qu'une attaque mortelle de squale se produit sur la côte est de l'île réputée pour sa dangerosité. Le drame a déclenché la colère de Jean-Paul Virapoullé, maire de Saint-André. " il faut déclarer la guerre aux requins. Un point c'est tout. Ça plaît aux scientifiques, tant mieux, ça leur plaît pas, qu'ils aillent vivre ailleurs" a-t-il déclaré

En 1989, c'est à Sainte-Suzanne qu'un surfeur décéde d'une attaque de requin. Bruno Giraud est happé par un squale alors qu'il pratique sa passion. Le drame se passe au lendemain d'une compétition de surf.

28 ans plus tard, c'est près de l'embouchure de la Rivière du Mât, à Saint-André, qu'Alexandre Naussac a perdu la vie. Il était en pleine session de bodyboard avec des amis lorsqu'un squale l'a happé et mordu mortellement à l'artère fémorale. Affolés, ses compagnons sont sortis de l'eau et ont alerté les secours. Lorsqu'il est hissé sur le rivage par les pompiers, il est déjà décédé après s'être littéralement vidé de son sang dans l'eau. Le squale lui avait arraché une jambe et gravement mordu à l'abdomen.

 

 

Suite à ce drame, les enquêteurs ont recueilli les témoignages de quatre personnes présentes lors de l'attaque. Encore sous le choc du traumatisme, elles avaient du mal à verbaliser ce qui s'était passé, rapporte une source proche de l'enquête. Selon des pêcheurs et des riverains, le bodyboardeur aguerri avait repéré ce spot avec des amis depuis le week-end dernier. Ils auraient alors décidé de venir pratiquer leur passion en s'équipant de jumelles et d'un drone pour surveiller l'eau. Cela n'a pas été suffisant.

 

 

Au micro de RTL Réunion ce mercredi matin, le sous-préfet de Saint-Paul s'exprime après cette attaque. Il indique notamment que dans le cadre de la procédure post-attaque, un requin bouledogue de deux mètres a été pêché dans la soirée de ce mardi sur le secteur de l'attaque, mais " il ne serait pas un squale incriminé, on parle plutôt d’un requin de 3m à 3,5m" précise-t-il, après avoir eu une pensée pour les proches et la famille de la victime.

Très remonté, le maire de Saint-André, Jean-Paul Virapoullé, interrogé par Réunion 1ere a mis en cause les scientifiques cherchant une solution à la crise squale. Il lancé : " il faut déclarer la guerre aux requins. Un point c'est tout. Ça plaît aux scientifiques, tant mieux, ça leur plaît pas, qu'ils aillent vivre ailleurs"

 

- Pas de risque zéro -

Le jeune tué mardi par était employée par la ligue de surf de La Réunion en tant que vigie requin dans le cadre de "Vigie requin renforcée". Il s'agit d'"un dispositif de surveillance permettant aux surfeurs licenciés de pratiquer leur sport dans des conditions optimales, même si le risque zéro n'existe pas", a précisé Eric Sparton, président de la ligue locale de surf.

 

 

"La dangerosité du site était signalée par des panneaux d'interdiction de baignade et d'activités nautiques, mais ils ont été sciés au cours du week-end, selon des riverains", a affirmé Marie-Lise Chane To, adjointe au maire de Saint-André.

"Ils venaient ici deouis quelques jours, je leur ai dit qu'il y avait des requins et qu'ils ne devraient pas se mettre à l'eau, il ne m'ont pas écouté" déplore un pêcheur habitué des lieux.

Tout de suite après le drame "a procédure post-attaque telle que prévue dans le dispositif réunionnais de gestion du risque requins est activée. Ce dispositif prévoit la réalisation d'opérations de pêche ciblées aux alentours immédiats du lieu de l'attaque", a précisé la préfecture.

- La 20ème attaque depuis 2011 -

C'est la 20e attaque de requin depuis 2011, le début de la crise. Huit de ces attaques ont été mortelles. Plus de la moitié concernent des surfeurs ou des bodyboardeurs. "Cet accident est intervenu alors que les activités nautiques et de baignade étaient interdites dans cette zone", a rappelé ce mardi la préfecture de La Réunion dans un communiqué.

Après une recrudescence d'attaques de requins, la préfecture avait pris un arrêté en juillet 2013, interdisant "dans la bande des 300 mètres du littoral (...), sauf dans le lagon et dans les espaces aménagés et les zones surveillées définies par arrêté municipal, les activités les plus exposées au risque requin", a-t-elle insisté.
Située à l'embouchure d'une rivière, la zone est connue pour être dangereuse, comme l'ensemble du littoral est de l'île.

