Risques d'éboulements et d'accidents :

Cormorans, cascade du Chaudron - Interdits, mais pourtant si fréquentés


Publié / Actualisé
Ils sont fermés depuis déjà des années : les sites du Bassin des Cormorans et de la cascade du Chaudron continuent pourtant à être régulièrement bien fréquentés. Et ce, malgré les multiples panneaux d'interdiction et les mesures en vigueur. Outre une amende, les contrevenants s'exposent à des risques d'éboulements et d'accidents.
Ils sont fermés depuis déjà des années : les sites du Bassin des Cormorans et de la cascade du Chaudron continuent pourtant à être régulièrement bien fréquentés. Et ce, malgré les multiples panneaux d'interdiction et les mesures en vigueur. Outre une amende, les contrevenants s'exposent à des risques d'éboulements et d'accidents.

1998 : la mairie de Saint-Denis décide de prendre un arrêté pour interdire l'accès menant au sentier de la cascade du Chaudron. Ce sont les risques de chute de pierres et de glissement de terrain qui motivent la décision municipale. Mais l'oasis bleuté continue d'attirer de nombreux randonneurs, comme le prouvent les multiples photos du site régulièrement postées sur les réseaux sociaux

 

 

"La première fois que j'y suis allée, j'étais tranquillement assise au bord de l'eau. Je me suis levée et une énorme pierre est tombée à l'endroit où j'étais assise une minute plus tôt !" relate une jeune fille sur Instagram. L'arrêté d'interdiction et les panneaux indicateurs ne sont donc pas qu'un écran de fumée, insiste Natacha Ronmai, directrice du service juridique à la mairie de Saint-Denis : "On est intervenus en janvier 2017 pour rajouter des mesures de sécurisation complémentaires". Peine perdue, les visiteurs enjambent les barres en ferraille pour y accéder.

Même topo pour le bassin des Cormorans, dont l'accès n'est pas sans risque. La ville de Saint-Paul avait d'ailleurs rappelé son interdiction lorsqu'en mars, plusieurs éboulements s'étaient produits après les fortes pluies. Une reconnaissance en hélicoptère avait permis d'observer l'instabilité de certaines zones, notamment au niveau du pont situé juste après le portillon. Les panneaux d'interdiction sont cependant régulièrement arrachés et remplacés par la municipalité.

Deux sites, des risques similaires : outre les dangers d'éboulements et d'accident, l'eau du Bassin des Cormorans et de la cascade du Chaudron est destinée à être captée. "Il y a un captage pour la ville, d'où l'intérêt supplémentaire de protéger le site. Au delà du danger, on a aussi un site d'eau portable, une zone de captage à protéger" souligne Natacha Ronmain de la mairie dionysienne. Du côté des Cormorans, ce droit d'eau est un obstacle à la sécurisation des bassins de Saint-Gilles. Ce dernier projet ne pourrait être effectué que si le bassin des Cormorans est extrait du périmètre de protection des espaces naturels.

Du côté de la surveillance potentielle de ces sites interdits, "mettre quelqun sur place en permanence, ce n'est pas possible" souligne la directrice du service juridique. À la Cascade du Chaudron, l'installation de caméras est envisagée par la municipalité. Pour le moment, ce sont des agents qui peuvent verbaliser les contrevenants qui s'exposent à une amende de 38 euros. Une sanction qui apparaît bien légère dans la balance, lorsque que pèsent de l'autre côté risques de noyades et de chutes mortelles.

mp/www.ipreunion.com

   

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