La dernière attaque de requin remonte à août dernier. Un surfeur de 20 ans avait été attaqué au large de la plage de Boucan Canot (côte ouest de la Réunion), par un squale qui lui avait sectionné le bras droit et l'avait mordu sévèrement à la cheville droite. Il s'était baigné malgré l'interdiction décidée en raison de filets anti requins endommagés. Il avait pu être sauvé par un maître nageur sauveteur (MNS) qui s'était porté à son secours à bord d'un jet ski.

Cette nouvelle attaque intervient alors que les compétitions de surf, interrompues à cause des attaques de requins, avaient pu reprendre en février 2016 après cinq ans d'absence. Elles avaient été arrêtées après que le surfeur réunionnais Eric Dargent eut été happé par un requin qui lui avait arraché la jambe en 2011. Le surfeur, aujourd'hui âgé de 39 ans, a coinventé une prothèse, récemment commercialisée, avec laquelle il continue à vivre sa passion.

Cette "crise requin" a eu un fort impact sur l'activité surf dans l'île, d'où sont originaires de nombreux champions français.

mb/mp/www.ipreunion.com, mercredi 11 février 2017 à 3 heures, mis à jour à 11 heures 38

 

   

9 Commentaire(s)

Capucine55, Posté
il faut laisser les requins c'est au hommes de pas se baigner ils voient que c'est interdit
Gramoune , Posté
Bondié la donne à nous la tére pou lo zome la mére pou poisson lé ciel pou zoiso zot la fine voir in zanimo i viens tir à ou dans out kaze pour foute à ou déor à nous mêmes lo zome la pou détruit nout planète à nou même la pou manze moût .. à nous mêmes les pli denzéré prédatére lé maléré kan même pou lo victimes condoléance et couaze pou la famille mé i do nou réfléchis et nous demande à nou kosa nous vé et kosa nou lesse pou nout zenfen sirtou kosa la tére la i sa d'ovni kel fitire
Le malbar , Posté
D'abord félicitations à macatia envoyant nôtre très très très chère (€) responsable politicien gesticulé ds tous les sens on se dit qu'heureusement le ridicule ne tu pas je savait pas qu'il y avait une réserve marine ds l'est s'en prendre aux scientifiques c un peu bas tout ça pour justifié la suppression du budget pour la réserve marine bravo à vous les région-man vous aurez un peu plus pour vous partager( i fé pitié )
Guytou42, Posté
je pense que Msr Virapoulé à raison sur toute la ligne ! que la politique menée par des scientifique soit disant qui dit préserver ses requins alors va donc élevé chez vous en France dans vos plages et foutez nous la paix et celui qui n'ai pas comptant des mes propos qu'il va vivre à Marseille dans les banlieues la il y a vraiment des requins de toute sorte.
Macatia, Posté
Vira avec son camarade didix robertx tropicalix y veut détruire la réserve marine mais quand nora pi poisson les hommes seront des proies pour les requins. Déjà les requins de terre comme JPV s'enrichissent en détruisant la faune marine avec son bateau et la venus des requins de profondeur comme les bouledogues et les requins tigres au niveau de nos cotes est a mon sens la conséquence de pillage des poissons par ces bateaux.
Safe, Posté
Virapoulé devrait lire Moby Dick, c'est un livre accessible aux enfants, c'est de son niveau.
Joseph, Posté
Moi je propose l'idée de verser une prime de 100€ à chaque citoyen qui appellera les forces de l'ordre à chaque fois qu'il verra un de ses concitoyens risquer ainsi sa vie.

Vous verrez, le problème se résoudra tout seul!

Il ne peut pas y avoir un gendarme derrière chaque personne qui décide se mettre sa vie, la vie des sauveteurs, et l'économie d'une Île en péril.
Jose, Posté
Le body-board est encore plus risqué, car le corps du gars est carrément dans l'eau, contrairement au surf, ou il est sur sa planche, tout au moins quand il prend la vague.
Sincèrement, sans méchanceté aucune, et sans vouloir accabler ces jeunes, je n'arrive pas à admettre qu'ils se soient mis de leur plein gré dans ce piège.
Incompréhensible, aucune logique ne pourra expliquer ce décès.
Bayoune, Posté
"Ils venaient ici deouis quelques jours, je leur ai dit qu'il y avait des requins et qu'ils ne devraient pas se mettre à l'eau, il ne m'ont pas écouté" déplore un pêcheur habitué des lieux.

Alé pa binye bor la mer, alé pa binye la mer la di momon payanké, son pti la pa koute ali, in papa rokin la souke ali. Inn an mwin la pa koute bann pésèr dann lo kwin. Ils envahissent nos terres, nos emplois et, ils veulent aussi notre mer... Si Réniyoné la dégonflé, rokin patriote i vèye.